MON PROJET DE ROMAN

Je me lance dans l’écriture de mon roman !

C’est un nouveau projet qui me trotte dans la tête depuis des années. Je le mets enfin en pratique.

Depuis petite j’aime lire et je rêve d’écrire mon propre roman. Je me suis d’ailleurs souvent imaginé dans ma tête vivre de nombreuses aventures avant de m’endormir. Ces histoires ne demandent qu’à sortir de ma tête pour exister concrètement ailleurs, alors je le fais.

Je me souviens avoir écrit des histoires de petite fille qui perdait son chat quand j’avais 9 ou 10 ans. Parfois, mon père m’emmenait avec lui au travail le mercredi quand il n’y avait personne pour me garder. Je passais ma matinée à écrire sur un ordinateur, dans son bureau. Mes premières histoires sont nées comme ça. Plus tard, à 15 ans, j’ai participé au concours Claude Nougaro à Toulouse, dans la catégorie « Nouvelle ». Je n’ai pas gagné, mais je me souviens que le président du jury, au moment de son discours, avait fait une allusion à ma nouvelle et cela avait agréablement surpris tant mon père que moi.
Depuis, j’avais un peu mis cette envie de côté, ne me jugeant pas à la hauteur ou bien pensant que tout avait déjà été écrit et que par conséquent, quoi que je fasse, ce ne serait qu’une pâle copie d’une autre histoire. Je me suis mis également une grande pression, voulant être la nouvelle J.K Rowlling. Je pense aussi que j’avais besoin de prendre en maturité. Bref..autant de raison qui font que je ne me suis jamais lancée.
Mais aujourd’hui, j’ai compris que tout cela n’avait pas d’importance. J’ai envie d’écrire un roman depuis toujours ? Alors j’écris ! Peu importe ce que ce roman deviendra. Je l’aurais fait et écrit car j’en avais envie. Point.

C’est un rêve de petite fille qui se concrétise. J’ai toujours rêvé d’écrire mon roman un jour. Je ne me sentais pas capable de le faire, je me mettais beaucoup de pression et je n’ai jamais osé me lancer. Il y a un mois,au salon du livre de Melun j’ai eu un déclic. J’en rêve depuis toujours, j’en ressens l’envie, alors je me lance !

J’en suis encore à la phase de construction de mon univers et de création de mes personnages. Mais petit à petit, l’histoire de mon roman se forme et j’ai hâte de partager cette nouvelle aventure avec vous !

Et bien entendu, me connaissant, vous vous doutez bien que mon roman sera un roman de Fantastique/Fantasy ! Amis des elfes et autres créatures fantastiques, soyez au rendez-vous !

Elo-Esperanza

« LE PARIS DES MERVEILLES » DE PIERRE PEVEL

« Paris, début du XXe siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles. »

Tout ce que j’aime. Tout ce que j’adore. Tout ce qui me passionne réunis dans une seule histoire, et qui plus est, écrit par un auteur français, dont l’histoire se passe en France, à Paris ! Bref…Cocorico !

C’est vrai que la littérature française regorge difficilement d’histoires fantastiques ou merveilleuses. Il n’en est pas de même pour la fantasy par contre.

« Le Paris des Merveilles » est un roman de fantasy écrit par Pierre Pevel au début des années 2000.
C’est aussi le sujet de mon Mémoire de 1ère année de Master. Je vais étudier les mondes possibles et alternatifs de la littérature de l’imaginaire à travers cette œuvre (notamment).

L’histoire du « Paris des Merveilles » est une sorte de Sherlock Holmes à la française où la magie se mêle aux enquêtes policières du Paris de la Belle époque (début du XXème siècle).

C’est une histoire qui m’a vraiment passionnée. Je me perds à la lire pendant des heures, sans m’arrêter, tout en prenant des notes. Parfois dans la journée, l’histoire me manque et j’ai hâte de m’y replonger… Vraiment, à part pour Harry Potter, j’ai rarement ressenti ça pour un livre !
L’auteur est un auteur omniscient, qui s’adresse souvent aux lecteurs et qui fait preuve de beaucoup d’humour ! Cela donne vie au livre autant qu’à l’histoire, comme s’il s’adressait vraiment à nous pour nous raconter ce qu’il sait. Tout au long de l’intrigue, de très nombreuses références – que je qualifierai d’historico-politico-fantastico culturelles – sont présentes et contribuent à ancrer le roman dans une sphère à la fois familière et fictive.

Les lieux, les décors et les références insèrent le récit dans une réalité alternative tout en y insérant la magie nécessaire à la fantasy. Les personnages n’en sont que plus intrigants. Qu’ils soient connus, réels ou non, pour lesquels on connaît, parfois, l’histoire, la biographie, les exploits, ou bien, la légende, on est toujours curieux de constater leur vie alternative.

Car oui, dans le Paris des Merveilles, Merlin existe réellement, Gulliver à vraiment été dans le monde des Lilliputiens, les effets spéciaux de nos films sont dus à la créativité d’un magicien et les histoires fantastiques de Jules Verne finissent par prendre vie ! On en arrive à douter, en tant que lecteur, de la véracité de ce qu’on a pu nous raconter dans nos cours d’histoire tant on aimerait que le passé se soit réellement déroulé ainsi.

Bien entendu, nous ne pouvions pas parler d’un roman sans en évoquer ses personnages. Les héros de l’histoire du « Paris des Merveilles » sont de véritables personnages charismatiques aux caractères bien déterminés et à l’apparence stéréotypée. Ils sont au nombre de trois, même si deux personnages se démarquent plus précisément que le troisième : Il s’agit de trois héros fictifs qui portent les noms de Louis Griffont, la baronne Isabel de St Gil et Cécile de Brescieux. Dans cet univers teinté de merveilleux évoluent des personnages variés et en nuances. Chacun est clairement identifiable avec une identité propre et reconnaissable, des points forts et des points faibles, des manies et des habitudes qui les rendent crédibles et attachants.

Louis Griffont est un magicien. possède son cabinet sur l’île Saint Louis à Paris, dans lequel il reçoit – sur Rendez-vous – des clients venant lui demander conseil sur des affaires – personnelles ou non – liées à la magie. Étourdi, créatif, dans les nuages, loyal, courageux, Louis Denizart Hippolyte Griffont se lance dans les enquêtes et les défis avec soin, détermination, prudence et courage. Homme élégant, aimant la simplicité, il est toutefois le stéréotype de l’homme bourgeois, cultivé et modeste, du début du XXe siècle, aimant la tranquillité et le calme.

Cécile de Brescieux est une magicienne appartenant à une autre confrérie que Griffont. Néanmoins, ils n’en sont pas moins complices et s’entraident dès qu’ils le peuvent, même si cela n’est pas toujours perçu d’un bon oeil par leurs confrères. Son côté bourgeois et précieux la rend quelque peu froide et distante. Elle semble être hautaine alors qu’elle est très altruiste et bienveillante. Elle et Griffont se retrouvent régulièrement sur des enquêtes souvent liées, parfois dangereuses et pour lesquelles Griffont n’hésite pas à accourir au moindre problème pour sauver la vie de sa tendre amie, ce qui a le malin plaisir d’agacer au plus haut point la baronne de St Gil.

La baronne Isabel de Saint Gil, justement, partage quant à elle une histoire à la fois passionnante et tumultueuse avec Griffont. Elle est diamétralement l’opposé de Cécile de Brescieux. Pour la Belle Époque où les femmes n’ont pas encore beaucoup de droits et doivent surtout se marier, élever les enfants et tenir la maison, Isabel, elle, est une rebelle aventurière qui ne peut tenir en place. Ancienne fée devenue enchanteresse, elle se révèle être une aide précieuse dans les enquêtes de Griffont.
Bref, passionnant, même si l’amatrice de fantasy qui sommeil en moi aurait aimé voir encore plus de magie, de créatures fantastiques et d’exploration de l’OutreMonde (mais c’est le seul bémol).

Si vous aimez le merveilleux tout en aimant tout de même garder un pied dans notre monde bien réel, vous serez servi avec cette histoire où deux mondes parallèles communiquent : le nôtre, et celui du monde magique. De plus, le contexte de la Belle Époque contribue à alimenter l’imaginaire du merveilleux en nous faisant croire que cela se passait réellement comme ça au début du 20ème siècle. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que l’on se prend très vite au jeu de cette histoire, de ses énigmes et de ses enquêtes !
Si vous aimez les fées, les dragons, les mages et la magie, tout en vous baladant dans les rues de Paris, je vous le recommande sans hésiter !

Petite interview de Pierre Pevel, l’auteur du « Paris des Merveilles »

Moi j’y retourne, j’ai un mémoire à écrire et une soutenance à préparer !

MAJ : Mémoire et soutenance validée 14/20

Pour vous procurer le livre :

Fnac

France Loisirs

Éditions Bragelonne (avec ebook)

Elo-Esperanza

« CRUELLA » – LE FILM (NO SPOILERS)

Hier, avec mon chéri, Romain, nous sommes allés voir le film « Cruella ». On ne s’attendait pas à rester scotchés devant le film tant est génial !

Cruella est pourtant loin d’être une méchante qui a su retenir mon attention depuis petite, tout comme le Disney ou les films sur les « 101 Dalmatiens ». Je sais, bien entendu, que je les ai vus, à plusieurs reprises même, mais sans qu’ils ne figurent dans mon TOP 10 de mes Disney préférés. Et pourtant, quand on connaît mon amour pour les chiens, on pourrait facilement penser le contraire.

Cependant, en tant que fan de Disney, je ne peux laisser un nouveau film sortir sans le voir au moins une fois. C’est donc motivée, certes, mais pas excitée non plus, que je suis allée voir « Cruella » au cinéma. De même, Romain, pas très grand fan de Disney, m’a accompagné afin de sortir et de me faire plaisir, mais sans grande conviction non plus.

Quelle ne fut pas notre surprise !

Tout d’abord, la B.O du film est ultra bien choisie. Essentiellement rock et sensuelle à la fois, à l’image trash et classe de Cruella, elle accompagne le personnage dans tous ses états d’âmes tout en mettant en avant les années 70, époque dans laquelle le film se déroule. Mon chéri à passé son temps à toutes les shazamer pour pouvoir les réécouter après le film. Entraînante, la B.O contribue à nous emporter dans l’histoire et à nous faire, un temps soit peu, vivre les émotions de Cruella. Bref, la B.O donne vie au film !

A la manière du film « Le Diable s’habille en Prada », la mode est également un élément essentiel du film et les costumes le sublime parfaitement. Ainsi, le film est un plaisir à voir autant qu’à écouter !

L’histoire, quant à elle, nous tient en haleine du début à la fin ! Je n’ai pas regardé l’heure une seule fois durant la séance, je n’ai pas vu le temps passer et à la fin, j’étais prête à le revoir une deuxième fois ! Ça veut tout dire, non ? C’est incroyable comme Disney arrive à nous faire ressentir de la compassion et de la compréhension pour des personnages « vilains » de notre enfance. Ils en deviennent attachants et surtout, ils nous apparaissent en tant qu’humain ! On peut se reconnaître à travers eux, comprendre nos maux, notre mal-être ou certains de nos travers et vivre, ainsi, comme une certaine thérapie. Cela peut vraiment être enrichissant. Ces « vilains » nous apparaissent comme nous, au final. Ce ne sont plus des monstres à nos yeux, mais des personnes, des êtres humains, sensibles et réfléchis, que la vie n’a malheureusement pas gâtés… Et c’est cela qui nous tient tant en haleine durant les 2h14 du film.

Ajouté à cela un scénario qui tient la route et des acteurs charismatiques, vous avez un succès mondial au box-office !

On pourrait chercher à savoir si l’histoire de Cruella pourrait coller avec la version Disney des « 101 Dalmatiens » que l’on connaît tous depuis notre enfance. On pourrait également se demander si cette version de l’histoire de Cruella est vraie. Je répondrai que cela n’a pas d’importance. Personnellement, je prends le fait que ce soit la même firme – à savoir Disney – qui soit au contrôle des deux histoires (celle des 101 Dalmatiens et celle de Cruella) comme étant un gage de véracité quant à l’origine de ces scénarios. Si ce n’est sur les dates, je pense que la firme a pour but de maintenir une certaine cohérence entre ses œuvres et j’y crois (Même si « Les 101 Dalmatiens » a été écrit par la romancière britannique Dorothy Gladys « Dodie » Smith en 1956, que Disney a adapté ce roman en dessin animé en 1961 et que le film Cruella se déroule dans les années 70).

Et quand bien même ce n’était pas le cas, je regarde ces films comme des fins possibles et alternatives aux histoires que l’on connaît déjà, un peu de la même manière que je lis les réécritures des histoires Disney de chez Hachette Heroes Collection. Cette dernière réinvente les versions des grands classiques de Disney de notre enfance en changeant un seul détail à l’histoire que l’on connaît tous. Mais ce détail fait toute la différence et crée ainsi une nouvelle intrigue. Par exemple, dans ces éditions de livres en collaboration avec Disney, la version revisitée de « La Belle et la Bête » donne une existence à la mère de Belle et une explication à son absence dans l’histoire originelle. Est-ce la véritable histoire de la mère de Belle ? Je ne sais pas… mais c’est une alternative tout à fait plausible, comme tant d’autres. (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer sur le lien qui suit pour en savoir plus >>>ICI<<<)

En d’autres termes, que Disney se permettent d’inventer des histoires alternatives à certains personnages de notre enfance ne me dérange absolument pas. Au contraire, ça ne fait qu’agrandir le fabuleux monde de Disney en plus d’agrandir notre imagination et nos rêves d’enfants. Moi, perso, je suis fan !

Alors, si ce n’est pas déjà fait, n’attendez plus, et foncez voir « Cruella » au cinéma ! Sinon, dites moi ce que vous en avez pensé en commentaire 😉

Elo-Esperanza

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QU’EST-CE QUE L’UCHRONIE ?

L’uchronie – Qu’est-ce que c’est ? 🤔

L’uchronie est un néologisme créé au XIXe siècle par Charles Renouvier, philosophe français, entré dans le dictionnaire français en 1913 et dans le Nouveau Larousse Universel en 1948. Ce mot est fondé sur le modèle de l’utopie : la lettre u- est un préfixe de négation et le mot « chronie » vient du grec « chronos » qui signifie « temps ». Étymologiquement, l’uchronie est donc « un non-temps », un temps qui n’existe pas ou qui n’a pas existé, autrement dit, une uchronie est un récit d’événements fictifs qui a pour point de départ une époque ou un évènement historique. L’Histoire en elle-même devient un évènement déclencheur au récit. Par exemple, nous pourrions imaginer une histoire en partant du sujet suivant : « Et si les alliés n’avaient jamais débarqué… » et écrire ainsi une œuvre uchronique.

Régis Messac, écrivain du début du XXe siècle, dit, en 1936, que l’uchronie est une « Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, découverte par le philosophe Charles Renouvier, et où sont relégués, comme de vieilles lunes, les événements qui auraient pu arriver mais qui ne sont pas arrivés. ». L’uchronie est donc le récit qui prend forme lorsque l’on imagine ce qu’il se serait passé si tel ou tel événement se serait passé autrement.

Même si ce néologisme date du XIXe siècle, l’uchronie – sans être ainsi nommée – existe depuis bien longtemps. L’exemple le plus ancien que nous ayons est « Histoire de Rome depuis sa fondation » de Tite Live, où ce dernier formule l’hypothèse qu’Alexandre Le Grand ait lancé une conquête à l’Ouest plutôt qu’à l’Est et aurait attaqué Rome au IVe siècle avant Jésus-Christ. En France, la première œuvre semble être le roman de Louis Napoléon Geoffroy-Château, beau-frère de Napoléon Ier, intitulé « Napoléon et la conquête du monde », où l’auteur part du postulat que Napoléon aurait fui Moscou avant le désastreux hiver 1812. Selon lui, l’empereur aurait eu assez de forces militaires pour conquérir le monde.

C’est en 1976 que Charles Renouvier publie son uchronie ; « L’utopie dans l’histoire » où il développe une Histoire de la civilisation européenne telle qu’elle n’a pas été mais qu’elle aurait pu être. Il met en évidence ce qui est appelé « le point de divergence », c’est-à-dire l’élément ou le moment qui fait basculer l’histoire dans la fiction. Une théorie nommée « Multivers » stipule que des points de divergences surviennent à chaque instant, à chacun de nos choix, créant sans cesse une multitude d’univers parallèles ayant chacun des conséquences différentes plus ou moins bonnes ou mauvaises et faisant entrer également en jeu la théorie de « l’effet papillon »[1]. Par exemple un univers se serait créé si les dinosaures n’avaient pas disparu et un autre si l’Empire Romain avait perduré, etc. Cette théorie est à la base d’une grande partie d’intrigues de livres dont se servent divers auteurs comme Pierre Pevel, mais également de nombreux scénaristes de films, de séries (comme ceux de la série télévisée « Fringe » de J.J Abrams), de comics ou de bandes-dessinées.

L’effet papillon est matérialisé par une chaîne d’événements qui se suivent les uns les autres et dont le précédent influe sur le suivant. Ainsi, on part d’un événement insignifiant au début de la chaîne pour arriver à une chose catastrophique (ou du moins très différente de la première) à la fin.

Et lorsque le changement évoqué dans un contexte historique est une source de magie, on parle d’Uchronie de Fantasy. C’est le cas d’histoires qui mêlent le roman historique à la fantasy. Ces romans reprennent des évènements historiques en y insérant des éléments surnaturels.

Pierre Pevel (« Les Lames du Cardinal », « Le Paris des Merveilles ») est un écrivain français adepte de ce genre littéraire. On peut également citer « Les Royaumes du Nord » de Philip Pullman ou encore « L’âge de déraison » de Greg Keyes.

Un super procédé pour laisser libre cours à notre imagination, vous ne trouvez pas ? Personnellement, je trouve ce procédé fascinant et tellement intriguant dans un roman.

Pour vous donner une idée de ce que donne le procédé de l’uchronie dans les romans, j’aime beaucoup citer les romans de Pierre Pevel et plus particulièrement la trilogie du « Paris des Merveilles » qui a été le sujet de mon mémoire de première année de mon Master de Recherches en Lettres Modernes. Je vous renvoie d’ailleurs à mon analyse sur son roman « Le Paris des Merveilles » (en cliquant ici). Dans ce roman Pierre Pevel s’adresse beaucoup aux lecteurs (de très nombreuses fois dans la trilogie) leur demandant la « permission » de changer l’Histoire, créant ainsi un lien intime avec eux et les mêlant à ces changements, les rendant complices – voire même co-créateurs – de ce monde parallèle qui n’a pas existé mais qui aurait pu exister. Enfin, il utilise un vocabulaire associé à l’utilisation de l’uchronie en posant la question : « Que se serait-il passé si » qui incite à l’imagination de nouveaux événements. Il donne une éventuelle explication à ces changements dans son quatrième de couverture : « une conjonction astrale propice » ou « un caprice du destin ». Et pour terminer, il propose aux lecteurs de se transporter « au début du XXe siècle, en France », époque où se déroule sa trilogie uchronique. En quelque-sorte, à travers ses mots, Pierre Pevel transforme son roman en machine à remonter le temps et, en plus d’indiquer explicitement l’uchronie de son intrigue, scelle le pacte de lecture avec son lectorat, qui ne cessera d’alimenter au fil de l’histoire par de nombreuses autres adresses à leur attention.

Si vous voulez vous procurez le livres, c’est par ici : FNAC

Elo-Esperanza

ANALYSE DU TWISTED TALE « HISTOIRE ETERNELLE » DE LIZ BRASWELL

« Histoire Éternelle : Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ? » De Liz Braswell

Qui n’a jamais rêvé d’écrire ses propres histoires, son propre livre pour créer un nouveau monde, une nouvelle vie ou encore simplement partir à l’aventure ? Moi, en tout cas, j’en ai toujours rêvé. A tel point, que quand je lisais un nouveau livre qui me passionnait, j’étais jalouse de ne pas en être l’auteure. Par conséquent, j’ai toujours trouvé que toutes les idées d’écriture, d’invention et d’imagination avaient déjà été écrites, exploitées, étudiées, analysées… Je sais qu’écrire est un art mais comme tous les arts, il faut savoir le réinventer et innover dans celui-ci. Ainsi, écrire une nouvelle histoire de fiction relève, selon moi, du défi extrême de surprendre encore aujourd’hui, au XXIème siècle, les lecteurs. Le style de romans qui m’intéressent le plus sont les livres de fiction basés sur des histoires fantastiques ou féériques. Depuis plusieurs décennies, les contes de fées sont repris et réinterprétés afin d’être adaptés aux nouvelles générations. C’est le cas de l’histoire de « La Belle et la Bête » dont l’origine est quasi-inconnue tant elle a été réinventée, réécrite et réinterprétée de nombreuses fois et par de nombreuses personnes différentes au fil du temps (Son origine pourrait remonter au IIème siècle !). Ces réécritures permettent d’apporter des nouveautés aux lecteurs tout en leur racontant des histoires adaptées à leur âge et leur génération. Ainsi, ces histoires paraissent toujours d’actualité, donc, nouvelles.


En 2015 est paru aux éditions Hachette Heroes, dans la collection Heroes et Vilains, une série de livres qui revisitent les histoires des contes de fées déjà reprises par les studios Disney. Les histoires de ses livres sont exactement identiques à celles des dessins animés et films d’animations Disney à un détail près : un élément (un seul !) change…et toute l’histoire connue devient donc inconnue. Ces histoires s’appellent les « Twisted Tales », comprenez « Les histoires mêlées » en français. Ainsi, la surprise est de nouveau au rendez-vous avec ces nouvelles péripéties, et le suspense est à son comble. Elles consistent par exemple à cela : « Et si Aladdin n’avait jamais trouvé la lampe magique ? » ou encore « Et si la méchante reine avait empoisonné le prince ? » ou enfin « Et si La Belle au bois dormant ne s’était jamais réveillée ? ».


La fiction n’étant pas réelle et ouvrant, au contraire, sur de nombreux « mondes des possibles », ces histoires sont tout à fait intéressantes. Ainsi, face au succès de ces histoires revisitées, et repensant à mon envie d’écrire des histoires originales (mais croyant que tout avait déjà été écrit), j’ai été fascinée de relire des histoires de mon enfance tout en ayant l’impression de les redécouvrir. Je me suis alors demandée quel était l’intérêt (si ce n’est commercial) d’imaginer ce que l’auteur initial n’avait pas écrit (peut-être volontairement) tout en changeant une part entière et décisive de ce qu’il avait inventé ? N’est-ce pas là une forme de plagiat oude manque d’imagination ? Peut-on, par conséquent considérer ses histoires comme vraies dans leur « monde » de fiction original ou, au contraire, prennent-elles racines dans un nouveau monde de fiction indépendant de l’initial ?

En tant qu’amatrice de Disney, je ne pouvais passer à côté des Twisted Tales de Hachette Heroes où les histoires de nos héros d’enfance préférés sont revisitées. Un détail change, et c’est toute la suite de l’histoire que l’on connait qui bascule.

J’ai tout de suite été attirée par ces nouvelles histoires Disney. Et, c’est bien entendu la réécriture de la Belle et la Bête, mon Disney préféré, qui a attiré mon attention en premier.

« Histoire Eternelle » est un roman de fiction écrit par Liz Braswell et publié pour la première fois en 2016.
En voici la quatrième de couverture :


« Belle est une jeune femme vive, intelligente, ingénieuse et impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leur familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de La Belle et La Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Le quatrième de couverture est assez intriguant. La dernière phrase est très accrocheuse : « Un seul détail peut tout changer ». Le narrateur s’implique dans ce changement et s’adresse aux lecteurs en leur disant que l’histoire qu’ils vont lire n’est pas celle qu’ils croient connaître. Il les préparent aux changements et les amène doucement vers ce changement, comme pour ne pas trop heurter leurs connaissances acquises depuis l’enfance sur cette histoire et ainsi prendre le risque de les brusquer et de les faire fuir. Et c’est ce qui m’a séduite dans cette version : l’auteur réussit à convaincre le lecteur que cette version de l’histoire est possible et probable pour leur donner envie d’y croire. En bref, il suscite l’adhésion du lecteur au fait que ce qu’ils vont lire sera volontairement différent de ce qu’ils connaissent de l’histoire originelle.

Sans spolier, j’ai beaucoup aimé cette histoire alternative. J’ai apprécié découvrir une histoire qui relatait la vie de la mère de Belle, inexistante dans le Disney, à tel point que j’ai du mal, aujourd’hui, à imaginer l’histoire de la Belle et la Bête sans cette histoire sur la mère de Belle.

De plus, la manière dont l’histoire est écrite et mis en en place dans le livre est très attractive : il y a en effet une alternance entre les chapitres concernant l’histoire originelle et le détail qui change tout. Cela permet de garder le lecteur en haleine jusqu’à la rencontre des deux récits qui, alors, change tout ce que l’on connait et nous donne l’impression de découvrir une nouvelle histoire.

Au fil de la lecture, nous constatons que le travail de réécriture d’une histoire déjà connue est tout de même un travail réel et quasi identique que celui de la création d’une nouvelle histoire. Je dirais même que cela amène une difficulté particulière : Inventer une fiction où tout est à créer selon nos envies peut être facile. L’auteur est totalement libre de faire ce qu’il veut en terme de lois et d’histoire. Dans un travail de réécriture, les bases sont déjà données et doivent être respectées même si l’histoire diffère. Les personnages doivent avoir une histoire personnelle identique entre les deux histoires. Ils doivent avoir des points communs, les mêmes traits de caractère et le même physique, par exemple, qui respectent les termes mis en place par l’auteur initial, auquel cas, les personnages deviendraient de nouveaux personnages qui porteraient simplement des noms similaires à ceux de l’histoire originelle. Autrement dit, l’auteur qui réécrit une histoire de fiction, même s’il crée une nouvelle histoire (une histoire dans l’histoire) est beaucoup moins libre que l’auteur qui démarre d’une feuille blanche. Son travail doit relever d’une connaissance minutieuse sur l’histoire originelle pour ne commettre aucun « faux raccord » et être crédible aux yeux des lecteurs.

De plus, l’histoire nouvellement créé doit tout de même apporter des connaissances complémentaires à l’histoire initiale. Ici, pour le cas du livre « Histoire Eternelle » de Liz Braswell, la nouvelle histoire tire son intérêt dans le fait qu’elle apporte des éléments cohérents et probables à l’histoire de la mère de Belle, passées sous silence dans l’histoire de Disney. Mais encore, elle donne une explication à l’action de l’enchanteresse. Il est vrai que dans l’histoire initiale, les raisons de l’action de l’enchanteresse contre le prince ne sont pas connues et semblent tenir du simple fait qu’elle voulait tester a bonté. Or, cette réécriture apporte une explication, comme un alibi à un suspect, et permet ainsi de résoudre de nombreuse part d’ombre non connues ou non développées dans l’histoire d’origine. Autrement dit, cette réécriture apporte des compléments d’information très intéressants et très pertinents à l’histoire déjà connue. Je pense que c’est cela qui donne à l’histoire tout son « poids », c’est-à-dire toute sa crédibilité. Ça la rend ainsi passionnante et amène encore plus de féérie dans ce monde des possibles déjà connu, qui, ainsi, s’agrandit avec cette histoire. Plus qu’une simple réécriture de l’histoire, elle en est un complément qui devient indispensable à la compréhension globale de l’histoire originale.

Je ne vous cache pas qu’avant de me lancer dans cette lecture, j’ai été réticente à l’idée de découvrir une autre version d’une histoire qui me paraissait déjà parfaite telle qu’elle était. Mais, le but de ces Twisted Tales n’étant pas de détruire nos doux souvenirs d’enfances (ça reste des productions littéraires commandées par Disney et sur lesquelles Disney a toujours des droits…) ces histoires sont écrites de manière à respecter l’histoire originelle et même, à la sublimer. C’est en tout cas mon point de vu sur cette version de la Belle et la Bête.

Ainsi, comme je l’ai dit plus haut, cette version de Twisted Tale complète la première histoire originale. Elle n’est pas du tout basée sur un manque d’imagination ou d’originalité dans le fait d’écrire une histoire. Bien au contraire, dans le cas de cette réécriture « Histoire Éternelle », je trouve personnellement qu’elle la complète à tel point que j’ai du mal à me dire que l’histoire originale et celle-ci puissent-être dissociées. Liz Braswell a réussi à m’emmener avec elle dans ce monde déjà connu qu’elle a pris la liberté d’agrandir. L’exercice de réécriture est là un moyen de renouveler la réflexion sur le rapport entre les œuvres et d’y construire de nouveaux liens, voire de nouveaux phénomènes. C’est la possibilité d’imaginer et d’enrichir son corpus, ou bien, celui d’un premier auteur.


Si l’on part du principe où une histoire n’est jamais réellement terminée, que tout peut continuer à être raconté à l’infini, alors nous pourrions nous demander si, une fois écrite, l’histoire appartient encore à son auteur initial ? En quoi le lecteur ne serait-il pas libre, lui-aussi, d’y apporter son grain de folie pour l’enrichir, la compléter ou répondre à des questions laissées en suspens ? Ainsi, ces réécritures de contes de fées trouveraient tout leur intérêt…et plus encore !

Il y a, à ce jour, beaucoup d’autres Twisted Tales qui sont sortis face au succès rencontré. Hachette a même développé une collection de romans qui met en avant les Villains de Disney et raconte les histoires de leur point de vu à eux. C’est le cas du roman « La bête » qui nous permet de suivre l’histoire de la Belle et la Bête à travers les yeux de la bête. De quoi, nous immerger encore plus dans le monde de nos héros d’enfance. Vous pouvez vous les procurer facilement en cliquant sur le lien suivant :

Fnac : ICI

Elo-Esperanza

« LA QUÊTE » D’ORELSAN – ANALYSE

On ne présente plus Orelsan, rappeur français reconnu.

N’étant pas une grande admiratrice de rap, mais étant une admiratrice des mots, je me suis ouverte à ce genre musical depuis ces 5 dernières années. En effet, certains rappeurs comme Scylla, Bigflo et Oli, Kery James ou encore Diam’s proposent des textes travaillés et au sens profond. C’est ce qui m’a amenée à tendre l’oreille et à apprécier écouter certains rappeurs.

C’est le cas d’Orelsan. Pour cette analyse j’ai choisi de parler d’un de ses derniers titres, « La Quête », issus de son dernier album « Civilisation ».

Le thème de ce morceau est le temps : celui qui passe, qui nous échappe, parfois, celui qui traîne un peu trop ou bien, au contraire, celui qui file à toute vitesse. Le temps passe et laisse des traces, certaines plus visibles que d’autres. L’Homme est un bon modèle de démonstration de ces changements que le temps opère : un bébé qui naît, un enfant qui grandit, un adulte qui construit et un vieillard qui contemp(s)le.

A l’aube de ses 40 ans, Orelsan fait une rétrospective de sa vie. De son enfance à aujourd’hui, il voit sa vie défiler. Ses paroles donnent le ton dés le début : « Rien ne peut me ramener plus en arrière que l’odeur de la pâte à modeler ». Comme la madeleine de Proust qui le ramenait, lui aussi, dans son enfance lui rappelant sa grand-mère, Orelsan est ramené, ici, à l’école maternelle auprès de sa mère. Sa vie passe devant ses yeux et commence ainsi une description de sa vie, avec des verbes conjugués au présent, donnant ainsi l’effet à l’auditeur de participer à ce voyage dans le temps avec Orelsan, de le vivre, de l’imaginer de manière plus explicite. Le présent ancre l’histoire de manière plus réelle et plus visuelle et accentue l’empathie de celui qui écoute. En effet, ce détail nous rend spectateur de cette rétrospective. Le présent des verbes utilisés permet de visualiser les scènes là où une histoire racontée au passé composé ou à l’imparfait nous laisserait dans notre position d’auditeur, limitant les effets du voyage temporel que veut nous faire vivre Orelsan. Grâce à cela, l’histoire que nous raconte Orelsan nous paraît actuelle et plus nette : « Maman est pof de maternelle […] J’ai cinq ans et j’passe par la fenêtre […] J’balaye les feuilles mortes sur le terrain […] J’rentre au collège, on m’traite de bourge […] »

Seuls les quelque temps du passé nous ramènent à la fatalité du temps qui passe. Ils nous font prendre conscience que ce présent qu’Orelsan décrit n’existe plus et c’est dans cette prise de conscience que réside tout le message du morceau, très caractéristique dans le refrain, où les âges défilent au fur et à mesure que la chanson avance…dans le temps.

« À onze ans, j’voulais juste en avoir treize
À treize ans, j’étais pressé d’voir le reste
Aujourd’hui, j’aimerais mieux qu’le temps s’arrête
Ah, c’qui compte c’est pas l’arrivée, c’est la quête
« 

Mais, à travers cette chanson, Orelsan rend également hommage à sa famille et leur témoigne toute la reconnaissance qu’il leur porte pour avoir été là durant toutes ces années : « Elle m’dit, « T’es pas censé être là, j’ai dit, « Près d’toi, c’est là ma place », en parlant de sa mère, ou bien « Mon père, mon héros » et encore « Les choses que j’ose dire à personne sont les mêmes qu’ils remplissent des salles. Maman est là, mon père est fier, et l’univers est pas si mal ».

J’aime beaucoup le message de ce morceau d’Orelsan et sa manière de l’aborder. Dans le même style, j’avais adoré (et préféré) le morceau « Notes pour trop tard » présent dans son album précédent et pour lequel je ferai une analyse également. On se reconnait forcément tous dans ce genre de chanson qui parle du temps qui passe dans nos vies.

En ce qui concerne la chanson « La Quête », on a tous été enfant, on a (presque) tous idolâtré nos parents, puis on les a tous rejetés ado, et on s’est tous rapproché d’eux devenant adultes et parents. On a tous eu hâte d’avoir plus que notre âge, pensant, souvent à tort, qu’être plus vieux c’était mieux. Maintenant que l’on est vieux pour des enfants de 8 ans (oui, à partir de 30 ans, pour un enfant de 8 ans, c’est vieux…haha !) on voit les choses différemment. Mon beau-fils de 10 ans dit souvent qu’on a trop de chance d’être adulte car on fait ce qu’on veut et qu’on décide de tout. Il n’a, bien sûr, pas conscience de tout ce qu’il se passe dans la tête des adultes avec le stress du travail, les problèmes d’argent, la gestion de la famille, les rendez-vous, les factures, et j’en passe… Pour lui, que son copain ne veuille plus jouer au foot avec lui dans la cour de récré représente son plus gros problème du moment. On a beau lui expliquer, avec son père, qu’être adulte n’est pas si merveilleux que ça et qu’il a bien le temps de grandir et de profiter, mais il reste persuadé que nous sommes chanceux. On lui dit que nous, parfois, on aimerait redevenir enfant, mais il ne nous comprend pas… Et en même temps, comment lui faire comprendre ? Il est bien trop petit et il faut encore le préserver. Nous aussi sommes passés par ce cheminement…

Sincèrement, j’ai l’impression que le temps passait lentement jusqu’à mes 18 ans mais qu’à partir du moment où je suis devenue majeure, il s’est accéléré d’un coup tellement je ne vois plus les années passer ! Je réalise que ma nièce, qui est née en 2005 va passer son permis et son BAC d’ici deux ans. Je me souviens du jour où ma sœur nous annonçait qu’elle était enceinte comme si c’était hier… Je n’arrive pas à y croire… Autre exemple avec mon chien, un golden retriever de 7 ans : Pour moi, c’est toujours mon bébé, mon chiot que j’ai eu quand il avait seulement 7 semaines. Plus les jours passent et plus je vois sa jeunesse s’envoler… Ça me rend triste de voir à quel point le temps défile et laisse des marques difficiles à accepter dans notre vie.

Il arrive toujours un âge où on fait le point. Beaucoup parle de la crise de la quarantaine. Je viens d’avoir 30 ans et j’avoue avoir vécu ce moment où l’on fait une rétrospective sur le passé se demandant si on est bien là où on pensait être. La réponse à cette question n’est pas toujours évidente, elle est souvent floue pour ma part. Si on m’avait demandé à 12 ans où je me voyais quand j’en aurais 30, je n’aurais rien dit de ce que je suis en train de vivre aujourd’hui. Pourtant, je n’ai pas de regrets. Il y a bien des choses que j’aurais aimé vivre différemment mais ces expériences là m’ont apporté une maturité qui fait celle que je suis aujourd’hui. Si le chemin avait été parfait à mes yeux, je ne suis pas sûre que la finalité, elle, l’aurait été. Je ne connaîtrais pas la moitié des personnes que je connais aujourd’hui et c’est impensable pour moi.

Mais comme le dit Orelsan : « c’qui compte c’est pas l’arrivée, c’est la quête » Il a raison. Ne retenons pas les marques du temps, profitons de celui que nous vivons, tout simplement.

Elo-Esperanza

QUAND LES LIVRES DEVIENNENT PASSION

Je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir appris à aimer lire. C’est sa persévérance à me faire lire tous les soirs avant de dormir, presque obligatoirement mais en toute bienveillance, qui m’a amené à aimer lire. Car oui, aimer lire, je pense que ça s’apprend, ça se construit. Et si j’ai souvent râlé car je ne voulais pas lire, aujourd’hui je suis reconnaissante de ce trésor que ma mère m’a donné. Lire me passionne tellement qu’aujourd’hui, à 30 ans, j’étudie la littérature et cherche à en faire mon métier.

Tous les soirs, dés l’âge de 6 ans, ma mère m’incitait à lire une dizaine de minutes. C’était ma maîtresse de CP qui avait donné ce conseil aux parents lors de la réunion de rentrée. Je me souviens que je lisais des « Juliette » (l’équivalent des « Martine » version moderne).

Tous les soirs, je devais lire. Et croyez-moi, je râlais beaucoup. C’était une corvée de déchiffrer tous ces signes et de comprendre, en même temps, ce qu’ils voulaient dire. Mais je le faisais… sous la surveillance bienveillante de ma mère.

Et petit à petit les 10 min ce sont transformées en 15 minutes, puis 20, puis 30…puis je ne m’arrêtais plus. C’est finalement devenu une habitude, un rituel dont je ne pouvais plus me passer pour dormir.

Très vite, c’est devenu ma façon de m’évader, mon échappatoire, là où j’aimais me réfugier pour me consoler, rire, me rassurer, voyager ou vivre une vie de rêve. La saga d’Harry Potter à bien entendu été le grand amour de vie (en matière de livres, lol). Il a été le déclic qui m’a fait prendre conscience du pouvoir de la lecture, à savoir : toute histoire est possible.

Un des livres qui a également été décisif dans l’ancrage de ma passion en mon for intérieur est « L’Histoire sans fin » de Michael Ende. Il reflète exactement ce que représente un livre pour moi : l’évasion et l’aventure. Le roman raconte l’histoire d’un jeune garçon qui vole un livre intitulé L’Histoire sans fin, dans une librairie. Au fur et à mesure qu’il avance dans la lecture du livre, il se retrouve lui-même faisant partie de la quête dont le but est de sauver le monde et les habitants du Pays Fantastique. Combien de fois j’ai rêvé d’être le personnage principal de mes livres ? J’ai arrêté de compter… Ce livre l’a imaginé pour moi. Je me souviens la première fois où, moi aussi, je l’ai découvert pour la première fois dans la bibliothèque de ma petite ville gersoise. Je cherchais un livre à lire qui pourrait me passionner autant qu’Harry Potter, mais je ne trouvais pas. Au moment d’abandonner et de quitter la bibliothèque, je vois sur une étagère un livre qui dépasse légèrement les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais le livre m’a attiré à lui, littéralement. Je revois très bien la scène dans ma tête alors que c’était il y a près de 15 ans, c’est vous dire si le livre m’a marqué ! Je m’approche, et lis le titre du livre : « L’Histoire sans Fin ». Je me souviens avoir vu le film quand j’étais petite mais je ne me rappelle pas de l’histoire si ce n’est qu’il y avait un petit garçon volant sur un grand chien blanc. Je décide de le prendre : Je l’ai lu en 2 jours ! Comment ça « je l’ai lu » ? Je l’ai dévoré ! Je n’arrivais pas à m’arrêter tellement j’étais fascinée et hypnotisée par l’histoire. Encore aujourd’hui, « L’histoire sans fin » est un de mes livres préférés et je n’ai pas retrouvé de livre m’ayant passionnée autant que lui ou Harry Potter. Il a beau faire 500 pages, je le dévore encore en 2 ou 3 jours à chaque lecture (car, oui, je relis souvent mes livres favoris). Bref, lisez « L’Histoire sans Fin » de Michael Ende, vous ne serez pas déçu !

J’ai lu tous les soirs jusqu’à mes 18 ans. Ensuite, je suis entrée en Fac de Lettres, j’ai dû travailler à côté et, il faut l’avouer, j’avais envie de faire autre chose que de lire. Alors, pendant 10 ans, la lecture a été mise de côté. J’ai fini par ressentir le manque et m’y replonger pour mes 30 ans.

L’ÉCRITURE

Naturellement, j’ai moi aussi voulu écrire des histoires. J’ai commencé à écrire, vers 7 ou 8 ans, des histoires de petites filles qui ont perdu leur chat. Puis, au lycée, j’ai écrit une nouvelle et participé au concours Claude Nougaro, à Toulouse. Je n’ai pas gagné, mais lors de la remise des prix, le président du jury a fait une allusion à ma nouvelle qui m’avait tout de même rendue très fière. L’envie d’écrire ne m’a jamais quitté. Mais je ne me suis jamais lancée pour diverses raisons :

  • Manque de temps et de réelle motivation. Entre 18 et 25 ans, nos préoccupations ne sont pas toujours sérieuses. C’est une période de ma vie où je me suis beaucoup cherchée.
  • Je ne voulais pas écrire une histoire copiée sur une autre. Pour moi, tout avait déjà été écrit et je ne voulais pas être une vulgaire copie d’une autre histoire.
  • Je voulais écrire pour être J.K Rowling ou rien d’autre ! Je sais, ça parait ambitieux et présomptueux (Haha !) mais c’était la vision du romancier que j’avais en tête.

Du coup, vous comprenez bien que je ne me suis jamais vraiment lancée dans l’écriture. La barre était trop haute et la pression trop grande.

Aujourd’hui, tout comme la lecture, mon envie d’écrire est revenue. Mais, la maturité acquise m’apaise et me fait relativiser. J’écris avant tout parce-que j’en ai envie et non pour la reconnaissance à tout prix. Le tout est de se faire plaisir.

La (fameuse) pile de livres à lire

Tout amateur de livres qui se respecte a une pile de livres à lire qu’il entretient.

Tout amateur de livres qui se respecte se fait chaque jour la promesse qu’il n’achètera plus un seul livre tant que cette fameuse pile de livre à lire n’aura pas diminué de moitié.

Mais par dessus tout, tout amateur de livre qui se respecte se transforme en un véritable agent commercial digne du « meilleur employé du mois » quand il s’agit de se convaincre que CE LIVRE à la couverture si ENVOÛTANTE et l’histoire si INTRIGANTE, qui se trouve là, juste devant lui, va ÉNORMÉMENT manquer à sa pile de livres s’il ne l’achète pas TOUT DE SUITE ! (avant qu’une faille intergalactique ne se forme et engloutisse tout le stock de livres présent dans le magasin, ce qui l’empêche, bien évidemment, de tenir sa promesse de ne plus acheter de livres…of course)

C’est à ce moment-là que l’amateur de livre, fort dans ses convictions et droit dans ses bottes, maîtrise ses pulsions et achète le livre en réitérant sa promesse de ne plus en acheter après celui-ci. Promesse qu’il est bien décidé à tenir cette fois-ci. (…on y croit tous !)

On ne va pas se mentir entre amateurs de livres, on en est tous là ! On entretient tous avec passion cette pile de livres à lire en continuant à en acheter régulièrement. Et je ne parlerai pas des lecteurs sado-maso ayant également un abonnement dans une bibliothèque… Je ne sais pas s’il faut leur tirer mon chapeau ou les consoler.

Grande fan d’Harry Potter, mon chéri m’a offert à Noël les livres de la collection des 20 ans en édition Poufsouffle. Comme si cela ne suffisait pas, et afin de préparer mon mémoire sur la littérature de l’imaginaire (faut bien trouver une excuse), j’ai entrepris de les relire tous depuis le début pour la Xème fois. A ma pile de livres à lire, je m’en rajoute donc 7 d’un coup, que j’ai déjà lus.

Harry Potter vient, une nouvelle fois, entretenir ma pile de livres à lire. Et comme c’est Harry Potter, il les détrône tous et devient prioritaire dans mon ordre de lecture. Ils se rajoutent donc à la trilogie du Seigneur des Anneaux et au Hobbit de J.R.R Tolkien, aux Chroniques de Narnia de C.S Lewis, à la trilogie des Royaumes du Nord de Philip Pullman, à la trilogie des Hunger Games et de Divergente et aux romans de Jules Verne… Je ne vous parlerai pas de la double trilogie « Le Monde d’Ewilan » et « La Quête d’Ewilan » de Pierre Botero que je dois lire pour l’étude de base de mon mémoire de M2… Le tout en travaillant à temps plein, en étant également étudiante en master de recherches et en ayant une vie de femme geek amoureuse désirant être mère. (Quand je vous dis que 24h c’est pas assez dans une journée…)

Mais ce n’est pas tout. Alors que je suis en plein marathon littéraire avec Harry Potter et que ma pile de livres est assez conséquente pour voir venir au moins 3 confinements, je n’ai pu résister à l’appel de deux livres lors de ma visite au Salon du Livre de Melun, le week-end dernier. Deux romans fantastiques écrits par des auteures indépendantes qu’on se doit, nous, amateurs de livres, de soutenir. Il s’agit du roman « Le Monde d’à côté » d’Emily B. et de « Ys : La Prophétie » d’Aurélie Philippe (pour lesquels vous pouvez retrouver le résumé de leurs romans en cliquant sur leur nom). Bref, ça n’en finit plus…

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Mais rassurez-moi, vous aussi vous entretenez une pile de livres à lire, n’est-ce pas ?

Et vous, c’est quoi votre histoire avec les livres ?

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Elo- Esperanza

« NOUS AUSSI 1 » vs « NOUS AUSSI 2 » de BIGFLO ET OLI

Nous Aussi
Clip de « Nous Aussi 2 » – Photo de Odieuxboby

En Septembre 2018, Bigflo et Oli nous ont surpris en annonçant un troisième album avant la fin de l’année. A l’époque, pas le temps de nous remettre des émotions procurées par cette nouvelle que déjà, un premier titre était dévoilé et un clip mis en ligne : « Nous Aussi 2 » ! Le duo avait évoqué l’idée de faire une suite au morceau de leur premier opus, c’est désormais chose faite !

Pourquoi avoir choisi de faire une suite à « Nous Aussi » ? :

« Nous aussi » est le premier titre du premier album du duo à avoir été dévoilé (hors titres extraits de leur EP « Le Trac »). Il servait de promo pour lancer le 1er album, tout comme « Nous Aussi 2 » a servi de promo pour lancer le 3ème.

« Nous Aussi » était une sorte de présentation de Bigflo et Oli – encore méconnus du grand public à ce moment-là – qui faisait également office d’annonce de leur style musical ainsi que de leur vision. En effet, ils y glissent avec brio des références à leur vie et leur personnalité et y décrivent avec précision le rap qu’ils veulent mettre à l’honneur et défendre tout en expliquant pourquoi ils comptent se démarquer des autres.

Ce titre est un titre égotrip ( dans le but de se mettre en valeur, de venter ses actes, son égo.) Cette démarche est très prisée des rappeurs. Jusque là, rien de spécial. Mais là où Bigflo et Oli se démarquent, c’est que leur titre mélange l’égotrip à de l’auto-dérision. L’imitation de leur maman les appelant pour aller manger ou encore les multiples interventions que les deux frères se font dans leur couplet respectif montrent qu’ils ne sont pas différents des gens random. Cet humour les rend ainsi plus sympathiques et permet facilement à l’auditeur de se reconnaître en eux.

Mais ce titre ne se résume pas à cela. Bien au contraire. Et pour un titre censé lancer un premier album d’un groupe qui cherche à se faire connaître, on pourrait même trouver que les deux petits toulousains, en plus de n’avoir pas froid aux yeux, ont énormément d’aplomb ! Ils se présentent comme les « sauveurs » du rap français, venant d’une autre planète pour se lancer le défis de redorer le blason de ce style musical qu’ils jugent eux-mêmes « dans un sale état ». Dés le début ils dénoncent le manque de richesse dans les paroles des rappeurs d’aujourd’hui et déclarent même que « les gens réclament [leurs] plumes ». Ils se disent être des « pauvre[s] type[s] gentil[s] » face à ces « bandits » qui rappent pour le « fric », « le shit » et la belle « ferrari ». Et nous pourrions continuer comme ça sur toute la chanson. Mais tout en regrettant « l’époque d’IAM ou de Michael » et en déplorant les conséquences néfastes de cette dégradation du rap sur les jeunes qui les écoutent, Bigflo et Oli ne nient pas pour autant avoir fait partie de ce public là. Cependant, ils se posent comme étant de jeunes « révolutionnaires » voulant revenir aux bases même du rap, et invitent ceux qui les écoutent à faire de même et à les suivre dans ce que l’on pourrait appeler « la Révolution du Rap Français ». Ils s’adressent directement à leur public, leur exposant qui ils sont, ce qu’ils veulent faire et pourquoi ils veulent le faire. C’est le début d’une nouvelle ère pleine de promesses. Ils ont des arguments, des objectifs et la fougue nécessaire pour se lancer et embarquer tout une foule de fans avec eux.

Flo et Oli constituent ainsi un titre parfaitement complet pour tenter de convaincre le plus de monde possible de les écouter et « Nous Aussi » offre à ses créateurs, quelques années plus tard, la possibilité d’être analysé afin de faire un bilan sur ce qui avait été annoncé. « Nous Aussi » était donc le candidat idéal à une suite.

Quel bilan est-il donc fait dans « Nous Aussi 2 » ?

C’est une évolution ! (Oui, comme les Pokémon !) Dans « Nous Aussi 2 » Bigflo et Oli exposent – non… – ils expLosent leur succès aux yeux de tout le monde ! Et ceci est autant visible qu’audible. Vous allez comprendre…

Dés les premiers mots, Bigflo et Oli commencent par évoquer leurs trois albums. Indirectement mais de manière volontaire et quelque peu vantarde, ils exposent leur succès. Le ton calme de leurs voix et le choix du dialogue contrastent avec la suite rythmée du morceau qui annonce réellement le début de celui-ci. En seulement quelques phrases, et avant même que leur morceau ait véritablement commencé, ils ont déjà évoqué toute leur carrière et annoncé subtilement et malicieusement le ton de leur morceau-bilan : « Nous aussi 2 » !

On retrouve un morceau égotrip, comme pour Nous Aussi 1. Les deux titres sont liés par ce même thème : la critique du rap français actuel à qui ils veulent redonner de vraies valeurs. Le vocabulaire des paroles est tout aussi fougueux que dans le premier son et l’on peut ressentir, tout au long du morceau, une fervente confiance en eux les animer. Cependant, l’effet n’est plus le même que pour « Nous aussi 1 ». Si, dans ce dernier, leur ferveur à défendre leurs convictions passait comme motivée et constructive pour leur quête, celle de « Nous aussi 2 » est beaucoup plus agressive. Les deux frères ne se présentent plus seulement comme les sauveurs venus d’une autre planète pour améliorer le rap en y apportant leur savoir-faire, mais comme des fous aux « idées pas claires » dans un monde qui ne semble pas comprendre ni leur succès ni eux-mêmes. Le vocabulaire est assez évocateur d’une certaine violence. Ils parlent de « duels », se disent « cruels », évoquent « [d’]ôter la vie », de « gifler » et affirment avoir « tuer le rap français ». Outre le côté entièrement égotrip qui colle bien au style du morceau, cette agressivité peut surprendre à la première écoute. En effet, cela contraste pleinement avec les « pauvre[s] type[s] gentil[s]» de « Nous Aussi 1 ». Il n’est plus question de s’imposer dans le monde du rap et d’en redorer le blason. Cela est déjà fait et ils le disent clairement dans leur refrain.

Cependant, même si cela peut paraître surprenant, nous pouvons tout de même y voir également une mise en scène parodique destinée à contre-carrer la violence du rap et la pauvreté de ses paroles. Si l’on se penche un peu plus sur le texte, mais aussi sur le clip, et que l’on active son radar à second degré, cela peut paraître plausible et par conséquent, en accord avec le rap annoncé dans « Nous Aussi 1 ». Ils ont, certes, « tuer le rap français » mais disent ne pas avoir fait exprès. Si cela accentue le côté égotrip en sous-entendant qu’ils s’excusent presque d’avoir plus de talent que tous les autres rappeurs, on peut y voir un rappel à l’humour et l’auto-dérision dont ils ont fait preuve dans leur premier morceau pour susciter l’adhésion de leur public. Et cela est aussi présent visuellement lorsqu’ils se mettent en scène en tant que bandits se faisant arrêter pour avoir commis le meurtre du rap français.

Pour autant, nous ne pouvons pas omettre la différence de construction du texte des deux morceaux. Syntaxiquement, « Nous aussi 1 » est largement au dessus de « Nous Aussi 2 ». Outre le fait qu’il soit quasiment rythmé, du début à la fin, à chaque strophe, d’assonances et d’allitérations, mais aussi de rimes riches, parfois croisées ou internes ou encore de multiples paronomases, le son est autant une leçon pour le rap français dans son message que dans sa construction. Si l’analyse littéraire de ce morceau n’est pas l’objet de cet article, nous pouvons tout de même constater tout ce qui a été cité précédemment, présents dès les premières phrases de la partie de Flo :

« Je suis venu pour t’humilier, te ridiculiser
Te mutiler, t’es pas immunisé, petit illuminé
J’vais t’éliminer, les rimes illimitées, t’es pas habilité
Vu ta débilité de gros naze
Tu vois comme c’est facile de rapper vite ? » 

Tout y est réuni : la maîtrise technique parfaite du flow dans son rap, les rimes, l’égotrip, le message et le style d’écriture. A peine commence-t-il à rapper, que déjà, Flo utilise un combo explosif qui pourrait facilement le donner vainqueur d’une victoire par K.O.

Malheureusement, nous ne pouvons pas en dire autant pour « Nous aussi 2 ». Si le texte n’est pas non plus pauvre en références culturelles et en clins d’oeil à leur vie et leur carrière, si celui-ci est également rythmé par des rimes et autres assonances et allitérations, ces dernières sont tout de même beaucoup moins nombreuses que dans le son précédent. Même constat pour les figures de style. Là où « Nous aussi 1 » faisait corps tant sur le fond que sur la forme, il semblerait que Bigflo et Oli aient fait le choix, avec « Nous aussi 2 », de mettre en avant un de ces deux aspects plus que l’autre, laissant certainement sur leur faim, leurs fans les plus littéraires.

De plus, leur succès est également visible dans le clip de ce deuxième morceau : le nombre de plans est conséquent, les couleurs plus vives, la décoration plus abondante, les différents rôles sont joués par des acteurs et non plus par Bigflo et Oli eux-mêmes, et les effets spéciaux sont omniprésents. Rien de tel pour justifier leur réussite que de constater concrètement et visuellement l’évolution du duo rien qu’en regardant ces deux clips.

Bigflo et Oli ne font plus qu’annoncer qu’ils arrivent. Cette fois-ci, ils sont bel et bien là, le succès aussi et ils ne lésinent pas sur les moyens pour le faire savoir ! Un clip des plus onéreux et des paroles plus explicitent qui n’hésitent pas à « attaquer » leurs destinataires et leurs détracteurs. Le bilan entre les deux morceaux est donc positif, la réussite est là et les promesses semblent avoir été tenues. On pourrait presque se demander s’ils n’en font pas même un peu trop et si cela ne contraste pas avec la simplicité qu’ils évoquent dans « Nous Aussi 1 » ou bien si, au contraire, cela n’est pas qu’une mise en scène, un jeu de rôle, faisant partie du jeu de l’égotrip qu’ils ont mis en place depuis le début. Le doute est semé… Libre à chacun de se faire sa propre opinion.

Le constat n’en est pas moins que l’objectif des deux morceaux paraît être quelque peu différent. « Nous aussi 1 » semble centré sur leur technique, leur flow, leur texte, de manière à dévoiler le plus possible leur talent aux yeux de tous, alors que « Nous aussi 2 » semble davantage centré sur leur réussite, comme si dévoiler toute l’ampleur de leur talent n’était plus nécessaire. Ceci pourrait ainsi contribuer indirectement à accentuer l’égotrip de ce deuxième morceau. Pour autant, avec ces deux titres, Bigflo et Oli n’en restent pas moins fidèles à eux-mêmes : Egotrip à fond, auto-dérision toujours présente, et succès bien visible, ils ne cessent de satisfaire leurs fans avides de ce genre de sons, tout en continuant à susciter toujours plus la curiosité des plus grands.

Elo-Esperanza

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Dernières nouvelles du blog

« LE RAP AVANT LA TEMPÊTE #1 » – ANALYSE

Faisons un bond de presque 6 ans en arrière. Vous êtes en janvier 2015, votre grande tante vous souhaite une énième fois une belle et merveilleuse année, il fait froid dehors, vous vous consolez en mangeant les restes de chocolats de Noël quand tout à coup, vous apprenez la sortie d’un tout nouveau son de Bigflo et Oli ! Ni une, ni deux, vous attrapez votre tout nouveau casque dernière génération fraîchement reçu quelques jours plus tôt, vous ouvrez Youtube et là… « Le rap avant la tempête » envahit vos yeux et vos oreilles ! Zoom zoom zoom…

Basé sur un thème égotrip où Bigflo et Oli s’amusent à casser les codes qui dictent l’image du rap, ce freestyle leur sert surtout à démontrer et imposer, une nouvelle fois, leur style. Certes, « Gangsta » avait déjà donné le ton sur ce sujet quelques mois plus tôt, mais cette fois-ci, c’est avec un style plus ironiquement « trash » que les frères s’expriment. Effectivement, tout est réfléchi et calculé dans ce but, de la première seconde du clip aux premiers mots du texte. On le sait, pour beaucoup, le rap doit être violent et imposant, tant dans ses paroles que dans le message qu’il met en avant. Il doit y avoir du « clash », du « cash » et des gros biscotos. C’est l’image qui prime. La technologie et l’auto-tune amélioreront le reste. L’égotrip est une démarche courante dans le milieu et Bigflo et Oli, en tant que rappeurs, ne dérogent pas à la règle. Ils disent faire du rap, alors donnons aux fans de rap ce pour quoi ils ont été conditionnés, pour leur faire plaisir, rappons « à la mode ». Mais ce serait naïf de croire les frères si influençables. Alors même quand on leur demande « d’être » un peu plus « rap », ils le sont…à leur manière.

C’est par la maturité de leurs mots et la justesse de leur talent que Bigflo et Oli ont su se démarquer dans leur EP avec « Monsieur Tour le monde » ou encore « Jeunesse Influençable ». « Le rap avant la tempête », bien que centré égotrip, est fidèle à ses créateurs.

Les couplets de ce son suivent, tout deux, la même évolution. Les frères commencent par dénoncer le sujet de leur « clash » avant de centrer ensuite le discours sur eux-mêmes et de terminer d’une manière explosive et frappante qui laisse sans voix l’auditeur. Mais, cette similitude est aussi complémentaire. Là où Flo axe sa critique sur le comportement des rappeurs – « Aucun de ces rappeurs ne sont des types respectables, ils ne font que de la merde ou bien se donnent en spectacle » Oli, lui, l’oriente davantage vers l’image qu’ils renvoient – « Ils nous parlent de bloc, de Glock, de codéine, font l’apologie d’la violence, et de la cocaïne. Le budget d’leurs clips ? Une voiture de loc’, une pauvre fille en string, une boite de protéines ».

Ainsi, à eux deux, ils dénoncent tout ce qui les dérangent dans le monde du rap, stigmatisant les rappeurs avec un vocabulaire avilissant, les traitant « d’imposteurs », de « victimes » ou encore de « guignols » faisant un « genre de son » qui a « trop saoulé » Flo et dont Oli aurait « honte de faire partie de [leurs] classements ». En contre-partie, ils ne manquent pas de se valoriser eux-même (égotrip oblige), toujours avec style et finesse dans la construction de leurs phrases ou les mots employés. En effet, certaines répliques des frères sont comme des coups de poing à elles-seules. C’est le but de l’égotrip, bien évidemment et c’est exactement ce que l’on veut : du clash. Mais là où Bigflo et Oli sortent du lot, c’est qu’ils ont compris que les clashs pouvaient être tout aussi justes et subtil qu’explosifs et poignant.

Effectivement, Bigflo et Oli mènent également ce clash égotrip dans la construction de leur texte, autant sur le rythme que sur les sonorités de ce dernier. Bien évidemment, les rimes et les jeux sur les sons sont omniprésents. Dés le début, Bigflo commence fort avec une allitération en -d, puis une autre en -t suivi d’une assonance en -o. Le tout, en seulement quatre phrases. Cela, en plus de donner le ton pour le restant du morceau, saccade le rythme et donne une impression d’attaque, comme des coups qui fuseraient, lancés d’entrée de jeu et créant un effet de surprise.

« Nous, on débite que des rimes de barges, ils ne font que de la Pop, ou bien du Reggae Dancehall. Au cas où tu nous connaîtrais pas, mon frère à mes côtés, mon nom à moi, c’est Bigflo
Ouais, moi, c’est Bigflo, faut que j’enclenche la nitro, les ti-pe tisent trop, racontent des mythos
Différence de niveau au microretourne au bistrot draguer des michtos ».

Et encore une fois, les frères se complètent. En effet, c’est à la fin de son couplet qu’Oli, lui, cogne de ses mots de la même manière que Flo, avec une allitération en -t, des assonances en -é et en -ou mêlées à une triple rime riche en -eur, laissant ainsi le morceau se terminer sur une note de fierté (créé par le son -é) dont le travail de recherche sur la construction est indéniable.

« T’as écouté, t’es dégoûté, et j’ai même pas l’âge de ta sœur, embobiné, tu restes figé, mon flow comme un coup de taser. Je pourrais continuer des heures, l’ambition d’un vainqueur et ton rap périmé nous contamine, hé, sale arnaqueur. Nous, on fait ça pour la foule, avec les gars c’est pour toujours, j’ai peur de m’écrouler un jour, noyé dans le blues et dans tous mes pleurs… « 

De plus, ce qui est remarquable dans ce morceau, c’est l’utilisation de nombreuses figures stylistiques créant des jeux de mots et de sonorités qui rythment et renforcent ce clash. Et une de ces figures de style rondement bien utilisée dans ce freestyle est la prosonomasie. Elle consiste à faire allusion à la ressemblance de sonorités se trouvant entre différents mots dans une même phrase. Elle peut être subtile comme au début du couplet de Flo : « racontent des mythos, différence de micro […] draguer les michtos » ou plus poussée comme ici : «  Oh oui, je suis loco, j’prends jamais de coco’j’ai deux/trois têtes de MCs enfermées dans des bocaux. Donc voilà le topo, amigo, j’suis pas ton poto, j’calcule les totaux, range tes biscotos, ma vie, c’est un Loto. Oh oui, je suis loco, Biggy sur le logo, ça clash sur le net, ensuite ça demande des photos ». Mais elle peut être aussi indéniablement marquante, comme ici, dans le couplet d’Oli : « je les fais tomber comme des dominos, ils sont dominés par les deux minots. Abominables, leurs abdominaux leur servent à que dalle, face au micro, j’écrase ta libido d’ado minable ». Cela donne encore plus de crédibilité à leur égotrip, prouvant à leurs auditeurs que leurs textes sont recherchés et que rien est laissé au hasard. Et ce n’est pas tout, entre autres, Oli nous offre également une jolie métaphore personnifiée : «  le cœur de la musique ici n’a plus de battements » et Flo un magnifique parallélisme aux allures de slogan pouvant rythmer leur début de carrière : « Ils vous donnent de la haine, on vous donne de l’amour ».

Enfin, comme pour accentuer l’égotrip, les frères s’amusent littéralement avec les mots au même titre qu’ils semblent s’amuser dans ce freestyle, donnant une sensation de facilité dans leur façon de mener ce « clash » face au rap français. Nous avons pu le remarquer, plus haut, avec les jeux sur les sonorités mais aussi ici, dans cette partie du couplet d’Oli, où l’assonance en -oé rappellent l’interjection « Olé » synonyme d’encouragement et de réussite dans les corridas et les férias : « On fait que déconner, les rageux sont affolés. Les menteurs on les connaît, tu veux jouer les taureaux ? Olé ! » Aussi, ce côté « joueur » fait écho à leur jeune âge et au fait qu’ils sont souvent catalogués comme des enfants venant rivaliser avec les plus grands noms du rap.

Et l’on ne retrouve pas cela uniquement dans leur texte mais également dans leur clip. En effet, ce dernier est entièrement basé sur un humour qui s’appuie sur leur côté « grand enfant » menant une vie simple et banale. Après avoir pris le contre-pied en proposant un texte très recherché s’opposant aux textes sans fond ni forme des rappeurs qu’ils dénoncent, ils prennent aussi le contre-pied des clips de rap souvent très bling-bling en proposant une vidéo freestyle on ne peut plus simple. Dés les premières images, le décalage est présent : une porte grinçante mettant plus de 10 secondes à s’ouvrir sur un garage on ne peut plus normal et dévoilant Flo et Oli avec leurs amis, autour d’un canapé, en train de prendre un très grand plaisir à chanter avec conviction le générique de Pokémon, bras dessus, bras dessous. Ils frappent encore plus fort en faisant passer ce freestyle pour un défi qu’on leur donne, plus qu’une réelle envie, pour « rapper à la mode », ce qui constitue bel et bien une raison plus qu’enfantine qui contribue à l’ironie qu’ils veulent mettre en avant dans le clip. Et comme si cela ne suffisait pas, nous pouvons observer leurs amis s’amuser pendant que Flo et Oli rappent, se faisant des passes avec un ballon, dansant, riant, reprenant avec eux, en chœurs, la fin de certaines phrases, parfois en les mimant. Cette scène est remplie de complicité et nous procure, nous aussi, un sentiment d’amusement qui amène automatiquement une sensation de sympathie pour ces deux rappeurs toulousains. Et oui, parce-qu’en plus de nous avoir démontré à quel point ils pouvaient être talentueux, ils nous démontrent également qu’ils sont malins. En effet, cette sympathie reflète aussi énormément de sincérité dans leur façon de nous présenter leur rap et leur univers, et ce sentiment positif qui nous envahit rend Bigflo et Oli encore plus convaincants. Aussi, la fin du clip nous laisse croire à une vidéo tournée par erreur, naïvement, accentuant encore plus le côté enfantin, maladroit et ridicule de la scène venant à la fois crédibiliser leur côté sincère, humble et menant une vie tout à fait banale, tout en parodiant l’hypocrisie des rappeurs qui s’inventent une vie luxueuse dans leur clip afin de donner une illusion d’importance.

Ainsi, comme nous avons pu le constater, tout est calculé dans ce morceau, rien est laissé au hasard et tout a son importance. Bigflo et Oli partent, certes, en freestyle, mais ils gardent le contrôle sur tout ce qu’ils font, du début du clip, à la fin de leur texte. Et à en croire le titre de ce son, ce n’est que le début. En effet, quand on analyse la force du « rap » façon Bigflo et Oli, on est en droit de se demander quelle sera la puissance de leur « Tempête »…. To be continued.

Elo-Esperanza

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24 et 25 MAI 2019 – LES STADIUMS DE TOULOUSE

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Photo de missmelosushi

24 et 25 Mai 2019 : deux dates aux allures d’apothéose pour Bigflo et Oli, désormais mythiques pour les Visionnaires, historiques pour les Toulousains. Parti d’une simple blague, ce rêve qui semblait difficilement réalisable, voire complètement impossible dans la tête des jeunes Florian et Olivio a finalement été réalisé et restera à jamais gravé dans les mémoires de chacune des personnes présentes dans le Stadium de Toulouse à ce moment-là.

Ce stadium, c’était un peu comme leur « Lune », celle dont ils parlent dans leur titre « Sur la lune ». On pourrait croire que ce morceau, écrit il y a plusieurs années, jamais sorti mais adoré de leurs proches, est arrivé à la meilleure période. Les frères attendaient que ce soit le bon moment, pour eux comme pour leurs fans, pour le sortir. On ne pouvait rêver mieux niveau timing. Présent sur l’album paru en novembre 2018, les stadiums ont été annoncés 1 mois après et le clip est sorti 3 semaines avant le jour J. Ce stadium, chez eux, à Toulouse, était donc leur objectif ultime, leur « lune », qu’ils n’ont cessé de montrer du doigt et qui est devenu possible. A seulement 26 et 23 ans, 4 ans après la sortie de leur premier album, les deux petits toulousains qui rêvaient d’être rappeurs ont atteint l’apogée de leur rêve.

Et pour les fans, comme pour les simples admirateurs, les voir réaliser cet exploit a suscité une vague d’émotions fortes qui continue, plusieurs jours après, à nous submerger d’un bonheur intense quelque peu nostalgique. Il faut dire que Bigflo et Oli ont mis la barre haute pour nous impressionner. Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, McFly et Carlito, Michel Drucker et Will Smith (rien qu’ça!) lancent le show (qui durera près de 2h30) en conseillant les frères sur l’organisation du spectacle dans une vidéo de près de 5 minutes ! Bien entendu, fidèles à eux-même, tout ceci est basé sur une trame de dialogue humoristique laissant Bigflo et Oli pas très avancés sur le sujet.

Le concert commence : « Nous Aussi 2 », suivi d’un medley reprenant les titres du 1er et du 2ème album. Les morceaux les plus connus sont bien sûr repris en entier comme « Alors Alors », « Plus tard » mais aussi «  Je suis », toujours aussi émouvant ou « Demain » toujours aussi entraînant. Le tant attendu « Rentrez chez vous » à fait frissonner les 60 000 personnes venues assister aux deux shows, le passage de Flo évoquant sa mort les a fait fondre en larmes… « Bienvenue chez moi », quant à lui, a fait chanter fièrement les fans venus des quatre coins de la France pour applaudir leurs artistes favoris et enfin « Dommage » a été entonné à l’unisson par plus de 30 000 personnes, les deux soirs.

Mais, sans hésitation, c’est le morceau « Sur la Lune » qui a le plus marqué ce spectacle le rendant inoubliable et exceptionnel. En effet, annoncé par une nouvelle vidéo humoristique mettant en scène une discussion entre les frères et Jamel Debbouze, c’est une lune géante qui a envahi la fosse du Stadium. Suspendue à des fils, elle a tourné au-dessus de nos têtes, suivant parfaitement le rythme de la chanson. Une lune géante si proche de nous, la rendant accessible, mettant symboliquement nos rêves et nos objectifs à porté de main, pour qu’on la montre du doigt, pour que ça devienne possible… Comme à leur habitude, Bigflo et Oli ont allié le fond et la forme de leur titre, même en live, accentuant ainsi son message, tout en rendant le moment spécial et unique. Enfin, cerise sur le gâteau, le concert mythique s’est terminé par un magnifique feu d’artifice sur la chanson « Don’t stop ’til you get enough » de Michael Jackson, dernière star à avoir fait un show au Stadium de Toulouse…il y a 27 ans !

La pluie n’aura donc pas arrêté la motivation des Visionnaires à mettre le feu au Stadium de Toulouse (parce-que « La pluie ! La pluie ! On s’en bat les … » entonné fièrement par Flo et Oli, puis tout le monde, le soir du 24). Même si, ne le cachons pas, elle a tout de même eu un certain impact sur la mise en place et l’organisation initialement prévues du spectacle. L’émotion était cependant largement au rendez-vous. Les frères ont de nombreuses fois eu beaucoup de mal à la cacher. En effet, un événement a particulièrement ému tous les Visionnaires présents le soir du 25. Et rien que de l’évoquer, même par écrit, ma gorge se serre… Au moment de commencer la dernière chanson du show, « Il est où ton frère », Flo n’a pas pu retenir ses larmes, l’empêchant de continuer son couplet. Il faut dire que, déjà, cette chanson est particulièrement émouvante quand on connaît la relation fraternelle qui lie Flo et Oli. Alors on peut s’imaginer l’émotion présente, autant pour eux que pour nous, au moment de la chanter, qui plus est, pour clôturer le show le plus important de leur vie. Sous les cris encourageants des fans, et les bras réconfortants de son frère, Bigflo s’est littéralement effondré sur scène, submergé par les émotions. Il dira sur les réseaux sociaux : « Je me suis écroulé sur scène comme on s’écroule à la fin d’un marathon qui a duré toute une vie ». Ces mots veulent tout dire… et sont si forts à la fois.

Voilà comment les Stadiums se sont terminés. Sur une vague d’émotions fortes qui aura marqué au fer rouge ces dates mythiques, historiques et à jamais inoubliables. Le show était exceptionnel. Bigflo et Oli nous ont sorti le grand jeu et le pari de remplir le stade de leur ville est plus que réussi. On pourrait alors se demander ce qu’ils pourraient avoir à accomplir maintenant ? Quel pourrait être leur prochain objectif ? Remplir un stadium deux soirs d’affilé est un rêve que beaucoup d’artistes, malgré leur talent et leur succès incontestables, n’atteignent jamais. Eux, ils l’ont fait en à peine 5 ans de carrière…

Quoiqu’il en soit, Bigflo et Oli ont marqué l’Histoire. LEUR HISTOIRE, l’histoire de LEUR VILLE mais aussi l’histoire de tous LEURS FANS, nous, les Visionnaires. Nous n’oublierons pas ces deux dates historiques durant lesquelles nous avons chanté, pleuré, dansé, re-pleuré, crié, kiffé… Mais pas seulement. Nous n’oublierons pas non plus tous les « à-côtés » de ces dates, les rencontres que nous avons faites mais aussi les moments que nous avons passés à visiter la belle « ville rose » qu’est Toulouse en faisant, pour la plupart d’entre nous, un petit tour au Pop-Up Store Visionnaire, le magasin éphémère de leur marque de vêtement. Tous ces moments-là font aussi partie des souvenirs que nous aurons des Stadiums de Bigflo et Oli, nous, les Visionnaires. C’est aussi cela qui contribue à l’aspect mémorable de ces deux dates.

Ils auront aussi réussi ça, « ces deux-là » : nous réunir, tous ensemble, leurs fans, pour quelques instants, ou jusqu’à la fin…Qui sait ? Je pense qu’ils ne s’imaginent pas le nombre d’amitiés ou d’amours nés grâce à eux. Pour beaucoup, ça vaut tous les stadiums du monde…

Alors merci du fond du cœur les gars ! Merci de nous faire vivre des moments et des sensations pareilles. Nous sommes fiers de vous ! Vous avez réalisé votre rêve et on était là pour le voir de nos propres yeux, en tant que fans. On a hâte de vous accompagner pour vous voir réaliser les 100 prochains autres…

One Love.

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Photo de Younès Dolci

Elo-Esperanza

Article que j’ai écrit quelques jours après les Stadiums, anciennement présent sur le site de la Team Visionnaires, groupe fan de Bigflo et Oli, dont j’étais l’une des gérantes. Aujourd’hui, le groupe fan a changé de nom et se retrouve sur insta avec lesinfosdebeto et sur un groupe de discussion : discord .

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RETOUR SUR… LE PREMIER BERCY DE BIGFLO ET OLI (AccorHotels Arena)

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Photo de OdieuxBoby

En décembre 2018 a eu lieu le premier grand rendez-vous des visios (avant le Stadium de Toulouse), le concert le plus attendu de Bigflo et Oli, après une grande et magnifique tournée des Zéniths dans toute la France : le live à l’AccorHotel Arena de Paris-Bercy !

Initialement prévu le 8 Décembre de cette même année, celui-ci a dû être déplacé au lendemain suite aux grèves et aux violences de celles-ci sévissant dans tout le pays et particulièrement à Paris. Au grand dam de tous ceux qui n’ont pas pu, eux-aussi, déplacer leurs activités, leurs billets de transports ou autres empêchements (fans comme artistes invités par les frères), le concert a finalement eu lieu, le lendemain, le dimanche 9 Décembre 2018.

Pour l’occasion, plus de 16 000 fans étaient attendus pour célébrer « La Vraie Vie » sur scène avec les deux frères toulousains et de nombreux invités comme MC Solaar ou Vianney. Environ 12000 étaient tout de même présents malgré les changements. L’Association Team Visionnaires, ancien groupe fan des deux frères, réunie au grand complet ce jour-là, avait même préparé un petit goûter pour ses adhérents afin de les faire patienter dans la file d’attente.

Mais alors, qu’en avez-vous pensé les visios ?

Beaucoup ont trouvé que clôturer cette tournée dans une salle aussi grande et mythique que celle de l’AccorHotel Arena était une superbe idée. Ainsi nous avons pu tourner la page et fermer le livre de « La Vraie Vie » en étant au summum de notre fierté de fans.

Marguerite: « C’était bouleversant, émouvant et absolument incroyable. J’ai pleuré au rythme des larmes de Flo, comme une enfant le jour de Noël. Juste pour ce moment, merci à eux. »

Amélie : « Une très belle clôture de tournée. Un moment unique et inoubliable, une ambiance top et surtout beaucoup d’émotions. »

Elina : « Un concert très touchant qui clôturé a merveille leur tournée pour redémarrer de plus belle par la suite, un réel plaisir ! »

Alice : « Immense et drôle de croiser pleins de gens avec les habits visionnaire (dans et autour/a l’extérieur de Bercy) »

D’autres ont eu le sentiment de vivre quelque chose d’historique dans la vie d’un visionnaire. Le premier « Bercy » des frères pour lequel ils pourront dire : « On y était ! ».

Lauréline : « Magnifique moment, juste top ! On a tous été ému et on s’en souviendra comme date historique pour leur 1er bercy ? »

Romy : « Être là quand leur rêve de gosse est réalisé c’est juste génial, et surtout la dernière date de la tournée donc pour moi ça serais le mot émouvant qui qualifierait le plus cette date ? »

Alexia : « Le meilleur concert de ma vie ? Voir les frères réaliser un rêve d’enfant sous nos yeux, c’était juste waouh….ils ont tout donner malgré les problèmes qui ont chamboulés l’organisation. C’était le rendez vous des visionnaires, on venait de toute la France et ça c’est beau, on est le meilleur public. »

Marina : « Ils se donnent à fond on ressent vraiment l’énergie on est vraiment dedans à chaque fois dans l’ambiance de la musique interprétée et les transitions sont tops surtout qu’ils sont drôles et Mc Solaar qui est venu c’était super cool »

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Photo de Flore MOREL

Ce côté historique s’est aussi ressenti au travers de la sensibilité des visios ayant été nombreux à relever le caractère émouvant et bouleversant du moment. Voir les frères sur scène, certains pour la première fois, a dû en faire trembler de joie plus d’un. De plus, les nombreux passages où les frères ont laissé eux-aussi parler et transparaître leurs émotions n’a pas laissé indifférent nos petits cœurs de visionnaires…of course !

Carla : « Émotion, amour, et bienveillance. Voir les yeux des frères pétillants, pleins d’amour c’était génial ! Ultra émouvant ! Et tout ce monde réuni à chanter les mêmes chansons, être en symbiose, c’était merveilleux »

Leyane : « L’un des meilleurs concerts des frères qu’ils ont pu faire ! Tous se réunir pour ce dernier show était si beau et bien sûr une grosse pensé à tout ceux qui n’ont pas pu venir »

Maxou : « À la fin le discours de flo et d’oli ultra émouvant, flo à limite pleurer et ils m’ont fait pleurer ? »

Sophie : « Stressant à cause du changement de date mais très émouvant et bouleversant »

Et bien entendu, cela a évidemment contribué à la superbe ambiance de cette soirée inoubliable, où nous étions réunis, nous, les fans, pour vivre notre passion pour Bigflo et Oli et fêter leur premier concert dans cette mythique salle parisienne comme il se doit !

Manon : « Une bonne fin de tournée riche en émotion, j’ai passé un concert merveilleux je me suis vraiment éclaté. Ils étaient juste au top et dans leur élément, je pense que tout ceux présent ont pu ressentir leur fierté d’être sur cette scène, j’ai pleuré à la fin mais c’était parfait »

Nao: « C’était mon tout premier concert, et comment te dire que rien qu’en écrivant ce message j’en ai encore des frissons !! c’était juste magique, y’a pas d’autres mots, lorsqu’ils ont chanté « je suis » j’étais en larmes à la fin, de même pendant les remerciements…
bref je veux tellement y retourner et j’ai si hâte d’être le 26 octobre ? »

Mais il est clair que tout cela est bel et bien lié au fait que les Visionnaires sont une grande famille. A l’image du groupe Team Visionnaires, ancien groupe fan de Bigflo et Oli et très actif à l’époque, qui a eu pour volonté de réunir les fans de Bigflo et Oli pour qu’ils puissent partager leur passion commune sur les réseaux sociaux, de nombreuses amitiés sont nées, souvent virtuelles, mais devenant réelle et extrêmement forte pour beaucoup. Aujourd’hui, le groupe fan a changé de nom et se retrouve sur insta avec lesinfosdebeto et sur un groupe de discussion : discord .

Marie :« Concert très touchant qui a clôturé en beauté cette (longue) tournée de folie !! Beaucoup de visionnaires étaient présents, je pense qu’on est beaucoup à avoir fait de belles rencontre à Bercy, rien que pour ça merci aux frères! »

Lisa : « Une clôture de tournée juste magnifique, des rencontres magnifiques que j’ai pu faire grâce aux frères, beaucoup de rire pendant l’attente, et beaucoup de larmes pendant le concert. Encore une fois bravo à eux »

Césaria : « Des rencontres inoubliables, passer par autant d’émotion en un seul concert c’était perturbant: rire, surprise, larmes et une indicible joie ! Merci à Bigflo et Oli de nous permettre de nous échapper de nos vies pendant quelques heures »

Apolline : « Tout simplement un concert magnifique. Qui a clôturé le cycle de la Vraie Vie ce qui rend triste, mais qui a en a ouvert un nouveau, celui de la Vie De Rêve »

Et preuve de cette entraide et de ce sentiment familial qui anime les visios, c’est que même quand certains d’entre nous ne sont pas dans la possibilité de profiter d’un concert des frères, nous trouvons des solutions pour y remédier. Et ces gestes sont vraiment magnifiques…

Maëlyne : « Un changement de date qui m’a empêché de venir mais pas empêché de le vivre à travers l’écran (merci infiniment à Pauline) et même à travers cet écran c’était incroyable, l’ambiance était folle, on sentait que c’était spécial pour eux et donc pour nous ! Ils m’ont fait chialer les cons ! Bref ça devait être fou !! »

En tant qu’une des cinq gérantes de la Team Visionnaires à l’époque, j’étais bien évidemment présente lors de cet événement si important pour les frères et les fans. Nous les suivons, toutes les cinq, depuis leur début avec leur EP « Le Trac » ou bien leur premier album « La Cour des grands ». Les voir sur une si grande scène, dans une salle si mythique, immense et surtout complète six mois à l’avance nous a véritablement remplies de fierté.

C’est ça qui fait la force de n’importe quel fan se retrouvant mêlé au contact des artistes qu’il admire. Il oublie ses problèmes, s’amuse et crée des liens avec d’autres personnes partageant, sans les connaître, des choses importantes avec eux. Des liens se créent et des amitiés naissent… Et qui sait, peut-être qu’un jour, il n’y aura pas que des amitiés qui naîtront… Et ça, c’est la plus belle des récompenses que d’avoir été fan ou d’être fan peut nous apporter dans nos vies. Des relations, du contact humain, ce sentiment de ne pas être seul et cette générosité que nous retrouvons dans nos partages.

Mythique, émouvant et « visionnaire » : voilà comment l’on pourrait donc le qualifier. Sans compter qu’encore une fois Bigflo et Oli ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour nous surprendre et nous faire plaisir. Mission accomplie. Ce live restera gravé dans nos têtes, et dans nos cœurs.

Merci aux visios ayant donné leur avis pour la participation à cet article. Cet article a été écrit par mes soins quelques jours après le concert et était présent sur le site de la Team Visionnaires.

Elo-esperanza

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Photo de OdieuxBoby

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AIMER C’EST TOUT DONNER

« Aimer c’est tout donner » de Natacha St-Pier, tiré de son album sur Sainte Thérèse de Lisieux.

« Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même… » 🙏

Cela prête à méditer…

Car aimer est loin d’être facile…. Que nous le voulions ou non, nous avons tous des attentes, des envies, une vision de l’amour qui se heurte à celle de l’autre…

A ce titre, le livre « Les langages de l’amour » de Gary Chapman est très intéressant pour nous aider à comprendre comment chacun aime et le montre à l’autre. Le concept de l’auteur est qu’il existe 5 manières de manifester l’amour, qu’il a nommé les 5 langages de l’Amour.

Selon lui, nous avons chacun notre langage, qui ne correspond pas forcément à celui de l’autre, ce qui peut poser problème dans une relation amoureuse ou amicale.

Il y a :

    1.Les paroles valorisantes

    2.les moments de qualité passés ensemble

    3.les cadeaux

    4.les services rendus

    5.le toucher physique

Selon Gary Chapman, il faut donc savoir comment fonctionne notre partenaire et utiliser son langage de l’amour. Ainsi, il comprendra nos manifestations d’amour envers lui, et cela évitera ainsi de nombreux conflits et de nombreux doutes. L’autre est censé faire de même avec son ou sa partenaire, bien entendu. Si votre langage de l’amour c’est les moments passés ensemble, alors c’est quand votre partenaire passera du temps avec vous que vous comprendrez au mieux qu’il vous aime. Et vice versa, c’est en passant du temps avec lui que vous lui démontrerez au mieux votre amour pour elle ou pour lui. Cependant, si le langage de votre partenaire est « les cadeaux », alors passer du temps avec lui ou elle lui fera sûrement plaisir mais ne le satisfera pas complètement. Vous comprenez ? (A noter, que les cadeaux ne sont pas obligatoirement payants)

Cette lecture est réellement intéressante quant à notre relation aux autres. Je vous la conseille. Vous pouvez vous la procurer en cliquant ici.

Sur le même sujet, le spectacle « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », adapté du best-seller du même nom, est également une bonne analyse des relations de couples et des différences hommes/femmes.

Aimer, pour moi, c’est faire passer les intérêts de l’autre avant les miens. J’aime donner aux autres pour qu’ils se sentent bien, soulagés, aimés. Ma foi m’encourage à cela. Mon langage de l’amour serait donc à la fois les services rendus et les cadeaux.

Et si l’autre fait de même avec moi, alors il ne peut y avoir que de l’harmonie entre nous. Et, si on y regarde de plus près, Gary Chapman dit également qu’aimer implique inexorablement de mettre en avant les intérêts de l’autre.

Sur le papier, c’est facile. Simple. Logique.

En pratique… Aïe Aïe Aïe ! 😅

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut s’oublier soi-même, attention ! Cela signifie qu’aimer implique l’autre et l’inclus dans le schéma de notre vie. Il faut « combiner » avec lui autant qu’avec nous-même. Et comme personne n’est parfait, que nos personnalités sont différentes, que chacun porte en lui un passif émotionnel et sentimental parfois lourd, la mise en place de l’amour dans notre vie est souvent bancale, hésitante, maladroite ou destructrice… et les conflits, les incompréhensions et les doutes deviennent alors fréquents…

Souvent je me demande comment aimer peut-être à la fois si simple et si compliqué en même temps ?

Et vous, c’est quoi aimer, pour vous ?

Elo-Esperanza

« LE PARIS DES MERVEILLES » DE PIERRE PEVEL

« Paris, début du XXe siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles. »

Tout ce que j’aime. Tout ce que j’adore. Tout ce qui me passionne réunis dans une seule histoire, et qui plus est, écrit par un auteur français, dont l’histoire se passe en France, à Paris ! Bref…Cocorico !

C’est vrai que la littérature française regorge difficilement d’histoires fantastiques ou merveilleuses. Il n’en est pas de même pour la fantasy par contre.

« Le Paris des Merveilles » est un roman de fantasy écrit par Pierre Pevel au début des années 2000.
C’est aussi le sujet de mon Mémoire de 1ère année de Master. Je vais étudier les mondes possibles et alternatifs de la littérature de l’imaginaire à travers cette œuvre (notamment).

L’histoire du « Paris des Merveilles » est une sorte de Sherlock Holmes à la française où la magie se mêle aux enquêtes policières du Paris de la Belle époque (début du XXème siècle).

C’est une histoire qui m’a vraiment passionnée. Je me perds à la lire pendant des heures, sans m’arrêter, tout en prenant des notes. Parfois dans la journée, l’histoire me manque et j’ai hâte de m’y replonger… Vraiment, à part pour Harry Potter, j’ai rarement ressenti ça pour un livre !
L’auteur est un auteur omniscient, qui s’adresse souvent aux lecteurs et qui fait preuve de beaucoup d’humour ! Cela donne vie au livre autant qu’à l’histoire, comme s’il s’adressait vraiment à nous pour nous raconter ce qu’il sait. Tout au long de l’intrigue, de très nombreuses références – que je qualifierai d’historico-politico-fantastico culturelles – sont présentes et contribuent à ancrer le roman dans une sphère à la fois familière et fictive.

Les lieux, les décors et les références insèrent le récit dans une réalité alternative tout en y insérant la magie nécessaire à la fantasy. Les personnages n’en sont que plus intrigants. Qu’ils soient connus, réels ou non, pour lesquels on connaît, parfois, l’histoire, la biographie, les exploits, ou bien, la légende, on est toujours curieux de constater leur vie alternative.

Car oui, dans le Paris des Merveilles, Merlin existe réellement, Gulliver à vraiment été dans le monde des Lilliputiens, les effets spéciaux de nos films sont dus à la créativité d’un magicien et les histoires fantastiques de Jules Verne finissent par prendre vie ! On en arrive à douter, en tant que lecteur, de la véracité de ce qu’on a pu nous raconter dans nos cours d’histoire tant on aimerait que le passé se soit réellement déroulé ainsi.

Bien entendu, nous ne pouvions pas parler d’un roman sans en évoquer ses personnages. Les héros de l’histoire du « Paris des Merveilles » sont de véritables personnages charismatiques aux caractères bien déterminés et à l’apparence stéréotypée. Ils sont au nombre de trois, même si deux personnages se démarquent plus précisément que le troisième : Il s’agit de trois héros fictifs qui portent les noms de Louis Griffont, la baronne Isabel de St Gil et Cécile de Brescieux. Dans cet univers teinté de merveilleux évoluent des personnages variés et en nuances. Chacun est clairement identifiable avec une identité propre et reconnaissable, des points forts et des points faibles, des manies et des habitudes qui les rendent crédibles et attachants.

Louis Griffont est un magicien. possède son cabinet sur l’île Saint Louis à Paris, dans lequel il reçoit – sur Rendez-vous – des clients venant lui demander conseil sur des affaires – personnelles ou non – liées à la magie. Étourdi, créatif, dans les nuages, loyal, courageux, Louis Denizart Hippolyte Griffont se lance dans les enquêtes et les défis avec soin, détermination, prudence et courage. Homme élégant, aimant la simplicité, il est toutefois le stéréotype de l’homme bourgeois, cultivé et modeste, du début du XXe siècle, aimant la tranquillité et le calme.

Cécile de Brescieux est une magicienne appartenant à une autre confrérie que Griffont. Néanmoins, ils n’en sont pas moins complices et s’entraident dès qu’ils le peuvent, même si cela n’est pas toujours perçu d’un bon oeil par leurs confrères. Son côté bourgeois et précieux la rend quelque peu froide et distante. Elle semble être hautaine alors qu’elle est très altruiste et bienveillante. Elle et Griffont se retrouvent régulièrement sur des enquêtes souvent liées, parfois dangereuses et pour lesquelles Griffont n’hésite pas à accourir au moindre problème pour sauver la vie de sa tendre amie, ce qui a le malin plaisir d’agacer au plus haut point la baronne de St Gil.

La baronne Isabel de Saint Gil, justement, partage quant à elle une histoire à la fois passionnante et tumultueuse avec Griffont. Elle est diamétralement l’opposé de Cécile de Brescieux. Pour la Belle Époque où les femmes n’ont pas encore beaucoup de droits et doivent surtout se marier, élever les enfants et tenir la maison, Isabel, elle, est une rebelle aventurière qui ne peut tenir en place. Ancienne fée devenue enchanteresse, elle se révèle être une aide précieuse dans les enquêtes de Griffont.
Bref, passionnant, même si l’amatrice de fantasy qui sommeil en moi aurait aimé voir encore plus de magie, de créatures fantastiques et d’exploration de l’OutreMonde (mais c’est le seul bémol).

Si vous aimez le merveilleux tout en aimant tout de même garder un pied dans notre monde bien réel, vous serez servi avec cette histoire où deux mondes parallèles communiquent : le nôtre, et celui du monde magique. De plus, le contexte de la Belle Époque contribue à alimenter l’imaginaire du merveilleux en nous faisant croire que cela se passait réellement comme ça au début du 20ème siècle. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que l’on se prend très vite au jeu de cette histoire, de ses énigmes et de ses enquêtes !
Si vous aimez les fées, les dragons, les mages et la magie, tout en vous baladant dans les rues de Paris, je vous le recommande sans hésiter !

Petite interview de Pierre Pevel, l’auteur du « Paris des Merveilles »

Moi j’y retourne, j’ai un mémoire à écrire et une soutenance à préparer !

MAJ : Mémoire et soutenance validée 14/20

Pour vous procurer le livre :

Fnac

France Loisirs

Éditions Bragelonne (avec ebook)

Elo-Esperanza

« CRUELLA » – LE FILM (NO SPOILERS)

Hier, avec mon chéri, Romain, nous sommes allés voir le film « Cruella ». On ne s’attendait pas à rester scotchés devant le film tant est génial !

Cruella est pourtant loin d’être une méchante qui a su retenir mon attention depuis petite, tout comme le Disney ou les films sur les « 101 Dalmatiens ». Je sais, bien entendu, que je les ai vus, à plusieurs reprises même, mais sans qu’ils ne figurent dans mon TOP 10 de mes Disney préférés. Et pourtant, quand on connaît mon amour pour les chiens, on pourrait facilement penser le contraire.

Cependant, en tant que fan de Disney, je ne peux laisser un nouveau film sortir sans le voir au moins une fois. C’est donc motivée, certes, mais pas excitée non plus, que je suis allée voir « Cruella » au cinéma. De même, Romain, pas très grand fan de Disney, m’a accompagné afin de sortir et de me faire plaisir, mais sans grande conviction non plus.

Quelle ne fut pas notre surprise !

Tout d’abord, la B.O du film est ultra bien choisie. Essentiellement rock et sensuelle à la fois, à l’image trash et classe de Cruella, elle accompagne le personnage dans tous ses états d’âmes tout en mettant en avant les années 70, époque dans laquelle le film se déroule. Mon chéri à passé son temps à toutes les shazamer pour pouvoir les réécouter après le film. Entraînante, la B.O contribue à nous emporter dans l’histoire et à nous faire, un temps soit peu, vivre les émotions de Cruella. Bref, la B.O donne vie au film !

A la manière du film « Le Diable s’habille en Prada », la mode est également un élément essentiel du film et les costumes le sublime parfaitement. Ainsi, le film est un plaisir à voir autant qu’à écouter !

L’histoire, quant à elle, nous tient en haleine du début à la fin ! Je n’ai pas regardé l’heure une seule fois durant la séance, je n’ai pas vu le temps passer et à la fin, j’étais prête à le revoir une deuxième fois ! Ça veut tout dire, non ? C’est incroyable comme Disney arrive à nous faire ressentir de la compassion et de la compréhension pour des personnages « vilains » de notre enfance. Ils en deviennent attachants et surtout, ils nous apparaissent en tant qu’humain ! On peut se reconnaître à travers eux, comprendre nos maux, notre mal-être ou certains de nos travers et vivre, ainsi, comme une certaine thérapie. Cela peut vraiment être enrichissant. Ces « vilains » nous apparaissent comme nous, au final. Ce ne sont plus des monstres à nos yeux, mais des personnes, des êtres humains, sensibles et réfléchis, que la vie n’a malheureusement pas gâtés… Et c’est cela qui nous tient tant en haleine durant les 2h14 du film.

Ajouté à cela un scénario qui tient la route et des acteurs charismatiques, vous avez un succès mondial au box-office !

On pourrait chercher à savoir si l’histoire de Cruella pourrait coller avec la version Disney des « 101 Dalmatiens » que l’on connaît tous depuis notre enfance. On pourrait également se demander si cette version de l’histoire de Cruella est vraie. Je répondrai que cela n’a pas d’importance. Personnellement, je prends le fait que ce soit la même firme – à savoir Disney – qui soit au contrôle des deux histoires (celle des 101 Dalmatiens et celle de Cruella) comme étant un gage de véracité quant à l’origine de ces scénarios. Si ce n’est sur les dates, je pense que la firme a pour but de maintenir une certaine cohérence entre ses œuvres et j’y crois (Même si « Les 101 Dalmatiens » a été écrit par la romancière britannique Dorothy Gladys « Dodie » Smith en 1956, que Disney a adapté ce roman en dessin animé en 1961 et que le film Cruella se déroule dans les années 70).

Et quand bien même ce n’était pas le cas, je regarde ces films comme des fins possibles et alternatives aux histoires que l’on connaît déjà, un peu de la même manière que je lis les réécritures des histoires Disney de chez Hachette Heroes Collection. Cette dernière réinvente les versions des grands classiques de Disney de notre enfance en changeant un seul détail à l’histoire que l’on connaît tous. Mais ce détail fait toute la différence et crée ainsi une nouvelle intrigue. Par exemple, dans ces éditions de livres en collaboration avec Disney, la version revisitée de « La Belle et la Bête » donne une existence à la mère de Belle et une explication à son absence dans l’histoire originelle. Est-ce la véritable histoire de la mère de Belle ? Je ne sais pas… mais c’est une alternative tout à fait plausible, comme tant d’autres. (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer sur le lien qui suit pour en savoir plus >>>ICI<<<)

En d’autres termes, que Disney se permettent d’inventer des histoires alternatives à certains personnages de notre enfance ne me dérange absolument pas. Au contraire, ça ne fait qu’agrandir le fabuleux monde de Disney en plus d’agrandir notre imagination et nos rêves d’enfants. Moi, perso, je suis fan !

Alors, si ce n’est pas déjà fait, n’attendez plus, et foncez voir « Cruella » au cinéma ! Sinon, dites moi ce que vous en avez pensé en commentaire 😉

Elo-Esperanza

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Dernières nouvelles du blog

BREF… JE SUIS UNE POUFSOUFFLE

« Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s’rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
 » Le Choixpeau Magique

Moi qui ai longtemps adulé les Gryffondor à l’idée de vivre une aventure avec Harry, Ron et Hermione… Non, je suis une Poufsouffle.

Tous les tests sont unanimes, et les traits de caractère de cette maison, il faut le reconnaître, sont ceux qui me correspondent le plus parmi les 4 maisons emblématiques et légendaires de Poudlard.

Les Serpentards sont trop rusés et opportunistes pour moi. Ils recherchent à tout prix le pouvoir et la réussite. Ils veulent que la lumière soit sur eux, tout le contraire de moi ! Les Serdaigles sont trop créatifs et excentriques à mon goût, je suis quelqu’un de très calme et réservé. Cependant, leur attrait pour les arts me fait un point commun avec eux même si je ne cherche pas à le mettre en avant. Les Gryffondors sont trop aventuriers et hardis… Je me retrouve quand même beaucoup en eux car j’aime l’aventure, sans forcément la rechercher pour autant, et je pense être courageuse si une situation le demande. Je sais également défendre mes idées et les causes que je trouve justes. Cependant, je ne me vois pas comme une héroïne et je ne veux pas que les gens me voient comme ça, et je n’ai pas, non plus, une âme de leader ou de meneuse. Après Poufsouffle, Gryffondor est donc tout de même la maison pour laquelle je me sens la plus proche concernant ma personnalité.

Les Poufsouffles, eux, sont réputés pour être bons, justes et loyaux tout en étant des travailleurs acharnés recherchant la sagesse et la culture. Ils sont bienveillants et gentils en plus d’être modestes et sincères. On dit d’eux que leur plus grande qualité est la patience. Cette dernière m’est très souvent attitrée par mes proches. Mon côté prof (que j’étais) confirme mon goût pour la culture, la bienveillance et la justice et ma foi, elle, me pousse toujours à rechercher la vérité et la sincérité. Bref, il est vrai, mon caractère correspond tout à fait à la maison Poufsouffle !

Les Poufsouffles ont un blason aux couleurs or et noir et leur emblème est un blaireau. C’est Helga Poufsouffle qui en est la fondatrice au moment de la création de Poudlard. La directrice de cette maison à l’époque des aventures d’Harry Potter est le professeur de botanique Pomona Chourave, qui a sauvé les victimes du Basilic avec de la mandragore dans Harry Potter et la Chambre des Secrets. La salle commune des Poufsouffles est située aux sous-sols, à gauche des cuisines . Pour y accéder, il faut toquer au rythme des syllabes de « Helga Poufsouffle » sur le deuxième tonneau en partant du bas, au milieu de la deuxième rangée. Si le nombre de coups ou le bon tonneau sur lequel toquer n’est pas respecté, un flot de vinaigre se déverse sur l’intrus. Son fantôme est le moine gras, glouton, mais surtout le plus gentil des revenants. C’était aussi la maison de Norbert Dragonneau, auteur du manuel Vie et habitat des animaux fantastiques et héros de la saga cinématographique Les Animaux Fantastiques. Elle a aussi vu passer entre ses murs Cédric Diggory, mort lors du Tournoi des trois sorciers.


C’est une découverte pour moi. En tant que fan, cela va vous paraître bizarre, mais je n’avais jamais cherché à connaître ma maison car je me demandais toujours sur quels critères les questionnaires se basaient pour être crédibles. Mais je me suis finalement prêtée au jeu… et voilà le résultat. Je suis assez fière au final. Bien sûr que Gryffondor me faisait de l’œil, influencée par la saga Harry Potter, on ne va pas se mentir. Il ne me reste plus qu’à me trouver la panoplie complète de ma maison et à m’acheter la bonne collection de la version collector des livres !

Mais quelle importance me diriez-vous ? Oui, c’est vrai… Après tout, soyons réalistes, je ne serais jamais allée à Poudlard de toute façon. Non pas que cette école n’existe pas (hou ça non ! Elle existe, bien sûr ! …Quelque-part, bien cachée de nos yeux de Moldus !), mais parce que je suis française et que je serais donc allée à BeauxBâton, l’école de sorcellerie française… Et oui ! Poudlard, c’est l’école anglaise !

Bref, j’aurais pu être une Poufsouffle…

Et si, vous aussi, vous voulez savoir à quelle maison vous appartenez, voici quelques liens de tests intéressants :

Quelle maison de Poudlard est faite pour moi ?

Test 1

Test 2

Test 3

Test 4

Test 5

Test 6

Dites-moi vos résultats en commentaires 😉

Elo-Esperanza

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LA POÉSIE…EN 366 JOURS

À chaque jour son poème. ✍

C’est le principe de cet Almanach paru en novembre 2020 aux Éditions SelaProd. À chaque page, un nouveau jour, un nouveau poème d’une nouvelle personne. Chaque jour, en vous levant, en prenant votre petit-déjeuner, en arrivant au bureau ou même sur le trône, vous commencerez votre journée par de jolis mots, en rime ou en prose, qui vous conteront une histoire courte ou une pensée. 📆

365 auteurs…que dis-je ? 366 auteurs (et oui, il faut penser aux années bissextiles.) réunis, c’est le pari fou que s’est lancé durant le confinement, Romain Boulmé, aidé de son associé Laëtitia.

Poète passionné par les mots, président d’une association de Slam, Romain Boulmé dit « Suerte » est aussi perfectionniste dans son travail qu’hyperactif dans ses projets ! Il déborde d’envie, de passion, d’idée et ne s’arrête que lorsqu’il a atteint ses objectifs, même si cela doit lui prendre plusieurs années. Il est d’ailleurs en train d’écrire (et de finaliser) un livre psycho-généalogique basé sur des recherches qu’il a commencé il y a 20 ans sur ses propres ancêtres. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous ses écrits sur son site romanito-suerte.com. De plus, avec Laétitia, son associée au sein de la maison d’édition SelaProd, ils travaillent ensemble sur l’élaboration d’une anthologie ayant pour but de réunir mille et une plumes. Et oui, je vous l’ai dit, il ne s’arrête jamais !
D’ailleurs, si le cœur vous en dit, vous pouvez participer à cette anthologie. Pour cela, je vous invite à cliquer sur ce lien où toutes les modalités de participation sont expliquées : Cliquez ici

Personnellement, je l’ai sur mon bureau, au travail. Tous les matins, j’arrive et je prends 5 min pour lire le poème du jour. Cela me permet de commencer la journée sereinement et paisiblement. Parfois, les poèmes me touchent, me font réfléchir, ou me donnent, à mon tour, envie d’écrire. Je suis d’ailleurs présente dans cet Almanach, au 18 octobre (jour de mon anniversaire). D’autres me parlent moins sur le moment, mais me parleront peut-être plus tard, ou parleront à d’autres. L’avantage de cet Almanach, c’est qu’il est perpétuel, autrement dit, il n’y a pas d’année. Vous pouvez donc l’utiliser chaque année et le recommencer. Vous allez me dire : « Quel est l’intérêt de relire des poèmes d’une année sur l’autre ? » La réponse est justement plus haut. Outre le fait que, d’une année sur l’autre, vous ne vous souviendrez pas de tous les poèmes lus, ceux qui ne vous ont pas touchés l’année d’avant, vous toucheront peut-être l’année d’après. Les émotions, les expériences et les états d’âme ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre, notre sensibilité aussi. Ce détail rend cette anthologie encore plus intéressante !

Bref, cet Almanach est une petite pépite de bien-être pour commencer sa journée, redécouvrir les mots et sortir des écrans. Il fait aussi office de très beau cadeau à offrir.
Si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur ce lien pour vous en procurer un ou tout simplement contacter directement Romain Boulmé ou Sela Prod. Les liens sont justes ici : 

  • Pour vous procurer l’Almanach des 366 auteurs ou d’autres livres édités par SELAPROD : Cliquez ici
  • Pour contacter Romain Boulmé dit « Suerte » : Cliquez ici
  • Pour contacter SelaProd : Cliquez ici

    Sur ce, je vous laisse découvrir ce recueil par vous-même… 😉
Une partie des livres édités par SelaProd

Elo-Esperanza

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ET SI LA MAGIE EXISTAIT ?

Le personnage de Rumpelstiltskin, joué par Robert Carlyle, dans la série à succès « Once Upon A Time »

« Vous savez ce qui ne va pas dans votre monde ? Tout le monde veut une formule magique pour résoudre ses problèmes mais personne ne veut croire en la magie »

Cette phrase a sonné en moi comme une révélation tant elle invite à la refelxion.
Elle est tirée de la série « Once Upon A Time » et à été dite par le personnage Rumpelstiltskin.

On peut la comprendre de bien des manières et ne pas s’arrêter forcément au thème féerique de la phrase. Et elle est si vraie quand on y réfléchit…

Combien de fois avons-nous fait un vœux devant nos bougies d’anniversaire, en souhaitant au plus profond de notre être qu’il se réalise tout en sachant au fond de nous que ce n’était que des mots prononcés dans notre tête, aussitôt dits, aussitôt effacés ? Combien de personnes ont prié car elles n’avaient plus d’autre espoir qu’un miracle se produise alors qu’elles ne croient même pas à un pouvoir plus grand qu’eux ou en Dieu ? Et des exemples comme ceux-là, il y en a des dizaines, j’en suis sûre !

Connaissez-vous le pouvoir de l’intention ?  Elle rejoint la loi de l’attraction. Elle attire à nous ce que nous désirons le plus. Mais il ne suffit pas de le désirer, mais d’en avoir l’intention et d’envoyer autour de nous toutes nos pensées les plus positives. Beaucoup de personnes pratiquent cette philosophie. Vous désirez quelque chose ou vous souhaitez au plus profond de vous même qu’un projet aboutisse ou se réalise ? Ça, c’est l’intention. Elle se différencie du désir, souvent éphémère et impulsif. Par exemple, désirer vivre à New York et avoir l’intention de vivre à New York sont deux choses différentes. Le premier est passif, un rêve dans votre tête, le deuxième est actif, un projet que vous commencez à mettre en place, ne serait-ce que dans vos recherches.

Avec Romain, et pour Maxence, mon beau-fils atteint d’hyperactivité, nous souhaitions à tout prix avoir une maison avec jardin. Nous voulions un lieu où il pourrait jouer librement sans qu’on lui dise toujours de faire attention au bruit à cause des voisins, nous voulions un jardin pour qu’il se défoule même les jours où on ne pouvait pas sortir, nous voulions faire des barbecues, profiter du soleil et de l’air frais, ne plus nous sentir enfermés… Je voulais même retrouver mon chien, que mon ex-mari avait gardé. Et bien, en 1 an, tout s’est réalisé sans que nous nous en rendions vraiment compte. On avait juste l’intention d’avoir cette petite vie un jour. Elle est arrivée au bout d’un an, sans qu’on ne demande rien ni même que l’on enclenche de quelconques recherches. Nous restions simplement à l’affût des opportunités et de ce que la vie pouvait nous apporter, sans réellement en avoir conscience. Nous étions ouverts, c’est tout. Nous avons saisi les occasions qui s’offraient à nous et notre désir s’est réalisé. Et moi, en tant que croyante, je priais et remettais mes désirs entre les mains de Dieu.

Et si on changeait notre vision de la vie ? Si on essayait de croire au pouvoir des mots ? Au pouvoir de l’intention ? Aux pouvoirs de quelque-chose de plus grand que nous qui a ce pouvoir de « créer », de « réaliser » ce que l’on souhaite ou bien qui pourrait nous aider à atteindre nos objectifs ? Si on croyait que nos pensées peuvent être créatrices, que nos prières peuvent être entendues ? On risquerait quoi à simplement essayer de croire ? Hin ? Qu’est ce qu’on risque ? 😉🙂

PS : Si le sujet vous intéresse, il y a un livre à ce sujet du Dr Wayne W Dyer intitulé « Le pouvoir de l’intention, Apprendre à co-créer le monde à votre façon ». Personnellement, j’ai choisi de mettre ce pouvoir de l’intention et de co-créer mon monde avec Dieu. Mais chacun est libre de le co-créer avec qui il veut selon ses croyances 😊

Et vous, avec qui co-créez-vous votre monde ou avec qui aimeriez-vous le faire ?

Elo-Esperanza

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AVOIR UN CHIEN

Mon Loki… comme tu me manques.
A mon divorce, l’année dernière, mon ex-mari a gardé notre chien, Loki, un golden retriever croisé avec un épagneul breton, âgé de 5 ans. Je sais qu’il est bien avec lui, qu’il est heureux et qu’on s’occupe bien de lui, mais il me manque…. si vous saviez à quel point…
Je ne peux parler de lui sans avoir les larmes aux yeux, même 1 an après être partie « de la meute ».

J’ai toujours eu des chiens autour de moi. C’est d’ailleurs mon animal préféré (avec, depuis peu, les cervidés (cerfs, rennes…) que je trouve majestueusement magnifiques, en plus de dégager une certaine part de magie et de mystère que j’affectionne particulièrement – rien à voir avec les chiens, je sais…lol. Revenons à nos moutons…enfin, à nos chiens plutôt. Chez cet animal, j’aime leur fidélité et leur loyauté qui nous font ne jamais nous sentir seul.e. même quand on est persuadé du contraire. J’aime leur regard qui n’a rien a envier à la parole humaine. J’aime leur douceur qui apaise tant de maux et essuie tant de larmes. J’aime leur chaleur qui câline les froides soirées d’hiver et accompagne parfois notre vide (ou notre « vie de ») solitude…

J’ai eu Loki 2 ans après avoir quitté ma région du Sud-ouest pour la Région parisienne. J’ai toujours mal vécu d’avoir quitté mon « chez moi ». Encore aujourd’hui, 8 ans plus tard, je ne m’y fait toujours pas. C’est là où j’ai grandi, là où j’avais tous mes repères, tous mes amis, toute ma famille… Loki m’a aidé à vivre cette séparation et ce dépaysement plus en douceur. Ce manque d’amour et de présence de mes proches à été compensé par son amour et sa présence à lui. Et je ne vous parle même pas de l’aide précieuse qu’il a également représenté pour moi au moment de mon burn-out… (pour lire mon article à ce sujet c’est ici)

Avoir un chien, c’est accueillir un nouveau membre de la famille. Loki, c’était mon bébé, au sens propre du terme. Je le sais, peu de gens comprennent cela : « Un chien c’est pas un humain. C’est pas un enfant ! Il ne fait pas partie de la famille ». Je crois que seules les personnes a pouvoir comprendre cet amour sont celles qui ont déjà eu des animaux de compagnie dans leur vie. Moi, ma maison aurait pu prendre feu, je ne me serais jamais sauvée sans mon chien… Je fais partie des gens qui pleurent devant un film si le chien meurt ou à me révolter face aux actes de violences envers les animaux. Je ne suis pas pour autant végétarienne, mais je mange tout de même très peu de viande car je n’en aime pas vraiment le goût, surtout celui de la viande rouge(ou alors il faut qu’elle soit bien cuisinée dans un plat). Je ne suis pas Brigitte Bardot, mais presque lol. Bien entendu, je ressens également beaucoup d’empathie envers les humains. Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir ce qui m’empêche de regarder des émissions traitant sur les urgences des hôpitaux, les accidents de la route ou même les vidéos soit-disant drôles sur le net de personnes faisant des chutes. J’ai mal pour eux et ressens des frissons désagréables dans tout mon corps face à ce genre de scènes. La seule différence, c’est que je ressens exactement la même chose pour les animaux, au même titre que les humains. Cependant, je n’aime pas la toute-puissance que l’Homme s’octroie de droit partout où il passe en ne respectant pas la loi de la nature et la vie des animaux. Ces derniers ont autant le droit que nous de vivre et d’avoir leur habitat. Mais l’Homme ne sait que détruire et cela me dégoûte… Les animaux ne tue pas pour le plaisir mais pour se nourrir et survivre. On ne peut pas en dire autant des Hommes, soit-disant « doué de conscience ». Voilà pourquoi souvent, je préfère prendre la défense des animaux et de la nature plutôt que celle de l’Homme. 

Nous ne sommes pas de la même race, au sens propre du terme, et pourtant nous nous apportons mutuellement tant d’amour et apprenons tant de leçons de vie ensemble. Avoir un chien a été pour moi révélateur de tolérance et de respect envers toute forme de vie sur Terre, et je trouve que c’est extrêmement bénéfique et pédagogique pour un enfant de grandir entouré d’animaux pour ces raisons-là. Avoir un chien m’a appris à aimer et respecter la Vie avec un grand V. Avoir un chien m’a aussi appris qu’une maison propre et bien rangée à tout prix ne faisait pas partie de la check-list du bonheur ou du bien-être (Bonjour les jours de pluie et les promenades en forêt qui laissent leurs traces sur le sol, Adieu la serpillère que l’on a passé le matin-même lol). Non, avoir un chien m’a fait relativiser. Seul l’amour doit être sur cette liste… Le reste n’est que détails superficiels. Sincèrement, je préfère vivre du minimum, imparfaite et en jogging, la vaisselle pas faite, le linge qui s’entasse au milieu du bazar et les sols non aspirés mais entouré d’amour et avoir la sensation que je profite de la vie. Ce que je vis est plus important que l’image que je donne. L’apparat ne m’intéresse pas et mes besoins, je les confie avec amour et confiance aveugle à Dieu, qui pourvoit à tout, selon moi (article sur ma foi ici).

Aujourd’hui, je rêve de pouvoir de nouveau adopter une nouvelle petite merveille à quatre pattes. Mais en appartement, ce n’est pas facile…voire, impossible ! Cependant, je ne sais pas si je pourrais attendre d’avoir une maison ! HAHA ! ….si tant est que j’en ai une un jour, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant. Parfois je me dis que tout peut s’arrêter demain et qu’il faut que je vive aujourd’hui. Me prendre un petit chien me tente de plus en plus. Ma sœur et sa famille ont accueilli un beagle il y a quelques mois et Romain et moi avons craqué pour cette race. Mais nous voulons avoir un bébé (comprenez un bébé « humain » cette fois lol), du coup, avoir les 2 plus ou moins en même temps, ce n’est pas l’idéal, on en a tout à fait conscience tous les deux (Plus lui que moi, à dire vrai…lol). Et après réflexion, je préfère attendre d’avoir ma maison avec jardin pour pouvoir m’offrir le chien que je veux vraiment : un golden-retriever.

Ce regard d’amour…
Loki, âgé de 4 mois. Il savait monter les escaliers mais ne savait pas les descendre. C’est la chienne de nos voisins qui, en venant à la maison, lui a montré comment faire.

En attendant, j’écris cet article comme pour me libérer de cette douleur que je ressens de ne plus vivre avec mon chien, mon Loki d’amour, dans mon quotidien. Ce manque de lui me fait tomber dans une forme de « boulimie » (rien de grave, ne vous inquiétez pas. C’est passager). Je n’ai pas faim, mais je mange quand même (et bien sûr, je n’ai pas envie de manger de la salade…si vous voyez ce que je veux dire). J’ai cette sensation de toujours avoir envie de manger, sans m’arrêter, tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure. Parfois, c’est comme des pulsions contre lesquelles je dois luter pour ne pas aller ouvrir le placard ou le frigo. Je sais que c’est ainsi que je compense son absence ainsi que mon désir d’enfant qui tarde à se réaliser (je vous renvoie à mon article sur la fausse-couche, ici). J’accuse aussi le contre-coup de mon burn-out et de mon divorce, il ne faut pas se leurer. Laisser derrière moi mon passé et accepter qu’aujourd’hui Loki a désormais d’autres maîtres que moi (mon ex-mari et sa nouvelle femme) n’est pas facile mais je me dois de clôturer ce chapitre de ma vie pour avancer.
Alors je l’écris.

Merci mon Loki d’avoir fait partie de ma vie et de m’avoir tant aidé à grandir. Tu seras a jamais dans mon cœur et tu auras cette place particulière et privilégiée d’avoir été « mon premier chien a moi ».

Loki, le 1er jour où on l’a eu. Il avait à peine 7 semaines… et était, visiblement, très fatigué ! lol

Je t’aimerai toujours mon « bébé d’amour »…  

Mise à Jour : Depuis le 13 avril 2021, Loki est revenu vivre avec moi. A ma grande surprise, mon ex-mari m’a demandé de le récupérer car lui et sa nouvelle femme ne pouvaient plus s’occuper de lui. Nous serons resté séparés l’un de l’autre un peu plus d’un an. Quelque peu perturbé les premiers jours, Loki s’est très rapidement adapté à sa nouvelle vie, à notre nouvelle maison avec jardin, à son nouveau papa et son grand frère Maxence…mais aussi et surtout à son petit frère, Hermès, un golden retriever croisé épagneul breton, comme lui, venu agrandir la famille en Juin 2021.

Elo-Esperanza

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ANALYSE DE L’ALBUM « LA VIE DE RÊVE »

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Il y a un peu plus de deux ans, le 8 Septembre 2018 exactement, une joie intense s’est emparée de tous les Visionnaires : Bigflo et Oli annonçaient la sortie d’un nouvel album ! Dans un premier temps annoncé comme une suite de « La Vraie Vie » sortie en Juin 2017, cet opus aurait dû, initialement, sortir quelques semaines après. Ce troisième album est finalement sortie un an et demi plus tard, le 23 Novembre 2018, sous le nom de « La Vie de Rêve ». En effet, face au succès – mérité mais fulgurant – de son grand frère « La Vraie Vie », cet album aura finalement eu le temps d’être travaillé et maturé par Bigflo et Oli, (entre deux concerts et 3 parties de FIFA). Au final, il sortira en tant que troisième album à part entière, faisant tout de même écho à son prédécesseur et les faisant fonctionner tout deux en « diptyque », comme aime le qualifier Bigflo.

Surprise ? Pas tant que ça… Les Visionnaires les plus à l’écoute se doutaient d’une suite à « La Vraie Vie » à cause d’un subtil indice présent à la fin du morceau « Dans mon lit » (que je vous laisserai aller découvrir par vous-même si ce n’est pas déjà fait). Mais « surprise » quand même tant cet album est une véritable pépite à écouter à laquelle, pour sûr, beaucoup ne s’attendaient pas ! Vous allez comprendre pourquoi…

Alors, vous allez me dire : Pourquoi une analyse de cet album 2 ans après sa parution ? Et bien tout simplement parce que j’ai écrit cet article il y a deux ans pour le Site de la « Team Visionnaire », ancien groupe fan de Bigflo et Oli,  et que j’avais envie de le ressortir pour le publier sur mon site tout en y apportant quelques subtilités acquises avec le temps. Enfin, les frères étant en pause pour une durée plus ou moins indéterminée, il va sans dire que réécouter et redécouvrir leurs sons apporte du baume à nos cœurs de Visionnaires.

« Nous Aussi 2 » : C’est le single promo du 3ème album faisant le bilan de leur carrière et répondant à un morceau de leur premier opus : « Nous Aussi ». Centré sur leur réussite, avec un texte en deçà de leurs capacités comparé au titre de « La Cour Des Grands », ce titre n’en reste pas moins un titre annonçant parfaitement le troisième album. Bien qu’il ait suscité pas mal de réactions mitigées chez certains visionnaires, surpris par un second degré plus agressif et moins subtil que dans « Nous Aussi 1 » ainsi qu’inquiets face à un style jugé trop « commercial », il semble tout de même en satisfaire d’autres. En effet, dynamique et impétueux, il colle parfaitement à l’euphorie de nombreux fans et autres amateurs de Bigflo et Oli dans l’attente de nouveaux sons et donne envie d’entendre la suite à tout le monde, pour confirmer ou infirmer leurs premières impressions. Avec 2 millions de vues en 24h, le clip réalise, à l’époque, le meilleur démarrage vidéo de Bigflo et Oli sur leur chaîne Youtube. On peut donc dire que la mission promo « lancement de l’album » est réussie. Affaire à suivre…

« Plus Tard » : Deuxième titre promo de l’album, contrastant complètement avec le premier par son côté plus posé et chanté ainsi que son message sincèrement touchant. Effectivement, ce morceau parle des croyances que l’on pouvait avoir lorsque l’on était petit et met en avant cette innocence et cette naïveté parfois toujours présente à l’âge adulte. Nous nous sommes tous reconnus dans une partie de la chanson, nous avons tous souri, si ce n’est pas, même, verser une petite larme en repensant à ces moments d’insouciance perdus en grandissant mais si réconfortants dans les moments où nos problèmes d’adultes nous pèsent. Et c’est certainement ce qui fait le succès de ce titre-radio destiné à attirer les auditeurs sur l’album. Cependant, les visionnaires les plus pointus et les plus fins connaisseurs de l’immense talent de Bigflo et Oli reconnaîtront, amicalement, qu’avec un sujet aussi puissant, nos deux toulousains sont tout de même capables d’écrire un texte beaucoup plus riche. Mais quand on connaît la suite de cet album, on ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur. Vous allez voir…

« Demain » : C’est le premier titre du troisième album révélé officieusement. En effet, dévoilé début Juillet 2018, avant même l’annonce de la sortie d’un troisième album, ce titre est passé pour une simple (mais prodigieuse) collaboration entre Bigflo et Oli et Petit Biscuit. Production excellente se mêlant parfaitement au texte de Bigflo et Oli, ce titre nous invite à danser pour oublier nos problèmes tout en profitant du moment présent. Il est ainsi le candidat idéal à un tube de l’été en étant dansant et festif, et au vu du NRJ Music Awards reçu pour le clip de l’année quelques mois plus tard, nous pouvons en déduire que l’objectif de ce titre a été on ne peut plus atteint.

« Rentrez chez vous ! » : Ça y est, nous entrons dans le vif du sujet, le moment où le véritable album de Bigflo et Oli commence réellement et où leurs talents se dévoilent au grand jour ! Ce titre est certainement un des titres les plus poignants de Bigflo et Oli ! Il traite de l’immigration, sujet qui touche personnellement Flo et Oli, en prenant le contre-pied de celui-ci et en choisissant d’inverser les rôles : Dans cette histoire, les migrants sont les français devant fuir la France en guerre. Flo et Oli se mettent en scène et s’inspirent de l’actualité, des discours politiques et des témoignages entendus pour raconter une histoire fictive mais empreint de réalisme tant celle-ci est simple à s’imaginer dans notre tête. Leur talent d’interprète, qui plus est, rend cette tragédie encore plus touchante et contribue aux émotions suscitées par l’écoute de ce titre. Cela contribue à la sensibilité que provoque l’histoire racontée dans ce titre. On peut facilement imaginer les différentes scènes de celle-ci dans notre tête et ainsi se représenter très modérément les émotions des personnages. Ce n’est pas la première fois que Bigflo et Oli nous offrent de telles pépites ; nous avons déjà connu cela sur le premier album avec « Monsieur tout le monde » qui traite, à l’extrême, de la dépression et du suicide ou sur le second avec « Salope » qui évoque les fléaux de la prostitution. Nous les savons très doués pour ce genre de morceau en storytelling (Comprenez le fait de raconter une histoire sous la forme narrative) prenant aux tripes, très matures, sensé, reflétant l’humanité qu’ils veulent mettre en valeur ainsi que leur sensibilité. C’est aussi une manière, indirecte, de militer pour des sujets qui leur tiennent à cœur. Et on ne va pas se mentir : c’est pour cela qu’on les aime.

« Bienvenue chez moi » : Véritable hymne à la France, Bigflo et Oli nous font voyager aux quatre coins de l’hexagone à travers les clichés des différentes régions. Mais là où ce morceau se démarque, c’est que les deux frères toulousains rendent ces clichés positifs et en font des fiertés régionales qui contribuent à la beauté et aux richesses de notre pays, la France. C’est un choix plus que judicieux de l’avoir mis juste après « Rentrez chez vous ». En effet, cela accentue le message de ce dernier morceau en lui donnant encore plus de poids : après avoir eu le film fictif de ce que l’on pourrait vivre dans une France en guerre, nous voilà de retour dans notre réalité nous faisant réaliser la chance que nous avons de vivre paisiblement en France. Enfin, quel fan ou auditeur n’a pas ressenti une once de fierté en entendant le passage de la chanson sur sa ville ou sa Région ? Nous en avons tous été flatté. Cela amène de la positivité et de la légèreté après un titre au message on ne peut plus difficile à entendre. Très bon choix dans la tracklist !

« Maman » : C’est certainement le morceau le plus attendu de ce nouvel album ! En effet, après le succès de la chanson « Papa » dans l’album « La Vraie Vie », tout le monde voulait aussi un morceau pour la maman. Cependant, détrompez-vous si vous pensez ces deux titres identiques. Leur seul lien réside dans le fait qu’ils parlent tous les deux des parents de Bigflo et Oli. Certes, nous découvrons dans ce morceau la relation conflictuelle et maladroite qu’entretenaient Florian et Olivio avec leur maman ; mais nous pouvons également ressentir, à qui sait lire entre les lignes, beaucoup de douceur et d’amour. Effectivement, cela change des chansons traditionnelles sur les mamans, mais cela montre un autre versant des relations mère/enfant qui, à coup sûr, parlera énormément à ceux que les morceaux habituels laissaient indifférents voire…différents. Aussi, il faut relever la prise de risque que représente ce morceau. Après le succès de la chanson « Papa » qui en a ému plus d’un, tout le monde s’attendait à un morceau tout aussi émouvant. Mais il faut y voir ici un gage de sincérité de la part des frères qui ne souhaitent pas peindre l’histoire idyllique que tout le monde voulait. Bien au contraire. Ce morceau leur a aussi certainement permis de se libérer du poids de quelques sentiments peut-être trop durs à porter et à avouer, qui venaient entacher une relation tout de même bien trop précieuse. Ainsi, même s’il n’est pas aussi mielleux que les autres morceaux sur les mamans, ce morceau n’a néanmoins rien à envier à leur beauté !

« La seule » : C’est un hymne à leur passion pour la musique. Ils sont en featuring avec deux autres artistes peu connus du grand public et d’univers différents. Ce mélange des genres est également, en lui-même, une preuve de leur amour pour ce 4ème art. Pour ceux qui connaissent le regaeman français Nâaman, nous pouvons noter à quel point ça fait plaisir de l’entendre chanter en français avec sa voix suave et quelque peu mielleuse mais aussi de découvrir la richesse des magnifiques mots de Kacem Wapalek. Ce morceau est un véritable hommage au sens même du rap « Rythm and poetry » tant les mots de cette chanson sont réfléchis en plus d’être magnifiquement dits et rappés. C’est un titre qui allie modestie et talent, où les artistes rappent l’espoir, l’avenir et le rêve que la musique leur a procuré dans leur vie, ou leur procure encore aujourd’hui. Ils parlent tous de la musique comme un remède et un secours, la seule valeur sûre dans leur avenir parfois flou qu’ils savent toujours incertain. De plus, ce dernier fait également écho à «C’est pas du rap…» de leur premier album puisque Bigflo et Oli utilisent aussi dans ce titre une personnification de la musique en une figure féminine dont ils sont amoureux.

« Florian » : Le solo de Flo est également un des morceaux les plus attendus. En effet, dans « La Vraie Vie », seul Oli en avait un. Tout le monde se demandait bien pourquoi… Nous avons maintenant la réponse : parce-qu’une suite à l’album était prévue depuis le début ! Dans son morceau, Florian raconte son histoire avec une sincérité et une sensibilité des plus accrues. Nul ne peut contenir la compassion qu’il éprouve pour Flo en écoutant ce titre. On a envie de le prendre dans nos bras, de pleurer avec lui tout en le consolant, de lui faire un gros câlin collectif avant d’aller frapper tout ceux qui l’ont malmené dans sa vie ! (PS : La violence, c’est mal les amis…). Ce texte a été libérateur pour Flo, mais également pour beaucoup de visios qui ont été touchés par ses mots (et ses maux…) ou qui se sont reconnus à travers lui. Cependant, ce n’est pas le message que Flo voulait transmettre avec ce solo. Au contraire, ce titre est puissant d’une hargneuse fierté de s’en être sorti malgré les coups reçus et pousse ses auditeurs à se battre et à prendre confiance en eux pour faire de leurs faiblesses une force. Ce solo est porteur, constructif, et moteur, autant pour Bigflo que pour ses fans. Il est un bel exemple de vie. Rempli de maturité, Flo nous fait part de son côté « grand enfant » qui lui colle malgré lui à la peau mais qui, en même temps, fait partie intégrante de lui-même. Comme une carapace protectrice, il semble avoir caché son manque de confiance en lui derrière cette caractéristique qui le raccroche à son enfance, inhibant sa peur en l’avenir et ses failles. Fort de ces expériences, c’est la confiance en lui et l’acceptation de lui-même, montant crescendo au fil du morceau, autant dans sa voix que dans son texte, qui marque la fin de celui-ci, le rendant ainsi, aux yeux des fans, classique et indispensable !

« Les années sont passées et ont effacé mes blessures
Le succès prend ma confiance dans ses bras et la rassure
La petite graine a poussé, elle est sortie des orties
Les cicatrices c’est pour se rappeler qu’on s’en est sorti »

Photo prise par Odieux Boby

« Ferme les yeux » : Morceau écologique en featuring avec le groupe Tryo, mélangeant, comme dans le titre « La seule », deux univers musicaux différents. Le texte est composé d’énumérations écrites sous la forme d’antiphrases, dans le but de dénoncer l’impact de certaines de nos actions que nous avons tendance à trop souvent minimiser. En effet, ce morceau, à visée écologique et engagée, met en avant le comportement contradictoire, stupide et individualiste de l’Homme tentant de se donner bonne conscience dans ses actes tout en minimisant l’urgence du mal-être de la planète. Le but de ce morceau est bien évidemment de sensibiliser et de faire réfléchir et les artistes ont décidé de faire cela en utilisant l’euphémisme. Ce titre est le fruit d’une belle collaboration réfléchie, sensée et constructive.

« Rendez-vous là haut » : C’est un morceau sur le deuil vu de manière positive à la façon hispanique, faisant ainsi référence à leurs origines argentines. Flo et Oli parlent à la première personne, se mettant en scène, évoquant les ressentis d’une personne vivant un deuil, du moment où on lui annonce la mort de l’être cher jusqu’au moment où celle-ci est sur le point d’être acceptée. Leur ton est calme, posé et monotone, montrant tout de même la tristesse et le manque ressenti à la mort d’un proche. Mais la musique incluant des rythmes latinos, notamment sur le pont de Bigflo, rend ce moment chaleureux, où les proches du défunt se réjouissent d’avoir eu la chance de connaître la personne qui n’est plus là et heureux de savoir qu’un jour, ils la retrouveront de l’autre côté, d’une manière ou d’une autre. Un morceau au premier abord larmoyant, mais rempli de positivité, qui aidera peut-être les personnes vivant un deuil, en les enveloppant de sa douceur rythmique et de ses mots encourageants.

« Sur la Lune » : Un des morceaux qui, selon moi, est des plus positifs de l’album, et qui, par conséquent, en est mon morceau préféré. C’est une chanson qui nous pousse à croire en nos rêves : viser la lune pour retomber dans les étoiles en cas d’échec. Il est également motivant, traitant de la persévérance et du travail nécessaire pour les réaliser et se donner les moyens de réussir et d’y croire. Il admet aussi le doute et les difficultés que cela implique (« J’te mentirai ») tout en terminant tout de même par l’importance de garder espoir et de ne jamais baisser les bras, les yeux toujours fixés vers nos objectifs (« alors je la montre du doigt, et ça devient possible »). Il pousse à ne pas avoir peur de l’échec, à ne pas avoir peur tout court, afin de tenter ce que l’on a envie de tenter et faire les choses quand on en a envie. Cependant, il est aussi très réaliste et rempli d’une nuance non négligeable. En effet, il y a dans ce morceau cette idée de faire les choses tant qu’il est encore temps, tant qu’on le peut encore afin de ne pas avoir de regrets plus tard, mais il y aussi la mise en garde qu’il ne faut pas, pour autant, faire les choses n’importe comment. Effectivement, le premier couplet traite des choses à faire tant qu’il est encore temps et avant que d’autres étapes de notre vie soient déjà là et rendent les choses moins faciles à entreprendre. Mais le deuxième, lui, parle d’une personne ayant profité de sa vie et entrepris tout ce qu’il voulait entreprendre mais en oubliant aussi de profiter des gens qu’il aime et des personnes qui ont croisées son chemin. Profiter de la vie n’est pas seulement faire un maximum de choses et avoir une vie bien remplie, c’est aussi savoir apprécier ce qu’il y a autour de nous, ce que l’on est, ce que l’on a. Motivant, encourageant, réaliste et bienveillant, le tout sur une mélodie pleine de douceur, ce titre est parfait pour bien commencer une journée de manière motivée et énergique.

« C’est que du rap… » : Quatrième featuring de l’album, et pas des moindres puisque cette fois ci ce sont deux phénomènes du rap, dont Bigflo et Oli eux-même étaient fans, qui s’invitent sur leur album. Quoi de mieux comme preuve que leur rêve est bel et bien au sommet de leurs espérances et que leur « vie de rêve » est bien enclenchée que de faire un feat sur leur propre album avec des rappeurs pour lequel ils faisaient les premières parties il y a encore quelques années ? Tout est dans le titre : C’est un morceau rap, avec du rap, encore du rap, toujours du rap… et de l’égotrip, bien entendu ! L’une des choses que l’on ne peut pas nier en écoutant ce morceau, c’est la complicité entre les artistes qui émanent du début à la fin du titre. C’est un véritable « kiffe » entre potes, les fans de rap sont servis, les artistes se font plaisir, que demandez de plus ?

« Château de sable » : Magnifique chanson d’amour écrite avec le champ lexical de la mer. Mon cœur de littéraire est plus que servi avec un morceau si recherché, construit, mêlant aussi bien poésie et production envoûtante. Tout le long de la chanson est une métaphore filée, parfaitement rythmée et avec un vrai travail sur les sonorités. Bigflo et Oli nous font part, une nouvelle fois, de cette capacité qu’ils ont à nous embarquer dans des scénarios toujours plus profonds, en nous immergeant dans les vies de leurs personnages avec talent. Cette chanson est comme une bulle nous plongeant dans nos souvenirs, provocant une vague de sentiments et permettant à notre tristesse de venir s’échouer sur la plage. Le fond et la forme ne font qu’un. L’histoire qu’ils racontent contribue au message qu’ils veulent faire passer et les mots qu’ils utilisent illustrent parfaitement le tableau qui s’est dessiné dans notre tête au fil de la chanson. Mes félicitations Capitaine !

« Il est où ton frère » : Après les chansons « Papa » et « Maman », il en fallait bien une pour les frères afin de boucler la boucle. Flo et Oli s’écrivent une lettre durant leurs vacances respectives loin l’un de l’autre. Ils se livrent à cœur ouvert sur l’amour et l’immense respect qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. C’est un bel exemple d’amour fraternel rempli de sincérité et de pudeur. C’est ce qui rend ce titre extrêmement touchant. Il y a, de plus, un joli travail sur les sonorités et les figures de style avec par exemple ce passage du couplet de Flo :

« Et j’entends le bruit de la houle qui anime la mer
Il me rappelle celui de la foule quand on fait des concerts »

ou encore celui-ci dans le couplet d’Oli, qui, personnellement, est une de mes citations préférées des frères :

« Et parfois je m’inquiète, j’espère que t’es vraiment heureux
Tu nous dis pas grand chose alors je fouille au fond de tes yeux
T’es mon exemple à tes côtés j’apprends encore
Comment tu stockes autant de talent dans un si petit corps ? ».

Enfin, nous pouvons remarquer indirectement les traits de caractères différents des deux frères qui se ressentent à travers leur style d’écriture : Flo utilise « on » quand il parle de son frère, ce qui signifie qu’à ses yeux, il n’est rien sans lui dans le sens où il s’imagine toujours ensemble et fait peut-être écho à une citation d’Oli dans « Olivio » :

« Avec l’écriture on adorait s’évader, comme des jumeaux toujours ensemble, L’histoire de deux frères qui écrivent dans leurs chambres ».

Oli, quant à lui, utilise « Tu », signifiant également qu’il n’est rien sans son frère dans le sens de l’admiration, c’est lui qui lui a tout appris et il est fier d’être son petit frère.

Encore une fois, on retrouve beaucoup d’émotions dans ce morceau et si « Sur la lune » est mon morceau préféré de l’album, « Il est où ton frère » est celui qui m’émeut le plus. Écoutez-le et prenez une bonne dose d’amour dans vos oreilles.

« La vie de rêve » : Bilan de leur nouvelle vie suite au succès qu’ils ont rencontrés avec leur deuxième opus « La Vraie Vie » dont ce titre fait bien évidemment écho au titre éponyme de ce dernier. Bigflo et Oli bouclent une boucle avec ce titre. « La vraie vie » ouvre le deuxième album, « La vie de Rêve » ferme le troisième. Flo le dit lui-même, ils sont passés « de la Vraie Vie » à « La vie de rêve », dernière phrase du troisième album qui, depuis la sortie du deuxième, était prévu de fonctionner en diptyque avec lui. Ainsi, comme dans le morceau « La Vraie Vie », « la vie de rêve » présente un vrai travail de recherche sur le texte, les sonorités, la poésie. Leur ton est le même sur les deux morceaux et les références à leurs carrières et leurs précédents albums sont nombreuses. On retrouve les valeurs et les bases qui motivent Bigflo et Oli dans leurs textes, ce qui les rend différents, attachants, simples et authentiques…et ils en ont conscience : « Je dois être un exemple, j’ai pas peur de jouer mon rôle Parce qu’y’a beaucoup d’enfants qui écoutent du rap dans les écoles ». Leur maturité et leur simplicité, encore une fois, transperce ce morceau dans lequel ils se livrent, mêlant confiance, remerciements et respect. La boucle est bouclée, leur vie à complètement changée et ils en font le bilan sérieux et différent par rapport à celui qu’ils font dans « Nous Aussi 2 ». Là, il n’est plus question de faire les malins façon égotrip, leur but est atteint, ils ont réalisé leur rêve,« de la vraie vie, à la vie de rêve ».

Cet album marque donc la fin d’un cycle pour Bigflo et Oli. On pourrait donc se demander ce qu’ils pourraient bien faire maintenant ? Ils semblent avoir réalisé leur rêve, partageant même la scène et le studio avec les rappeurs qu’ils admiraient plus jeune, le succès est au rendez-vous et les salles sont pleines. C’était donc, effectivement, le moment de la prise de recul, de la pause pour Bigflo et Oli, afin de ne pas perdre pied face à la fulgurance de leur succès. En effet, tout au long de l’album, ils nous font part de l’envers du décor du monde de la célébrité et des sacrifices qu’ils ont du faire pour arriver là où ils sont aujourd’hui. Ils doivent donc prendre du recul pour mieux appréhender la suite, durer dans le temps, continuer sans s’user tout en restant fidèle à eux-même et proches des gens qu’ils aiment.

Flo et Oli se complètent, on peut le voir tout au long de ce troisième album. Il y a beaucoup de maturité et de prise de risque dans ce dernier album, mais il y a aussi une prise de recul nécessaire sur leur nouvelle vie qui marque une certaine évolution positive entre « La Vraie Vie » et « La Vie de Rêve ». Ainsi, leur premier album « La Cour des Grands » passe, avec le recul, pour un lancement où on peut imaginer Bigflo et Oli se dire : « On tente, on verra bien. ». Ensuite avec « La Vraie Vie », on pourrait les entendre dire « La machine est lancée. Maintenant il faut tenir bon et faire au mieux. » Enfin, sur ce troisième album, nous pourrions y voir une certaine maîtrise de ce qu’ils font avec une pensée telle que : « On maîtrise, on sait comment marche ce monde de la musique, on a compris. Maintenant, on sait qu’on est capable. A nous de garder le cap ! ». L’évolution entre les trois albums monte crescendo en lien avec leur confiance en eux et leur maturité. A chaque fois, ils nous impressionnent un peu plus et nous prouvent qu’ils ont encore des choses à nous donner. Dans ce dernier opus, ils sont confiants et savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils font et comment ils veulent le faire. Ils rappellent leurs convictions, leurs principes, comme pour assurer qu’ils n’ont pas changé et qu’ils veulent garder les mêmes objectifs depuis le début. Le succès est là, et ils nous montrent qu’ils ne s’y sont pas noyés. Vivement le nouveau cycle ! Mais pour cela, il va falloir faire preuve d’un peu de patience…

En attendant, si vous voulez écouter l’album pour vous faire votre propre idée vous le retrouverez sur Deezer ici, ou sur Spotify là. Encore mieux, si vous voulez vous le procurer, c’est par ici.

Vous pouvez aussi apprécier Bigflo et Oli sur scène en regardant leur Live à l’U-Aréna de Paris, le 26 octobre 2019 (j’y étais ! lol) en cliquant sur le lien ci-dessous. Ça nous rappellera la belle époque, celle où sortir en concert était encore autorisé…(« Pas essentiel »).

Elo-Esperanza

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QUAND LA FOI DONNE DU SENS

Il y a 1 mois, j’ai eu 29 ans. Et comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles, ces dernières années ont été assez éprouvantes pour moi. J’ai vécu un burn-out qui a duré 18 mois, un divorce qui n’a pas été facile et une fausse-couche dont je subis encore la douleur. Je me suis retrouvée seule, j’ai perdu tous mes amis et je n’ai pu compter que sur mon nouveau compagnon, mon chéri actuel, l’homme de ma véritable vie, Romain. Sans lui je ne sais pas si j’aurais osé vivre ma vie pleinement, être moi à 100%. Il me fallait un électrochoc pour que je me rende compte que je n’étais pas heureuse, que je ne donnais qu’une partie de moi-même aux autres et non moi dans mon entièreté, et c’est cette personne, Romain, que Dieu a choisi d’envoyer sur ma route pour m’ouvrir les yeux.

Beaucoup ne le verront pas de cette manière là. Ma rencontre avec Romain à créé de nombreux désaccords avec mon entourage amical proche, qui, en partie, était composé d’amis que j’avais rencontrés dans mon église. J’ai vu tous mes amis me tourner le dos, me retrouvant seule, sans même un message, au moment où j’avais le plus besoin de soutien. Je me suis retrouvée à faire un déménagement sans amis à qui demander de l’aide. Mes parents âgés de 60 ans ont dû faire 900km pour venir m’aider… Mais avec le recul, aujourd’hui, j’ai eu de nombreuses preuves que Romain a été mis sur mon chemin pour me mettre face à la Vérité et me forcer à l’assumer. Dis comme ça, on pourrait penser que cette rencontre – qui a provoqué mon divorce – est une expérience négative mais au contraire, si vous saviez à quel point elle a été positive pour moi ! Tellement libératrice ! J’ai compris mon mal-être qui sévissait depuis tant d’années, j’ai compris et appris de mes erreurs. Je sais désormais qui je suis et ce que je veux dans ma vie. Je suis beaucoup plus ouverte aux autres, beaucoup moins timide, j’ai pris confiance en moi, j’ose… Cette histoire de ma vie, qui fait part entière de l’histoire de ma foi que je vais vous raconter, est une preuve de plus, pour moi, que Dieu nous aime quoi qu’il arrive, quoi que l’on fasse, même si nous n’agissons pas toujours de la meilleure manière qui soit à ses yeux. Il nous rattrape toujours, tôt ou tard. Il agit toujours, avec toute Sa douceur et Son amour pour nous faire grandir, apprendre de nos actes, et nous pousser, tôt ou tard, à être vrai avec nous-même, avec les autres, et avec Lui. Il prend le temps de guérir nos blessures (celle de cette histoire ne sont pas toute fermées pour ma part). Il nous laisse vivre nos expériences, Il nous respecte en ce sens, Il est patient, et Il fait toute chose belle, en son temps…

C’est donc à l’aube de mes 29 ans que j’ai envie de vous parler de la femme que je suis maintenant et que j’ai décidé d’être. Comme je vous l’ai dit, Romain m’a ouvert les yeux. Mais avant lui c’est une autre rencontre qui a bouleversé ma vie et qui petit à petit à façonner celle que je suis aujourd’hui. Cette rencontre, quand je l’évoque, beaucoup me prennent pour une folle. Quand je l’évoque, je me rends compte, bien trop souvent, que le regard que les gens pose sur moi change, pas forcément de manière positive d’ailleurs.

Cette rencontre, c’est Dieu. 

Bien entendu, vous êtes libres de l’appeler comme vous le souhaitez. Moi, j’ai choisi de l’appeler « Dieu« .

Oui je suis croyante. Je crois en Dieu et je crois en Jésus. Cependant, même si cela peut paraître paradoxal, je ne fais partie d’aucune religion. En effet, j’émets une différence entre « avoir la foi » et faire partie d’une « religion ».

Une religion nous enferme dans des codes, la foi nous rend libre. La religion a été créée par les hommes, la foi vient de Dieu. Dans le dictionnaire, le mot « religion » a pour définition un « ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ses croyances. » La Foi, quant à elle, a pour synonyme le mot « confiance ». Avoir foi en quelqu’un c’est avoir confiance en cette personne. En d’autre termes, la religion implique une idée d’attitudes et d’actes à respecter afin d’avoir une âme pure ou bien d’être déclaré libre et juste aux yeux de Dieu (selon les croyances), alors que la foi, quant à elle, est basée sur la confiance que l’on porte à la toute puissance, la toute bonté et la toute perfection de Dieu, (ou de Allah, YHWH, Univers,Vie… ou même de la Force de Star Wars…bref, appelé cela comme vous le souhaiter selon vos croyance 😉)

Se conformer dans une religion nous rassure peut-être en concrétisant des actes d’une croyance abstraite, mais avoir la foi, selon moi, nous pousse à faire un travail de manière permanente sur soi-même. C’est une perpétuelle remise en question dans le but de toujours chercher à faire mieux pour soi et pour les autres. Et c’est en ça, pour moi, que je fais la différence entre « religion » et « foi ». Avoir la foi pour moi, est bien plus profond. Moi, j’ai foi en Dieu.

J’ai toujours cru en Dieu. Pour moi, depuis toute petite, Il est une Évidence. En disant cela, d’ailleurs, je pense souvent à la chanson de Roch Voisine, « Je l’ai vu », où il dit :

« S’il est vrai que nos vies sont entre ses mains. Dès que je pense à lui, je sens d’instinct, Un peu de sa force au fond de moi. Je n’attends rien de lui que je n’ai déjà. Qu’importe qu’on le prie ou qu’on y croit ou pas. Tant diront qu’il n’existe pas…Mais je l’ai vu ! » 

Ces quelques phrases résume Tout. Toute la base de ma foi que je ressens au fond de moi et dont j’en vois les fruits chaque jour dans ma vie.

Dieu est Tout pour moi et je veux qu’il soit au centre de ma vie. Quoi que je fasse, quoi que je dise, quoi que j’entreprenne, c’est avec Lui que je le fais et que je veux le faire. C’est Lui qui me guide, c’est Lui qui décide, je Lui fais entièrement confiance sur absolument tout et je Lui suis soumise pour cette raison. S’il agit, je sais que c’est pour mon bien, même si sur le moment, parfois, je ne le comprends pas. D’expérience, quand cela arrive, je me rends compte que Son choix a permis que d’autres choses positives, voire essentielles pour moi ou pour autrui, puissent exister. Et surtout, j’ai foi que c’est toujours pour que quelque-chose d’encore plus grand se produise plus tard, quand ce sera le bon moment. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes…

Aussi, je sais que le mot « soumise » peut faire peur aujourd’hui tant les gens prônent la liberté à tout va. Et pourtant s’ils savaient, bien au contraire, à quel point je suis plus libre que jamais ! Mais la foi est quelque chose de personnel. Les gens ne peuvent la comprendre que s’ils la vivent, que s’ils l’expérimentent. Aucun mot ne pourra expliquer cela. 

Je beau avoir la foi, je suis pourtant loin d’être parfaite. Je lis ma Bible, souvent, et je prie Dieu tous les jours. Dans mes prières, je commence toujours par Le remercier pour quelque chose. Parfois je le remercie simplement parce qu’il fait beau et que ça m’a mise de bonne humeur 😂 Ça peut paraitre stupide, mais avoir la foi m’a permis de toujours chercher du positif même dans une très mauvaise journée. Ainsi, ça m’aide vraiment à garder le moral. J’arrive vraiment, grâce à ma foi, à voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. J’ai le sentiment qu’une lumière, aussi faible soit elle, même dans le noir le plus complet, attirera toujours l’œil, quoi qu’il arrive. Et c’est ainsi que je vois Dieu.

Prier est devenu tellement une habitude que ça m’a ouvert aux autres. Aujourd’hui, je ne peux écouter quelqu’un me raconter quelque chose qui lui ait arrivé dans sa vie sans prier pour lui le soir venu. Et ce, que ce soit quelque chose de bon ou de mauvais. Car en effet je ne prie pas seulement quand ça ne va pas, mais aussi et surtout quand tout va bien, ne serait-ce que pour dire merci de tout ce qui m’arrive, tout simplement être reconnaissante de ce que j’ai. Ça m’a aidé à moins me plaindre par la même occasion.