SACRÉ BORDEL – BIGFLO ET OLI

C’est la grande surprise de ces dernières semaines, Biglfo et Oli sont de retour après 1 an et demi d’absence ! Et outre le fait que Bigflo ait laissé tomber sa casquette, c’est la manière dont ils sont réapparus ainsi que le message poignant de leur morceau qui a suscité la curiosité des uns et des autres.

Fidèles à eux-mêmes, c’est proche du public – et même en plein milieu du public – qu’ils ont décidé de faire leur grand retour, comme pour montrer que malgré leur vie de rêve, ils gardent un pied dans la vraie vie, avec nous, au milieu de nous. Souvent, on peut avoir une image des artistes connus restant loin du public, gardant leurs distances pour se protéger (ce qui est compréhensible), tournant leurs clips à l’écart et faisant « coucou » de loin. A l’image de Stromae avec son clip « Formidable », Bigflo et Oli ont surpris tout le monde avec leur cube de verre posé sans prévenir en plein milieu de plusieurs villes (Toulouse, Paris, Peyragudes dans les Pyrénées et Lauzerte dans le Tarn-Et-Garonne) afin de tourner leur clip « Sacré Bordel ». Les passants chanceux d’être au bon endroit au bon moment ont alors pu vivre un moment unique.

En écoutant « Sacré Bordel », ma première impression était l’agréable surprise de constater un retour aux sources pour Bigflo et Oli. En effet, l’écriture et la construction du morceau rappellent celles présentes sur les morceaux de leur premier album. Il n’est sans nul doute que les puristes visionnaires n’ont pu s’empêcher de faire le parallèle entre ce nouveau titre et celui de « Je suis » sorti en 2015. A cette époque, chaque morceau portait un message fort et les paroles étaient percutantes. Bien que visionnaires dans l’âme, je n’avais pas complètement retrouvé cela sur les 2 albums qui ont suivis, plus « commerciaux – passables en radio » à mon goût face au succès grandissant qu’il fallait alimenter pour l’ancrer le plus possible dans l’esprit populaire (toutefois, cela ne m’a pas empêchée pour autant d’apprécier ces deux albums pour autant). Tous les artistes passent par là à un moment ou à un autre dans leur carrière (il faut bien rentrer (un peu) dans le moule si on veut se faire voir, c’est comme ça.)

Je suis donc heureuse d’entendre un nouveau son de Biglfo et Oli reflétant ce rap conscient qui, personnellement, m’a fait aimer leur duo. Je fais partie de ceux qui donnent (presque) plus d’importance aux paroles des chansons qu’à leurs sonorités.

En ce qui concerne le message, ils expriment les ambivalences de la société (ici la société française les concernant) où toute parole ou faits et gestes sont décryptés et analysés, où le jugement est roi et où la sensation de marcher sur des oeufs est omniprésente :


« Beaucoup de questions, peu de réponses, j’ai que les paroles d’une chanson
Comment être un artiste engagé quand je sais pas vraiment quoi penser ?
[…]
On rejette la faute sur l’autre, mais les autres, c’est nous »


Le racisme, les différences et les préjugés rencontrés en France sont mis en avant par les deux frères, perdus entre la compréhension de cette réalité et leur amour pour leur pays et l’humanité qu’ils y voient malgré tout.


Oli : « Ça t’fait bizarre mais je l’aime, ce pays, celui qui me taxe et me couvre d’impôts
Celui qui paye pour moi à la pharmacie, qui m’emmenait gratuit voir la mer en colo’
Son histoire, j’en connais ses horreurs mais aussi sa puissance
J’suis pas responsable de ses erreurs mais j’dois faire avec ses conséquences »
Flo : « Elle est belle ma France et son terroir, même si c’est pas moi qu’elle voit dans l’miroir
J’me dis qu’on pourrait le faire, briser le plafond de verre
Au lieu de pointer les différences de chacun, s’concentrer sur tout c’qu’on a en commun »

On voit très bien avec ces deux citations que les frères jouent avec des contrastes en construisant leurs phrases sous forme d’antithèse. Ils aiment un pays malgré ses défauts et ses déboires, et donnent du poids à la sincérité de leurs dires en précisant qu’ils sont parfois eux-aussi victimes de ses travers. Tout le texte est construit de cette manière, faisant osciller le message du morceau tantôt vers le bon côté, tantôt vers le mauvais côté, faisant ainsi ressortir à travers leurs mots et leur construction le sentiment de discordance qui règne en eux. Pour aller plus loin, ce morceau pourrait même être l’antithèse de leur morceau « Bienvenue chez moi » où Bigflo et Oli mettaient à l’honneur la France et ses différentes régions en rendant hommage à toutes ces diversités et spécialités qui font la beauté de la France et nous rendent fiers de nos régions et de notre pays. Ce n’est donc pas la première fois que les deux frères écrivent sur ce sujet.

Sur la construction de ce morceau, on peut également remarquer que les couplets des deux frères sont quasiment construits en miroir, comme on peut le voir avec les deux citations précédentes. Les deux frères commencent leur couplet respectif par des questions qu’ils se posent à eux-mêmes tout en soulevant des problèmes de société, comme le racisme, l’économie, le social ou l’Histoire de la France avec ses conséquences et son évolution. Toutefois le grand frère, Flo, semble tenter d’apporter plus de réponses comme pour apaiser ou protéger le petit frère, Oli (7 questions pour Oli contre 3 pour Flo). D’ailleurs, Flo, le dit dès le début de son couplet : « Beaucoup de questions, peu de réponses ». Il va donc y remédier. Et pour cela, la famille, leurs origines et leurs expériences sont leurs principales sources d’inspiration, donnant à leur morceau un poids plus sincère et plus expressif. Tout le monde peut ainsi facilement se reconnaître à travers leur texte.

Et pour finir, j’aime beaucoup la personnification qu’Oli fait de la France, qui me parle beaucoup : « J’aime la France, comme une tante avec qui j’suis pas toujours d’accord, qui fait trop peu d’efforts
Mais pour qui je chialerai toutes les larmes de mon corps à sa mort ». Il a tout dit.

Bigflo et Oli ont donc misé sur un message fort pour leur retour, bien que cela soit courageux quand on connait le contexte européen tendu actuellement et le fait que la France soit en période d’élection présidentielle et de législative. Les jugements et amalgames les concernant vont bon train depuis la sortie du morceau, politisant leurs paroles ou au contraire leur donnant le beau rôle d’artistes solidaires et tolérants. Ces « pseudo » polémiques (qui n’en sont pas) peuvent aussi être une manière réfléchie des artistes – pleinement conscients du contexte durant lequel leur son allait paraître – de faire une pierre deux coups en concrétisant le message de « Sacré Bordel » et en ironisant sur le titre de leur morceau. Un bon moyen de se poser des questions sur cette manière de gérer les informations que nous recevons et les jugements que nous portons sans faire la part des chose, sans réflexions, et en oubliant, bien souvent, de simplement apprécier un bon morceau.

Version Live du titre « Sacré Bordel »

Sans surprise, j’aime beaucoup ce morceau et attends avec impatience leur nouvel album qui sortira le 24 Juin prochain et pour lequel Bigflo et Oli ont décidé de fêter la sortie le jour même, sur la scène de l’AccorHotels Arena de Paris. Et fidèle à leur adage de rester proche de leurs fans, c’est le public qui, à la suite de quelques jours de sondage, à choisi le titre et la pochette de ce nouvel opus.

Elo-Esperanza

MARATHON HARRY POTTER

Depuis que 2022 a commencé, je me suis lancé dans la re-lecture des Harry Potter. Depuis mon adolescence – et la sortie des derniers tomes – je ne les avais pas relus, et cela fait des années que l’envie de me replonger dans la saga à travers les livres et non pas à travers les films me trottait dans la tête.

Quel plaisir ! Comme quand j’étais petite, il m’est de nouveau très difficile de fermer le livre à la fin de chaque chapitre tant l’envie de lire la suite est irrésistible !

Toutefois, plus je (re)lis les livres, et moins j’ai envie de voir les films. Je ne me souvenais plus à quel point des détails essentiels à l’histoire dans les livres sont complètement passés à la trappe ou modifiés dans les films.
Je le savais. Je me souvenais qu’au moment de la sortie des films la déception à la fin de chaque séance était présente, mais je ne me souvenais plus vraiment pourquoi…

Je sais bien qu’adapter au cinéma une saga aussi complexe que celle mettant en scène l’univers créé par J.K Rowlling ne peut se faire facilement et qu’il aurait fallut 2 – voire 3 – films par livre pour que tous les détails soient exploités efficacement. Mais quand même… je suis en train de terminer ma relecture du tome 4 « Harry Potter et la Coupe de Feu » et plus je lis, plus je maudis le film tant des détails essentiels à l’histoire sont complètement inexistants dans le film (comme des personnages absents dans les films mais quasi omniprésents dans les livres (Coucou Winky et Ludo Verpey) ou bien des scènes du livre complètement changées dans le film (ils sont passés où les elfes de maison que defend Hermione ?) et j’en passe). Je ne comprends même pas comment le réalisateur du 4ème film a pu se dire à la fin : « Ouais, il est parfait mon film, là ! COUPEZ ! C’EST DANS LA BOÎTE ! »

Une amie m’a dit récemment que selon elle, les films devaient se regarder indépendamment des livres, comme s’ils n’étaient qu’inspirés des livres mais pas tirés des livres…
Oui. Et Non. lol
Soit on adapte un roman, soit on crée son film. Mais on fait pas un mix des deux lol Je ne peux pas concevoir ça…

Bref… je continuerai de regarder les films car je suis trop attachée aux acteurs avec lesquels j’ai grandi et je ne peux imaginer les personnages d’Harry, Ron, Hermione, Rogue ou même Malfoy autrement qu’avec le visage et les mimiques des acteurs que l’on connait tous. D’ailleurs, quand je relis les livres, ce sont les acteurs que j’imagine dans ma tête. Et encore aujourd’hui, les acteurs ont du mal à se détacher de leurs personnages qui, meme 10 ans après la fin du tournage, leur colle toujours à la peau.

Je vais continuer ma lecture. Et je sais que si l’adaptation cinématographique du 4ème tome m’a bien déçue, je ne suis pas au bout de mes surprises avec les relectures des 3 derniers tomes qui m’attendent. Je sais que c’est encore pire ! Bref…il faut que j’apprenne à détacher les films des livres désormais… et ce ne sera pas facile pour une fan de la première heure, amatrice de livres !

Et vous, pour Harry Potter, vous êtes plus livres ou films ?

Elo-esperanza

« CRUELLA » – LE FILM (NO SPOILERS)

Hier, avec mon chéri, Romain, nous sommes allés voir le film « Cruella ». On ne s’attendait pas à rester scotchés devant le film tant est génial !

Cruella est pourtant loin d’être une méchante qui a su retenir mon attention depuis petite, tout comme le Disney ou les films sur les « 101 Dalmatiens ». Je sais, bien entendu, que je les ai vus, à plusieurs reprises même, mais sans qu’ils ne figurent dans mon TOP 10 de mes Disney préférés. Et pourtant, quand on connaît mon amour pour les chiens, on pourrait facilement penser le contraire.

Cependant, en tant que fan de Disney, je ne peux laisser un nouveau film sortir sans le voir au moins une fois. C’est donc motivée, certes, mais pas excitée non plus, que je suis allée voir « Cruella » au cinéma. De même, Romain, pas très grand fan de Disney, m’a accompagné afin de sortir et de me faire plaisir, mais sans grande conviction non plus.

Quelle ne fut pas notre surprise !

Tout d’abord, la B.O du film est ultra bien choisie. Essentiellement rock et sensuelle à la fois, à l’image trash et classe de Cruella, elle accompagne le personnage dans tous ses états d’âmes tout en mettant en avant les années 70, époque dans laquelle le film se déroule. Mon chéri à passé son temps à toutes les shazamer pour pouvoir les réécouter après le film. Entraînante, la B.O contribue à nous emporter dans l’histoire et à nous faire, un temps soit peu, vivre les émotions de Cruella. Bref, la B.O donne vie au film !

A la manière du film « Le Diable s’habille en Prada », la mode est également un élément essentiel du film et les costumes le sublime parfaitement. Ainsi, le film est un plaisir à voir autant qu’à écouter !

L’histoire, quant à elle, nous tient en haleine du début à la fin ! Je n’ai pas regardé l’heure une seule fois durant la séance, je n’ai pas vu le temps passer et à la fin, j’étais prête à le revoir une deuxième fois ! Ça veut tout dire, non ? C’est incroyable comme Disney arrive à nous faire ressentir de la compassion et de la compréhension pour des personnages « vilains » de notre enfance. Ils en deviennent attachants et surtout, ils nous apparaissent en tant qu’humain ! On peut se reconnaître à travers eux, comprendre nos maux, notre mal-être ou certains de nos travers et vivre, ainsi, comme une certaine thérapie. Cela peut vraiment être enrichissant. Ces « vilains » nous apparaissent comme nous, au final. Ce ne sont plus des monstres à nos yeux, mais des personnes, des êtres humains, sensibles et réfléchis, que la vie n’a malheureusement pas gâtés… Et c’est cela qui nous tient tant en haleine durant les 2h14 du film.

Ajouté à cela un scénario qui tient la route et des acteurs charismatiques, vous avez un succès mondial au box-office !

On pourrait chercher à savoir si l’histoire de Cruella pourrait coller avec la version Disney des « 101 Dalmatiens » que l’on connaît tous depuis notre enfance. On pourrait également se demander si cette version de l’histoire de Cruella est vraie. Je répondrai que cela n’a pas d’importance. Personnellement, je prends le fait que ce soit la même firme – à savoir Disney – qui soit au contrôle des deux histoires (celle des 101 Dalmatiens et celle de Cruella) comme étant un gage de véracité quant à l’origine de ces scénarios. Si ce n’est sur les dates, je pense que la firme a pour but de maintenir une certaine cohérence entre ses œuvres et j’y crois (Même si « Les 101 Dalmatiens » a été écrit par la romancière britannique Dorothy Gladys « Dodie » Smith en 1956, que Disney a adapté ce roman en dessin animé en 1961 et que le film Cruella se déroule dans les années 70).

Et quand bien même ce n’était pas le cas, je regarde ces films comme des fins possibles et alternatives aux histoires que l’on connaît déjà, un peu de la même manière que je lis les réécritures des histoires Disney de chez Hachette Heroes Collection. Cette dernière réinvente les versions des grands classiques de Disney de notre enfance en changeant un seul détail à l’histoire que l’on connaît tous. Mais ce détail fait toute la différence et crée ainsi une nouvelle intrigue. Par exemple, dans ces éditions de livres en collaboration avec Disney, la version revisitée de « La Belle et la Bête » donne une existence à la mère de Belle et une explication à son absence dans l’histoire originelle. Est-ce la véritable histoire de la mère de Belle ? Je ne sais pas… mais c’est une alternative tout à fait plausible, comme tant d’autres. (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer sur le lien qui suit pour en savoir plus >>>ICI<<<)

En d’autres termes, que Disney se permettent d’inventer des histoires alternatives à certains personnages de notre enfance ne me dérange absolument pas. Au contraire, ça ne fait qu’agrandir le fabuleux monde de Disney en plus d’agrandir notre imagination et nos rêves d’enfants. Moi, perso, je suis fan !

Alors, si ce n’est pas déjà fait, n’attendez plus, et foncez voir « Cruella » au cinéma ! Sinon, dites moi ce que vous en avez pensé en commentaire 😉

Elo-Esperanza

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SACRÉ BORDEL – BIGFLO ET OLI

C’est la grande surprise de ces dernières semaines, Biglfo et Oli sont de retour après 1 an et demi d’absence ! Et outre le fait que Bigflo ait laissé tomber sa casquette, c’est la manière dont ils sont réapparus ainsi que le message poignant de leur morceau qui a suscité la curiosité des uns et des autres.

Fidèles à eux-mêmes, c’est proche du public – et même en plein milieu du public – qu’ils ont décidé de faire leur grand retour, comme pour montrer que malgré leur vie de rêve, ils gardent un pied dans la vraie vie, avec nous, au milieu de nous. Souvent, on peut avoir une image des artistes connus restant loin du public, gardant leurs distances pour se protéger (ce qui est compréhensible), tournant leurs clips à l’écart et faisant « coucou » de loin. A l’image de Stromae avec son clip « Formidable », Bigflo et Oli ont surpris tout le monde avec leur cube de verre posé sans prévenir en plein milieu de plusieurs villes (Toulouse, Paris, Peyragudes dans les Pyrénées et Lauzerte dans le Tarn-Et-Garonne) afin de tourner leur clip « Sacré Bordel ». Les passants chanceux d’être au bon endroit au bon moment ont alors pu vivre un moment unique.

En écoutant « Sacré Bordel », ma première impression était l’agréable surprise de constater un retour aux sources pour Bigflo et Oli. En effet, l’écriture et la construction du morceau rappellent celles présentes sur les morceaux de leur premier album. Il n’est sans nul doute que les puristes visionnaires n’ont pu s’empêcher de faire le parallèle entre ce nouveau titre et celui de « Je suis » sorti en 2015. A cette époque, chaque morceau portait un message fort et les paroles étaient percutantes. Bien que visionnaires dans l’âme, je n’avais pas complètement retrouvé cela sur les 2 albums qui ont suivis, plus « commerciaux – passables en radio » à mon goût face au succès grandissant qu’il fallait alimenter pour l’ancrer le plus possible dans l’esprit populaire (toutefois, cela ne m’a pas empêchée pour autant d’apprécier ces deux albums pour autant). Tous les artistes passent par là à un moment ou à un autre dans leur carrière (il faut bien rentrer (un peu) dans le moule si on veut se faire voir, c’est comme ça.)

Je suis donc heureuse d’entendre un nouveau son de Biglfo et Oli reflétant ce rap conscient qui, personnellement, m’a fait aimer leur duo. Je fais partie de ceux qui donnent (presque) plus d’importance aux paroles des chansons qu’à leurs sonorités.

En ce qui concerne le message, ils expriment les ambivalences de la société (ici la société française les concernant) où toute parole ou faits et gestes sont décryptés et analysés, où le jugement est roi et où la sensation de marcher sur des oeufs est omniprésente :


« Beaucoup de questions, peu de réponses, j’ai que les paroles d’une chanson
Comment être un artiste engagé quand je sais pas vraiment quoi penser ?
[…]
On rejette la faute sur l’autre, mais les autres, c’est nous »


Le racisme, les différences et les préjugés rencontrés en France sont mis en avant par les deux frères, perdus entre la compréhension de cette réalité et leur amour pour leur pays et l’humanité qu’ils y voient malgré tout.


Oli : « Ça t’fait bizarre mais je l’aime, ce pays, celui qui me taxe et me couvre d’impôts
Celui qui paye pour moi à la pharmacie, qui m’emmenait gratuit voir la mer en colo’
Son histoire, j’en connais ses horreurs mais aussi sa puissance
J’suis pas responsable de ses erreurs mais j’dois faire avec ses conséquences »
Flo : « Elle est belle ma France et son terroir, même si c’est pas moi qu’elle voit dans l’miroir
J’me dis qu’on pourrait le faire, briser le plafond de verre
Au lieu de pointer les différences de chacun, s’concentrer sur tout c’qu’on a en commun »

On voit très bien avec ces deux citations que les frères jouent avec des contrastes en construisant leurs phrases sous forme d’antithèse. Ils aiment un pays malgré ses défauts et ses déboires, et donnent du poids à la sincérité de leurs dires en précisant qu’ils sont parfois eux-aussi victimes de ses travers. Tout le texte est construit de cette manière, faisant osciller le message du morceau tantôt vers le bon côté, tantôt vers le mauvais côté, faisant ainsi ressortir à travers leurs mots et leur construction le sentiment de discordance qui règne en eux. Pour aller plus loin, ce morceau pourrait même être l’antithèse de leur morceau « Bienvenue chez moi » où Bigflo et Oli mettaient à l’honneur la France et ses différentes régions en rendant hommage à toutes ces diversités et spécialités qui font la beauté de la France et nous rendent fiers de nos régions et de notre pays. Ce n’est donc pas la première fois que les deux frères écrivent sur ce sujet.

Sur la construction de ce morceau, on peut également remarquer que les couplets des deux frères sont quasiment construits en miroir, comme on peut le voir avec les deux citations précédentes. Les deux frères commencent leur couplet respectif par des questions qu’ils se posent à eux-mêmes tout en soulevant des problèmes de société, comme le racisme, l’économie, le social ou l’Histoire de la France avec ses conséquences et son évolution. Toutefois le grand frère, Flo, semble tenter d’apporter plus de réponses comme pour apaiser ou protéger le petit frère, Oli (7 questions pour Oli contre 3 pour Flo). D’ailleurs, Flo, le dit dès le début de son couplet : « Beaucoup de questions, peu de réponses ». Il va donc y remédier. Et pour cela, la famille, leurs origines et leurs expériences sont leurs principales sources d’inspiration, donnant à leur morceau un poids plus sincère et plus expressif. Tout le monde peut ainsi facilement se reconnaître à travers leur texte.

Et pour finir, j’aime beaucoup la personnification qu’Oli fait de la France, qui me parle beaucoup : « J’aime la France, comme une tante avec qui j’suis pas toujours d’accord, qui fait trop peu d’efforts
Mais pour qui je chialerai toutes les larmes de mon corps à sa mort ». Il a tout dit.

Bigflo et Oli ont donc misé sur un message fort pour leur retour, bien que cela soit courageux quand on connait le contexte européen tendu actuellement et le fait que la France soit en période d’élection présidentielle et de législative. Les jugements et amalgames les concernant vont bon train depuis la sortie du morceau, politisant leurs paroles ou au contraire leur donnant le beau rôle d’artistes solidaires et tolérants. Ces « pseudo » polémiques (qui n’en sont pas) peuvent aussi être une manière réfléchie des artistes – pleinement conscients du contexte durant lequel leur son allait paraître – de faire une pierre deux coups en concrétisant le message de « Sacré Bordel » et en ironisant sur le titre de leur morceau. Un bon moyen de se poser des questions sur cette manière de gérer les informations que nous recevons et les jugements que nous portons sans faire la part des chose, sans réflexions, et en oubliant, bien souvent, de simplement apprécier un bon morceau.

Version Live du titre « Sacré Bordel »

Sans surprise, j’aime beaucoup ce morceau et attends avec impatience leur nouvel album qui sortira le 24 Juin prochain et pour lequel Bigflo et Oli ont décidé de fêter la sortie le jour même, sur la scène de l’AccorHotels Arena de Paris. Et fidèle à leur adage de rester proche de leurs fans, c’est le public qui, à la suite de quelques jours de sondage, à choisi le titre et la pochette de ce nouvel opus.

Elo-Esperanza

« LA QUÊTE » D’ORELSAN – ANALYSE

On ne présente plus Orelsan, rappeur français reconnu.

N’étant pas une grande admiratrice de rap, mais étant une admiratrice des mots, je me suis ouverte à ce genre musical depuis ces 5 dernières années. En effet, certains rappeurs comme Scylla, Bigflo et Oli, Kery James ou encore Diam’s proposent des textes travaillés et au sens profond. C’est ce qui m’a amenée à tendre l’oreille et à apprécier écouter certains rappeurs.

C’est le cas d’Orelsan. Pour cette analyse j’ai choisi de parler d’un de ses derniers titres, « La Quête », issus de son dernier album « Civilisation ».

Le thème de ce morceau est le temps : celui qui passe, qui nous échappe, parfois, celui qui traîne un peu trop ou bien, au contraire, celui qui file à toute vitesse. Le temps passe et laisse des traces, certaines plus visibles que d’autres. L’Homme est un bon modèle de démonstration de ces changements que le temps opère : un bébé qui naît, un enfant qui grandit, un adulte qui construit et un vieillard qui contemp(s)le.

A l’aube de ses 40 ans, Orelsan fait une rétrospective de sa vie. De son enfance à aujourd’hui, il voit sa vie défiler. Ses paroles donnent le ton dés le début : « Rien ne peut me ramener plus en arrière que l’odeur de la pâte à modeler ». Comme la madeleine de Proust qui le ramenait, lui aussi, dans son enfance lui rappelant sa grand-mère, Orelsan est ramené, ici, à l’école maternelle auprès de sa mère. Sa vie passe devant ses yeux et commence ainsi une description de sa vie, avec des verbes conjugués au présent, donnant ainsi l’effet à l’auditeur de participer à ce voyage dans le temps avec Orelsan, de le vivre, de l’imaginer de manière plus explicite. Le présent ancre l’histoire de manière plus réelle et plus visuelle et accentue l’empathie de celui qui écoute. En effet, ce détail nous rend spectateur de cette rétrospective. Le présent des verbes utilisés permet de visualiser les scènes là où une histoire racontée au passé composé ou à l’imparfait nous laisserait dans notre position d’auditeur, limitant les effets du voyage temporel que veut nous faire vivre Orelsan. Grâce à cela, l’histoire que nous raconte Orelsan nous paraît actuelle et plus nette : « Maman est pof de maternelle […] J’ai cinq ans et j’passe par la fenêtre […] J’balaye les feuilles mortes sur le terrain […] J’rentre au collège, on m’traite de bourge […] »

Seuls les quelque temps du passé nous ramènent à la fatalité du temps qui passe. Ils nous font prendre conscience que ce présent qu’Orelsan décrit n’existe plus et c’est dans cette prise de conscience que réside tout le message du morceau, très caractéristique dans le refrain, où les âges défilent au fur et à mesure que la chanson avance…dans le temps.

« À onze ans, j’voulais juste en avoir treize
À treize ans, j’étais pressé d’voir le reste
Aujourd’hui, j’aimerais mieux qu’le temps s’arrête
Ah, c’qui compte c’est pas l’arrivée, c’est la quête
« 

Mais, à travers cette chanson, Orelsan rend également hommage à sa famille et leur témoigne toute la reconnaissance qu’il leur porte pour avoir été là durant toutes ces années : « Elle m’dit, « T’es pas censé être là, j’ai dit, « Près d’toi, c’est là ma place », en parlant de sa mère, ou bien « Mon père, mon héros » et encore « Les choses que j’ose dire à personne sont les mêmes qu’ils remplissent des salles. Maman est là, mon père est fier, et l’univers est pas si mal ».

J’aime beaucoup le message de ce morceau d’Orelsan et sa manière de l’aborder. Dans le même style, j’avais adoré (et préféré) le morceau « Notes pour trop tard » présent dans son album précédent et pour lequel je ferai une analyse également. On se reconnait forcément tous dans ce genre de chanson qui parle du temps qui passe dans nos vies.

En ce qui concerne la chanson « La Quête », on a tous été enfant, on a (presque) tous idolâtré nos parents, puis on les a tous rejetés ado, et on s’est tous rapproché d’eux devenant adultes et parents. On a tous eu hâte d’avoir plus que notre âge, pensant, souvent à tort, qu’être plus vieux c’était mieux. Maintenant que l’on est vieux pour des enfants de 8 ans (oui, à partir de 30 ans, pour un enfant de 8 ans, c’est vieux…haha !) on voit les choses différemment. Mon beau-fils de 10 ans dit souvent qu’on a trop de chance d’être adulte car on fait ce qu’on veut et qu’on décide de tout. Il n’a, bien sûr, pas conscience de tout ce qu’il se passe dans la tête des adultes avec le stress du travail, les problèmes d’argent, la gestion de la famille, les rendez-vous, les factures, et j’en passe… Pour lui, que son copain ne veuille plus jouer au foot avec lui dans la cour de récré représente son plus gros problème du moment. On a beau lui expliquer, avec son père, qu’être adulte n’est pas si merveilleux que ça et qu’il a bien le temps de grandir et de profiter, mais il reste persuadé que nous sommes chanceux. On lui dit que nous, parfois, on aimerait redevenir enfant, mais il ne nous comprend pas… Et en même temps, comment lui faire comprendre ? Il est bien trop petit et il faut encore le préserver. Nous aussi sommes passés par ce cheminement…

Sincèrement, j’ai l’impression que le temps passait lentement jusqu’à mes 18 ans mais qu’à partir du moment où je suis devenue majeure, il s’est accéléré d’un coup tellement je ne vois plus les années passer ! Je réalise que ma nièce, qui est née en 2005 va passer son permis et son BAC d’ici deux ans. Je me souviens du jour où ma sœur nous annonçait qu’elle était enceinte comme si c’était hier… Je n’arrive pas à y croire… Autre exemple avec mon chien, un golden retriever de 7 ans : Pour moi, c’est toujours mon bébé, mon chiot que j’ai eu quand il avait seulement 7 semaines. Plus les jours passent et plus je vois sa jeunesse s’envoler… Ça me rend triste de voir à quel point le temps défile et laisse des marques difficiles à accepter dans notre vie.

Il arrive toujours un âge où on fait le point. Beaucoup parle de la crise de la quarantaine. Je viens d’avoir 30 ans et j’avoue avoir vécu ce moment où l’on fait une rétrospective sur le passé se demandant si on est bien là où on pensait être. La réponse à cette question n’est pas toujours évidente, elle est souvent floue pour ma part. Si on m’avait demandé à 12 ans où je me voyais quand j’en aurais 30, je n’aurais rien dit de ce que je suis en train de vivre aujourd’hui. Pourtant, je n’ai pas de regrets. Il y a bien des choses que j’aurais aimé vivre différemment mais ces expériences là m’ont apporté une maturité qui fait celle que je suis aujourd’hui. Si le chemin avait été parfait à mes yeux, je ne suis pas sûre que la finalité, elle, l’aurait été. Je ne connaîtrais pas la moitié des personnes que je connais aujourd’hui et c’est impensable pour moi.

Mais comme le dit Orelsan : « c’qui compte c’est pas l’arrivée, c’est la quête » Il a raison. Ne retenons pas les marques du temps, profitons de celui que nous vivons, tout simplement.

Elo-Esperanza

QUAND LES LIVRES DEVIENNENT PASSION

Je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir appris à aimer lire. C’est sa persévérance à me faire lire tous les soirs avant de dormir, presque obligatoirement mais en toute bienveillance, qui m’a amené à aimer lire. Car oui, aimer lire, je pense que ça s’apprend, ça se construit. Et si j’ai souvent râlé car je ne voulais pas lire, aujourd’hui je suis reconnaissante de ce trésor que ma mère m’a donné. Lire me passionne tellement qu’aujourd’hui, à 30 ans, j’étudie la littérature et cherche à en faire mon métier.

Tous les soirs, dés l’âge de 6 ans, ma mère m’incitait à lire une dizaine de minutes. C’était ma maîtresse de CP qui avait donné ce conseil aux parents lors de la réunion de rentrée. Je me souviens que je lisais des « Juliette » (l’équivalent des « Martine » version moderne).

Tous les soirs, je devais lire. Et croyez-moi, je râlais beaucoup. C’était une corvée de déchiffrer tous ces signes et de comprendre, en même temps, ce qu’ils voulaient dire. Mais je le faisais… sous la surveillance bienveillante de ma mère.

Et petit à petit les 10 min ce sont transformées en 15 minutes, puis 20, puis 30…puis je ne m’arrêtais plus. C’est finalement devenu une habitude, un rituel dont je ne pouvais plus me passer pour dormir.

Très vite, c’est devenu ma façon de m’évader, mon échappatoire, là où j’aimais me réfugier pour me consoler, rire, me rassurer, voyager ou vivre une vie de rêve. La saga d’Harry Potter à bien entendu été le grand amour de vie (en matière de livres, lol). Il a été le déclic qui m’a fait prendre conscience du pouvoir de la lecture, à savoir : toute histoire est possible.

Un des livres qui a également été décisif dans l’ancrage de ma passion en mon for intérieur est « L’Histoire sans fin » de Michael Ende. Il reflète exactement ce que représente un livre pour moi : l’évasion et l’aventure. Le roman raconte l’histoire d’un jeune garçon qui vole un livre intitulé L’Histoire sans fin, dans une librairie. Au fur et à mesure qu’il avance dans la lecture du livre, il se retrouve lui-même faisant partie de la quête dont le but est de sauver le monde et les habitants du Pays Fantastique. Combien de fois j’ai rêvé d’être le personnage principal de mes livres ? J’ai arrêté de compter… Ce livre l’a imaginé pour moi. Je me souviens la première fois où, moi aussi, je l’ai découvert pour la première fois dans la bibliothèque de ma petite ville gersoise. Je cherchais un livre à lire qui pourrait me passionner autant qu’Harry Potter, mais je ne trouvais pas. Au moment d’abandonner et de quitter la bibliothèque, je vois sur une étagère un livre qui dépasse légèrement les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais le livre m’a attiré à lui, littéralement. Je revois très bien la scène dans ma tête alors que c’était il y a près de 15 ans, c’est vous dire si le livre m’a marqué ! Je m’approche, et lis le titre du livre : « L’Histoire sans Fin ». Je me souviens avoir vu le film quand j’étais petite mais je ne me rappelle pas de l’histoire si ce n’est qu’il y avait un petit garçon volant sur un grand chien blanc. Je décide de le prendre : Je l’ai lu en 2 jours ! Comment ça « je l’ai lu » ? Je l’ai dévoré ! Je n’arrivais pas à m’arrêter tellement j’étais fascinée et hypnotisée par l’histoire. Encore aujourd’hui, « L’histoire sans fin » est un de mes livres préférés et je n’ai pas retrouvé de livre m’ayant passionnée autant que lui ou Harry Potter. Il a beau faire 500 pages, je le dévore encore en 2 ou 3 jours à chaque lecture (car, oui, je relis souvent mes livres favoris). Bref, lisez « L’Histoire sans Fin » de Michael Ende, vous ne serez pas déçu !

J’ai lu tous les soirs jusqu’à mes 18 ans. Ensuite, je suis entrée en Fac de Lettres, j’ai dû travailler à côté et, il faut l’avouer, j’avais envie de faire autre chose que de lire. Alors, pendant 10 ans, la lecture a été mise de côté. J’ai fini par ressentir le manque et m’y replonger pour mes 30 ans.

L’ÉCRITURE

Naturellement, j’ai moi aussi voulu écrire des histoires. J’ai commencé à écrire, vers 7 ou 8 ans, des histoires de petites filles qui ont perdu leur chat. Puis, au lycée, j’ai écrit une nouvelle et participé au concours Claude Nougaro, à Toulouse. Je n’ai pas gagné, mais lors de la remise des prix, le président du jury a fait une allusion à ma nouvelle qui m’avait tout de même rendue très fière. L’envie d’écrire ne m’a jamais quitté. Mais je ne me suis jamais lancée pour diverses raisons :

  • Manque de temps et de réelle motivation. Entre 18 et 25 ans, nos préoccupations ne sont pas toujours sérieuses. C’est une période de ma vie où je me suis beaucoup cherchée.
  • Je ne voulais pas écrire une histoire copiée sur une autre. Pour moi, tout avait déjà été écrit et je ne voulais pas être une vulgaire copie d’une autre histoire.
  • Je voulais écrire pour être J.K Rowling ou rien d’autre ! Je sais, ça parait ambitieux et présomptueux (Haha !) mais c’était la vision du romancier que j’avais en tête.

Du coup, vous comprenez bien que je ne me suis jamais vraiment lancée dans l’écriture. La barre était trop haute et la pression trop grande.

Aujourd’hui, tout comme la lecture, mon envie d’écrire est revenue. Mais, la maturité acquise m’apaise et me fait relativiser. J’écris avant tout parce-que j’en ai envie et non pour la reconnaissance à tout prix. Le tout est de se faire plaisir.

La (fameuse) pile de livres à lire

Tout amateur de livres qui se respecte a une pile de livres à lire qu’il entretient.

Tout amateur de livres qui se respecte se fait chaque jour la promesse qu’il n’achètera plus un seul livre tant que cette fameuse pile de livre à lire n’aura pas diminué de moitié.

Mais par dessus tout, tout amateur de livre qui se respecte se transforme en un véritable agent commercial digne du « meilleur employé du mois » quand il s’agit de se convaincre que CE LIVRE à la couverture si ENVOÛTANTE et l’histoire si INTRIGANTE, qui se trouve là, juste devant lui, va ÉNORMÉMENT manquer à sa pile de livres s’il ne l’achète pas TOUT DE SUITE ! (avant qu’une faille intergalactique ne se forme et engloutisse tout le stock de livres présent dans le magasin, ce qui l’empêche, bien évidemment, de tenir sa promesse de ne plus acheter de livres…of course)

C’est à ce moment-là que l’amateur de livre, fort dans ses convictions et droit dans ses bottes, maîtrise ses pulsions et achète le livre en réitérant sa promesse de ne plus en acheter après celui-ci. Promesse qu’il est bien décidé à tenir cette fois-ci. (…on y croit tous !)

On ne va pas se mentir entre amateurs de livres, on en est tous là ! On entretient tous avec passion cette pile de livres à lire en continuant à en acheter régulièrement. Et je ne parlerai pas des lecteurs sado-maso ayant également un abonnement dans une bibliothèque… Je ne sais pas s’il faut leur tirer mon chapeau ou les consoler.

Grande fan d’Harry Potter, mon chéri m’a offert à Noël les livres de la collection des 20 ans en édition Poufsouffle. Comme si cela ne suffisait pas, et afin de préparer mon mémoire sur la littérature de l’imaginaire (faut bien trouver une excuse), j’ai entrepris de les relire tous depuis le début pour la Xème fois. A ma pile de livres à lire, je m’en rajoute donc 7 d’un coup, que j’ai déjà lus.

Harry Potter vient, une nouvelle fois, entretenir ma pile de livres à lire. Et comme c’est Harry Potter, il les détrône tous et devient prioritaire dans mon ordre de lecture. Ils se rajoutent donc à la trilogie du Seigneur des Anneaux et au Hobbit de J.R.R Tolkien, aux Chroniques de Narnia de C.S Lewis, à la trilogie des Royaumes du Nord de Philip Pullman, à la trilogie des Hunger Games et de Divergente et aux romans de Jules Verne… Je ne vous parlerai pas de la double trilogie « Le Monde d’Ewilan » et « La Quête d’Ewilan » de Pierre Botero que je dois lire pour l’étude de base de mon mémoire de M2… Le tout en travaillant à temps plein, en étant également étudiante en master de recherches et en ayant une vie de femme geek amoureuse désirant être mère. (Quand je vous dis que 24h c’est pas assez dans une journée…)

Mais ce n’est pas tout. Alors que je suis en plein marathon littéraire avec Harry Potter et que ma pile de livres est assez conséquente pour voir venir au moins 3 confinements, je n’ai pu résister à l’appel de deux livres lors de ma visite au Salon du Livre de Melun, le week-end dernier. Deux romans fantastiques écrits par des auteures indépendantes qu’on se doit, nous, amateurs de livres, de soutenir. Il s’agit du roman « Le Monde d’à côté » d’Emily B. et de « Ys : La Prophétie » d’Aurélie Philippe (pour lesquels vous pouvez retrouver le résumé de leurs romans en cliquant sur leur nom). Bref, ça n’en finit plus…

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Mais rassurez-moi, vous aussi vous entretenez une pile de livres à lire, n’est-ce pas ?

Et vous, c’est quoi votre histoire avec les livres ?

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Elo- Esperanza

RETOUR SUR… LE PREMIER BERCY DE BIGFLO ET OLI (AccorHotels Arena)

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Photo de OdieuxBoby

En décembre 2018 a eu lieu le premier grand rendez-vous des visios (avant le Stadium de Toulouse), le concert le plus attendu de Bigflo et Oli, après une grande et magnifique tournée des Zéniths dans toute la France : le live à l’AccorHotel Arena de Paris-Bercy !

Initialement prévu le 8 Décembre de cette même année, celui-ci a dû être déplacé au lendemain suite aux grèves et aux violences de celles-ci sévissant dans tout le pays et particulièrement à Paris. Au grand dam de tous ceux qui n’ont pas pu, eux-aussi, déplacer leurs activités, leurs billets de transports ou autres empêchements (fans comme artistes invités par les frères), le concert a finalement eu lieu, le lendemain, le dimanche 9 Décembre 2018.

Pour l’occasion, plus de 16 000 fans étaient attendus pour célébrer « La Vraie Vie » sur scène avec les deux frères toulousains et de nombreux invités comme MC Solaar ou Vianney. Environ 12000 étaient tout de même présents malgré les changements. L’Association Team Visionnaires, ancien groupe fan des deux frères, réunie au grand complet ce jour-là, avait même préparé un petit goûter pour ses adhérents afin de les faire patienter dans la file d’attente.

Mais alors, qu’en avez-vous pensé les visios ?

Beaucoup ont trouvé que clôturer cette tournée dans une salle aussi grande et mythique que celle de l’AccorHotel Arena était une superbe idée. Ainsi nous avons pu tourner la page et fermer le livre de « La Vraie Vie » en étant au summum de notre fierté de fans.

Marguerite: « C’était bouleversant, émouvant et absolument incroyable. J’ai pleuré au rythme des larmes de Flo, comme une enfant le jour de Noël. Juste pour ce moment, merci à eux. »

Amélie : « Une très belle clôture de tournée. Un moment unique et inoubliable, une ambiance top et surtout beaucoup d’émotions. »

Elina : « Un concert très touchant qui clôturé a merveille leur tournée pour redémarrer de plus belle par la suite, un réel plaisir ! »

Alice : « Immense et drôle de croiser pleins de gens avec les habits visionnaire (dans et autour/a l’extérieur de Bercy) »

D’autres ont eu le sentiment de vivre quelque chose d’historique dans la vie d’un visionnaire. Le premier « Bercy » des frères pour lequel ils pourront dire : « On y était ! ».

Lauréline : « Magnifique moment, juste top ! On a tous été ému et on s’en souviendra comme date historique pour leur 1er bercy ? »

Romy : « Être là quand leur rêve de gosse est réalisé c’est juste génial, et surtout la dernière date de la tournée donc pour moi ça serais le mot émouvant qui qualifierait le plus cette date ? »

Alexia : « Le meilleur concert de ma vie ? Voir les frères réaliser un rêve d’enfant sous nos yeux, c’était juste waouh….ils ont tout donner malgré les problèmes qui ont chamboulés l’organisation. C’était le rendez vous des visionnaires, on venait de toute la France et ça c’est beau, on est le meilleur public. »

Marina : « Ils se donnent à fond on ressent vraiment l’énergie on est vraiment dedans à chaque fois dans l’ambiance de la musique interprétée et les transitions sont tops surtout qu’ils sont drôles et Mc Solaar qui est venu c’était super cool »

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Photo de Flore MOREL

Ce côté historique s’est aussi ressenti au travers de la sensibilité des visios ayant été nombreux à relever le caractère émouvant et bouleversant du moment. Voir les frères sur scène, certains pour la première fois, a dû en faire trembler de joie plus d’un. De plus, les nombreux passages où les frères ont laissé eux-aussi parler et transparaître leurs émotions n’a pas laissé indifférent nos petits cœurs de visionnaires…of course !

Carla : « Émotion, amour, et bienveillance. Voir les yeux des frères pétillants, pleins d’amour c’était génial ! Ultra émouvant ! Et tout ce monde réuni à chanter les mêmes chansons, être en symbiose, c’était merveilleux »

Leyane : « L’un des meilleurs concerts des frères qu’ils ont pu faire ! Tous se réunir pour ce dernier show était si beau et bien sûr une grosse pensé à tout ceux qui n’ont pas pu venir »

Maxou : « À la fin le discours de flo et d’oli ultra émouvant, flo à limite pleurer et ils m’ont fait pleurer ? »

Sophie : « Stressant à cause du changement de date mais très émouvant et bouleversant »

Et bien entendu, cela a évidemment contribué à la superbe ambiance de cette soirée inoubliable, où nous étions réunis, nous, les fans, pour vivre notre passion pour Bigflo et Oli et fêter leur premier concert dans cette mythique salle parisienne comme il se doit !

Manon : « Une bonne fin de tournée riche en émotion, j’ai passé un concert merveilleux je me suis vraiment éclaté. Ils étaient juste au top et dans leur élément, je pense que tout ceux présent ont pu ressentir leur fierté d’être sur cette scène, j’ai pleuré à la fin mais c’était parfait »

Nao: « C’était mon tout premier concert, et comment te dire que rien qu’en écrivant ce message j’en ai encore des frissons !! c’était juste magique, y’a pas d’autres mots, lorsqu’ils ont chanté « je suis » j’étais en larmes à la fin, de même pendant les remerciements…
bref je veux tellement y retourner et j’ai si hâte d’être le 26 octobre ? »

Mais il est clair que tout cela est bel et bien lié au fait que les Visionnaires sont une grande famille. A l’image du groupe Team Visionnaires, ancien groupe fan de Bigflo et Oli et très actif à l’époque, qui a eu pour volonté de réunir les fans de Bigflo et Oli pour qu’ils puissent partager leur passion commune sur les réseaux sociaux, de nombreuses amitiés sont nées, souvent virtuelles, mais devenant réelle et extrêmement forte pour beaucoup. Aujourd’hui, le groupe fan a changé de nom et se retrouve sur insta avec lesinfosdebeto et sur un groupe de discussion : discord .

Marie :« Concert très touchant qui a clôturé en beauté cette (longue) tournée de folie !! Beaucoup de visionnaires étaient présents, je pense qu’on est beaucoup à avoir fait de belles rencontre à Bercy, rien que pour ça merci aux frères! »

Lisa : « Une clôture de tournée juste magnifique, des rencontres magnifiques que j’ai pu faire grâce aux frères, beaucoup de rire pendant l’attente, et beaucoup de larmes pendant le concert. Encore une fois bravo à eux »

Césaria : « Des rencontres inoubliables, passer par autant d’émotion en un seul concert c’était perturbant: rire, surprise, larmes et une indicible joie ! Merci à Bigflo et Oli de nous permettre de nous échapper de nos vies pendant quelques heures »

Apolline : « Tout simplement un concert magnifique. Qui a clôturé le cycle de la Vraie Vie ce qui rend triste, mais qui a en a ouvert un nouveau, celui de la Vie De Rêve »

Et preuve de cette entraide et de ce sentiment familial qui anime les visios, c’est que même quand certains d’entre nous ne sont pas dans la possibilité de profiter d’un concert des frères, nous trouvons des solutions pour y remédier. Et ces gestes sont vraiment magnifiques…

Maëlyne : « Un changement de date qui m’a empêché de venir mais pas empêché de le vivre à travers l’écran (merci infiniment à Pauline) et même à travers cet écran c’était incroyable, l’ambiance était folle, on sentait que c’était spécial pour eux et donc pour nous ! Ils m’ont fait chialer les cons ! Bref ça devait être fou !! »

En tant qu’une des cinq gérantes de la Team Visionnaires à l’époque, j’étais bien évidemment présente lors de cet événement si important pour les frères et les fans. Nous les suivons, toutes les cinq, depuis leur début avec leur EP « Le Trac » ou bien leur premier album « La Cour des grands ». Les voir sur une si grande scène, dans une salle si mythique, immense et surtout complète six mois à l’avance nous a véritablement remplies de fierté.

C’est ça qui fait la force de n’importe quel fan se retrouvant mêlé au contact des artistes qu’il admire. Il oublie ses problèmes, s’amuse et crée des liens avec d’autres personnes partageant, sans les connaître, des choses importantes avec eux. Des liens se créent et des amitiés naissent… Et qui sait, peut-être qu’un jour, il n’y aura pas que des amitiés qui naîtront… Et ça, c’est la plus belle des récompenses que d’avoir été fan ou d’être fan peut nous apporter dans nos vies. Des relations, du contact humain, ce sentiment de ne pas être seul et cette générosité que nous retrouvons dans nos partages.

Mythique, émouvant et « visionnaire » : voilà comment l’on pourrait donc le qualifier. Sans compter qu’encore une fois Bigflo et Oli ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour nous surprendre et nous faire plaisir. Mission accomplie. Ce live restera gravé dans nos têtes, et dans nos cœurs.

Merci aux visios ayant donné leur avis pour la participation à cet article. Cet article a été écrit par mes soins quelques jours après le concert et était présent sur le site de la Team Visionnaires.

Elo-esperanza

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Photo de OdieuxBoby

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AIMER C’EST TOUT DONNER

« Aimer c’est tout donner » de Natacha St-Pier, tiré de son album sur Sainte Thérèse de Lisieux.

« Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même… » 🙏

Cela prête à méditer…

Car aimer est loin d’être facile…. Que nous le voulions ou non, nous avons tous des attentes, des envies, une vision de l’amour qui se heurte à celle de l’autre…

A ce titre, le livre « Les langages de l’amour » de Gary Chapman est très intéressant pour nous aider à comprendre comment chacun aime et le montre à l’autre. Le concept de l’auteur est qu’il existe 5 manières de manifester l’amour, qu’il a nommé les 5 langages de l’Amour.

Selon lui, nous avons chacun notre langage, qui ne correspond pas forcément à celui de l’autre, ce qui peut poser problème dans une relation amoureuse ou amicale.

Il y a :

    1.Les paroles valorisantes

    2.les moments de qualité passés ensemble

    3.les cadeaux

    4.les services rendus

    5.le toucher physique

Selon Gary Chapman, il faut donc savoir comment fonctionne notre partenaire et utiliser son langage de l’amour. Ainsi, il comprendra nos manifestations d’amour envers lui, et cela évitera ainsi de nombreux conflits et de nombreux doutes. L’autre est censé faire de même avec son ou sa partenaire, bien entendu. Si votre langage de l’amour c’est les moments passés ensemble, alors c’est quand votre partenaire passera du temps avec vous que vous comprendrez au mieux qu’il vous aime. Et vice versa, c’est en passant du temps avec lui que vous lui démontrerez au mieux votre amour pour elle ou pour lui. Cependant, si le langage de votre partenaire est « les cadeaux », alors passer du temps avec lui ou elle lui fera sûrement plaisir mais ne le satisfera pas complètement. Vous comprenez ? (A noter, que les cadeaux ne sont pas obligatoirement payants)

Cette lecture est réellement intéressante quant à notre relation aux autres. Je vous la conseille. Vous pouvez vous la procurer en cliquant ici.

Sur le même sujet, le spectacle « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », adapté du best-seller du même nom, est également une bonne analyse des relations de couples et des différences hommes/femmes.

Aimer, pour moi, c’est faire passer les intérêts de l’autre avant les miens. J’aime donner aux autres pour qu’ils se sentent bien, soulagés, aimés. Ma foi m’encourage à cela. Mon langage de l’amour serait donc à la fois les services rendus et les cadeaux.

Et si l’autre fait de même avec moi, alors il ne peut y avoir que de l’harmonie entre nous. Et, si on y regarde de plus près, Gary Chapman dit également qu’aimer implique inexorablement de mettre en avant les intérêts de l’autre.

Sur le papier, c’est facile. Simple. Logique.

En pratique… Aïe Aïe Aïe ! 😅

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut s’oublier soi-même, attention ! Cela signifie qu’aimer implique l’autre et l’inclus dans le schéma de notre vie. Il faut « combiner » avec lui autant qu’avec nous-même. Et comme personne n’est parfait, que nos personnalités sont différentes, que chacun porte en lui un passif émotionnel et sentimental parfois lourd, la mise en place de l’amour dans notre vie est souvent bancale, hésitante, maladroite ou destructrice… et les conflits, les incompréhensions et les doutes deviennent alors fréquents…

Souvent je me demande comment aimer peut-être à la fois si simple et si compliqué en même temps ?

Et vous, c’est quoi aimer, pour vous ?

Elo-Esperanza

« LE PARIS DES MERVEILLES » DE PIERRE PEVEL

« Paris, début du XXe siècle.
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…
Bienvenue dans le Paris des Merveilles. »

Tout ce que j’aime. Tout ce que j’adore. Tout ce qui me passionne réunis dans une seule histoire, et qui plus est, écrit par un auteur français, dont l’histoire se passe en France, à Paris ! Bref…Cocorico !

C’est vrai que la littérature française regorge difficilement d’histoires fantastiques ou merveilleuses. Il n’en est pas de même pour la fantasy par contre.

« Le Paris des Merveilles » est un roman de fantasy écrit par Pierre Pevel au début des années 2000.
C’est aussi le sujet de mon Mémoire de 1ère année de Master. Je vais étudier les mondes possibles et alternatifs de la littérature de l’imaginaire à travers cette œuvre (notamment).

L’histoire du « Paris des Merveilles » est une sorte de Sherlock Holmes à la française où la magie se mêle aux enquêtes policières du Paris de la Belle époque (début du XXème siècle).

C’est une histoire qui m’a vraiment passionnée. Je me perds à la lire pendant des heures, sans m’arrêter, tout en prenant des notes. Parfois dans la journée, l’histoire me manque et j’ai hâte de m’y replonger… Vraiment, à part pour Harry Potter, j’ai rarement ressenti ça pour un livre !
L’auteur est un auteur omniscient, qui s’adresse souvent aux lecteurs et qui fait preuve de beaucoup d’humour ! Cela donne vie au livre autant qu’à l’histoire, comme s’il s’adressait vraiment à nous pour nous raconter ce qu’il sait. Tout au long de l’intrigue, de très nombreuses références – que je qualifierai d’historico-politico-fantastico culturelles – sont présentes et contribuent à ancrer le roman dans une sphère à la fois familière et fictive.

Les lieux, les décors et les références insèrent le récit dans une réalité alternative tout en y insérant la magie nécessaire à la fantasy. Les personnages n’en sont que plus intrigants. Qu’ils soient connus, réels ou non, pour lesquels on connaît, parfois, l’histoire, la biographie, les exploits, ou bien, la légende, on est toujours curieux de constater leur vie alternative.

Car oui, dans le Paris des Merveilles, Merlin existe réellement, Gulliver à vraiment été dans le monde des Lilliputiens, les effets spéciaux de nos films sont dus à la créativité d’un magicien et les histoires fantastiques de Jules Verne finissent par prendre vie ! On en arrive à douter, en tant que lecteur, de la véracité de ce qu’on a pu nous raconter dans nos cours d’histoire tant on aimerait que le passé se soit réellement déroulé ainsi.

Bien entendu, nous ne pouvions pas parler d’un roman sans en évoquer ses personnages. Les héros de l’histoire du « Paris des Merveilles » sont de véritables personnages charismatiques aux caractères bien déterminés et à l’apparence stéréotypée. Ils sont au nombre de trois, même si deux personnages se démarquent plus précisément que le troisième : Il s’agit de trois héros fictifs qui portent les noms de Louis Griffont, la baronne Isabel de St Gil et Cécile de Brescieux. Dans cet univers teinté de merveilleux évoluent des personnages variés et en nuances. Chacun est clairement identifiable avec une identité propre et reconnaissable, des points forts et des points faibles, des manies et des habitudes qui les rendent crédibles et attachants.

Louis Griffont est un magicien. possède son cabinet sur l’île Saint Louis à Paris, dans lequel il reçoit – sur Rendez-vous – des clients venant lui demander conseil sur des affaires – personnelles ou non – liées à la magie. Étourdi, créatif, dans les nuages, loyal, courageux, Louis Denizart Hippolyte Griffont se lance dans les enquêtes et les défis avec soin, détermination, prudence et courage. Homme élégant, aimant la simplicité, il est toutefois le stéréotype de l’homme bourgeois, cultivé et modeste, du début du XXe siècle, aimant la tranquillité et le calme.

Cécile de Brescieux est une magicienne appartenant à une autre confrérie que Griffont. Néanmoins, ils n’en sont pas moins complices et s’entraident dès qu’ils le peuvent, même si cela n’est pas toujours perçu d’un bon oeil par leurs confrères. Son côté bourgeois et précieux la rend quelque peu froide et distante. Elle semble être hautaine alors qu’elle est très altruiste et bienveillante. Elle et Griffont se retrouvent régulièrement sur des enquêtes souvent liées, parfois dangereuses et pour lesquelles Griffont n’hésite pas à accourir au moindre problème pour sauver la vie de sa tendre amie, ce qui a le malin plaisir d’agacer au plus haut point la baronne de St Gil.

La baronne Isabel de Saint Gil, justement, partage quant à elle une histoire à la fois passionnante et tumultueuse avec Griffont. Elle est diamétralement l’opposé de Cécile de Brescieux. Pour la Belle Époque où les femmes n’ont pas encore beaucoup de droits et doivent surtout se marier, élever les enfants et tenir la maison, Isabel, elle, est une rebelle aventurière qui ne peut tenir en place. Ancienne fée devenue enchanteresse, elle se révèle être une aide précieuse dans les enquêtes de Griffont.
Bref, passionnant, même si l’amatrice de fantasy qui sommeil en moi aurait aimé voir encore plus de magie, de créatures fantastiques et d’exploration de l’OutreMonde (mais c’est le seul bémol).

Si vous aimez le merveilleux tout en aimant tout de même garder un pied dans notre monde bien réel, vous serez servi avec cette histoire où deux mondes parallèles communiquent : le nôtre, et celui du monde magique. De plus, le contexte de la Belle Époque contribue à alimenter l’imaginaire du merveilleux en nous faisant croire que cela se passait réellement comme ça au début du 20ème siècle. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que l’on se prend très vite au jeu de cette histoire, de ses énigmes et de ses enquêtes !
Si vous aimez les fées, les dragons, les mages et la magie, tout en vous baladant dans les rues de Paris, je vous le recommande sans hésiter !

Petite interview de Pierre Pevel, l’auteur du « Paris des Merveilles »

Moi j’y retourne, j’ai un mémoire à écrire et une soutenance à préparer !

MAJ : Mémoire et soutenance validée 14/20

Pour vous procurer le livre :

Fnac

France Loisirs

Éditions Bragelonne (avec ebook)

Elo-Esperanza

« CRUELLA » – LE FILM (NO SPOILERS)

Hier, avec mon chéri, Romain, nous sommes allés voir le film « Cruella ». On ne s’attendait pas à rester scotchés devant le film tant est génial !

Cruella est pourtant loin d’être une méchante qui a su retenir mon attention depuis petite, tout comme le Disney ou les films sur les « 101 Dalmatiens ». Je sais, bien entendu, que je les ai vus, à plusieurs reprises même, mais sans qu’ils ne figurent dans mon TOP 10 de mes Disney préférés. Et pourtant, quand on connaît mon amour pour les chiens, on pourrait facilement penser le contraire.

Cependant, en tant que fan de Disney, je ne peux laisser un nouveau film sortir sans le voir au moins une fois. C’est donc motivée, certes, mais pas excitée non plus, que je suis allée voir « Cruella » au cinéma. De même, Romain, pas très grand fan de Disney, m’a accompagné afin de sortir et de me faire plaisir, mais sans grande conviction non plus.

Quelle ne fut pas notre surprise !

Tout d’abord, la B.O du film est ultra bien choisie. Essentiellement rock et sensuelle à la fois, à l’image trash et classe de Cruella, elle accompagne le personnage dans tous ses états d’âmes tout en mettant en avant les années 70, époque dans laquelle le film se déroule. Mon chéri à passé son temps à toutes les shazamer pour pouvoir les réécouter après le film. Entraînante, la B.O contribue à nous emporter dans l’histoire et à nous faire, un temps soit peu, vivre les émotions de Cruella. Bref, la B.O donne vie au film !

A la manière du film « Le Diable s’habille en Prada », la mode est également un élément essentiel du film et les costumes le sublime parfaitement. Ainsi, le film est un plaisir à voir autant qu’à écouter !

L’histoire, quant à elle, nous tient en haleine du début à la fin ! Je n’ai pas regardé l’heure une seule fois durant la séance, je n’ai pas vu le temps passer et à la fin, j’étais prête à le revoir une deuxième fois ! Ça veut tout dire, non ? C’est incroyable comme Disney arrive à nous faire ressentir de la compassion et de la compréhension pour des personnages « vilains » de notre enfance. Ils en deviennent attachants et surtout, ils nous apparaissent en tant qu’humain ! On peut se reconnaître à travers eux, comprendre nos maux, notre mal-être ou certains de nos travers et vivre, ainsi, comme une certaine thérapie. Cela peut vraiment être enrichissant. Ces « vilains » nous apparaissent comme nous, au final. Ce ne sont plus des monstres à nos yeux, mais des personnes, des êtres humains, sensibles et réfléchis, que la vie n’a malheureusement pas gâtés… Et c’est cela qui nous tient tant en haleine durant les 2h14 du film.

Ajouté à cela un scénario qui tient la route et des acteurs charismatiques, vous avez un succès mondial au box-office !

On pourrait chercher à savoir si l’histoire de Cruella pourrait coller avec la version Disney des « 101 Dalmatiens » que l’on connaît tous depuis notre enfance. On pourrait également se demander si cette version de l’histoire de Cruella est vraie. Je répondrai que cela n’a pas d’importance. Personnellement, je prends le fait que ce soit la même firme – à savoir Disney – qui soit au contrôle des deux histoires (celle des 101 Dalmatiens et celle de Cruella) comme étant un gage de véracité quant à l’origine de ces scénarios. Si ce n’est sur les dates, je pense que la firme a pour but de maintenir une certaine cohérence entre ses œuvres et j’y crois (Même si « Les 101 Dalmatiens » a été écrit par la romancière britannique Dorothy Gladys « Dodie » Smith en 1956, que Disney a adapté ce roman en dessin animé en 1961 et que le film Cruella se déroule dans les années 70).

Et quand bien même ce n’était pas le cas, je regarde ces films comme des fins possibles et alternatives aux histoires que l’on connaît déjà, un peu de la même manière que je lis les réécritures des histoires Disney de chez Hachette Heroes Collection. Cette dernière réinvente les versions des grands classiques de Disney de notre enfance en changeant un seul détail à l’histoire que l’on connaît tous. Mais ce détail fait toute la différence et crée ainsi une nouvelle intrigue. Par exemple, dans ces éditions de livres en collaboration avec Disney, la version revisitée de « La Belle et la Bête » donne une existence à la mère de Belle et une explication à son absence dans l’histoire originelle. Est-ce la véritable histoire de la mère de Belle ? Je ne sais pas… mais c’est une alternative tout à fait plausible, comme tant d’autres. (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je vous invite à cliquer sur le lien qui suit pour en savoir plus >>>ICI<<<)

En d’autres termes, que Disney se permettent d’inventer des histoires alternatives à certains personnages de notre enfance ne me dérange absolument pas. Au contraire, ça ne fait qu’agrandir le fabuleux monde de Disney en plus d’agrandir notre imagination et nos rêves d’enfants. Moi, perso, je suis fan !

Alors, si ce n’est pas déjà fait, n’attendez plus, et foncez voir « Cruella » au cinéma ! Sinon, dites moi ce que vous en avez pensé en commentaire 😉

Elo-Esperanza

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Dernières nouvelles du blog

BREF… JE SUIS UNE POUFSOUFFLE

« Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s’rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
 » Le Choixpeau Magique

Moi qui ai longtemps adulé les Gryffondor à l’idée de vivre une aventure avec Harry, Ron et Hermione… Non, je suis une Poufsouffle.

Tous les tests sont unanimes, et les traits de caractère de cette maison, il faut le reconnaître, sont ceux qui me correspondent le plus parmi les 4 maisons emblématiques et légendaires de Poudlard.

Les Serpentards sont trop rusés et opportunistes pour moi. Ils recherchent à tout prix le pouvoir et la réussite. Ils veulent que la lumière soit sur eux, tout le contraire de moi ! Les Serdaigles sont trop créatifs et excentriques à mon goût, je suis quelqu’un de très calme et réservé. Cependant, leur attrait pour les arts me fait un point commun avec eux même si je ne cherche pas à le mettre en avant. Les Gryffondors sont trop aventuriers et hardis… Je me retrouve quand même beaucoup en eux car j’aime l’aventure, sans forcément la rechercher pour autant, et je pense être courageuse si une situation le demande. Je sais également défendre mes idées et les causes que je trouve justes. Cependant, je ne me vois pas comme une héroïne et je ne veux pas que les gens me voient comme ça, et je n’ai pas, non plus, une âme de leader ou de meneuse. Après Poufsouffle, Gryffondor est donc tout de même la maison pour laquelle je me sens la plus proche concernant ma personnalité.

Les Poufsouffles, eux, sont réputés pour être bons, justes et loyaux tout en étant des travailleurs acharnés recherchant la sagesse et la culture. Ils sont bienveillants et gentils en plus d’être modestes et sincères. On dit d’eux que leur plus grande qualité est la patience. Cette dernière m’est très souvent attitrée par mes proches. Mon côté prof (que j’étais) confirme mon goût pour la culture, la bienveillance et la justice et ma foi, elle, me pousse toujours à rechercher la vérité et la sincérité. Bref, il est vrai, mon caractère correspond tout à fait à la maison Poufsouffle !

Les Poufsouffles ont un blason aux couleurs or et noir et leur emblème est un blaireau. C’est Helga Poufsouffle qui en est la fondatrice au moment de la création de Poudlard. La directrice de cette maison à l’époque des aventures d’Harry Potter est le professeur de botanique Pomona Chourave, qui a sauvé les victimes du Basilic avec de la mandragore dans Harry Potter et la Chambre des Secrets. La salle commune des Poufsouffles est située aux sous-sols, à gauche des cuisines . Pour y accéder, il faut toquer au rythme des syllabes de « Helga Poufsouffle » sur le deuxième tonneau en partant du bas, au milieu de la deuxième rangée. Si le nombre de coups ou le bon tonneau sur lequel toquer n’est pas respecté, un flot de vinaigre se déverse sur l’intrus. Son fantôme est le moine gras, glouton, mais surtout le plus gentil des revenants. C’était aussi la maison de Norbert Dragonneau, auteur du manuel Vie et habitat des animaux fantastiques et héros de la saga cinématographique Les Animaux Fantastiques. Elle a aussi vu passer entre ses murs Cédric Diggory, mort lors du Tournoi des trois sorciers.


C’est une découverte pour moi. En tant que fan, cela va vous paraître bizarre, mais je n’avais jamais cherché à connaître ma maison car je me demandais toujours sur quels critères les questionnaires se basaient pour être crédibles. Mais je me suis finalement prêtée au jeu… et voilà le résultat. Je suis assez fière au final. Bien sûr que Gryffondor me faisait de l’œil, influencée par la saga Harry Potter, on ne va pas se mentir. Il ne me reste plus qu’à me trouver la panoplie complète de ma maison et à m’acheter la bonne collection de la version collector des livres !

Mais quelle importance me diriez-vous ? Oui, c’est vrai… Après tout, soyons réalistes, je ne serais jamais allée à Poudlard de toute façon. Non pas que cette école n’existe pas (hou ça non ! Elle existe, bien sûr ! …Quelque-part, bien cachée de nos yeux de Moldus !), mais parce que je suis française et que je serais donc allée à BeauxBâton, l’école de sorcellerie française… Et oui ! Poudlard, c’est l’école anglaise !

Bref, j’aurais pu être une Poufsouffle…

Et si, vous aussi, vous voulez savoir à quelle maison vous appartenez, voici quelques liens de tests intéressants :

Quelle maison de Poudlard est faite pour moi ?

Test 1

Test 2

Test 3

Test 4

Test 5

Test 6

Dites-moi vos résultats en commentaires 😉

Elo-Esperanza

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LA POÉSIE…EN 366 JOURS

À chaque jour son poème. ✍

C’est le principe de cet Almanach paru en novembre 2020 aux Éditions SelaProd. À chaque page, un nouveau jour, un nouveau poème d’une nouvelle personne. Chaque jour, en vous levant, en prenant votre petit-déjeuner, en arrivant au bureau ou même sur le trône, vous commencerez votre journée par de jolis mots, en rime ou en prose, qui vous conteront une histoire courte ou une pensée. 📆

365 auteurs…que dis-je ? 366 auteurs (et oui, il faut penser aux années bissextiles.) réunis, c’est le pari fou que s’est lancé durant le confinement, Romain Boulmé, aidé de son associé Laëtitia.

Poète passionné par les mots, président d’une association de Slam, Romain Boulmé dit « Suerte » est aussi perfectionniste dans son travail qu’hyperactif dans ses projets ! Il déborde d’envie, de passion, d’idée et ne s’arrête que lorsqu’il a atteint ses objectifs, même si cela doit lui prendre plusieurs années. Il est d’ailleurs en train d’écrire (et de finaliser) un livre psycho-généalogique basé sur des recherches qu’il a commencé il y a 20 ans sur ses propres ancêtres. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous ses écrits sur son site romanito-suerte.com. De plus, avec Laétitia, son associée au sein de la maison d’édition SelaProd, ils travaillent ensemble sur l’élaboration d’une anthologie ayant pour but de réunir mille et une plumes. Et oui, je vous l’ai dit, il ne s’arrête jamais !
D’ailleurs, si le cœur vous en dit, vous pouvez participer à cette anthologie. Pour cela, je vous invite à cliquer sur ce lien où toutes les modalités de participation sont expliquées : Cliquez ici

Personnellement, je l’ai sur mon bureau, au travail. Tous les matins, j’arrive et je prends 5 min pour lire le poème du jour. Cela me permet de commencer la journée sereinement et paisiblement. Parfois, les poèmes me touchent, me font réfléchir, ou me donnent, à mon tour, envie d’écrire. Je suis d’ailleurs présente dans cet Almanach, au 18 octobre (jour de mon anniversaire). D’autres me parlent moins sur le moment, mais me parleront peut-être plus tard, ou parleront à d’autres. L’avantage de cet Almanach, c’est qu’il est perpétuel, autrement dit, il n’y a pas d’année. Vous pouvez donc l’utiliser chaque année et le recommencer. Vous allez me dire : « Quel est l’intérêt de relire des poèmes d’une année sur l’autre ? » La réponse est justement plus haut. Outre le fait que, d’une année sur l’autre, vous ne vous souviendrez pas de tous les poèmes lus, ceux qui ne vous ont pas touchés l’année d’avant, vous toucheront peut-être l’année d’après. Les émotions, les expériences et les états d’âme ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre, notre sensibilité aussi. Ce détail rend cette anthologie encore plus intéressante !

Bref, cet Almanach est une petite pépite de bien-être pour commencer sa journée, redécouvrir les mots et sortir des écrans. Il fait aussi office de très beau cadeau à offrir.
Si cela vous intéresse, vous pouvez cliquer sur ce lien pour vous en procurer un ou tout simplement contacter directement Romain Boulmé ou Sela Prod. Les liens sont justes ici : 

  • Pour vous procurer l’Almanach des 366 auteurs ou d’autres livres édités par SELAPROD : Cliquez ici
  • Pour contacter Romain Boulmé dit « Suerte » : Cliquez ici
  • Pour contacter SelaProd : Cliquez ici

    Sur ce, je vous laisse découvrir ce recueil par vous-même… 😉
Une partie des livres édités par SelaProd

Elo-Esperanza

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ET SI LA MAGIE EXISTAIT ?

Le personnage de Rumpelstiltskin, joué par Robert Carlyle, dans la série à succès « Once Upon A Time »

« Vous savez ce qui ne va pas dans votre monde ? Tout le monde veut une formule magique pour résoudre ses problèmes mais personne ne veut croire en la magie »

Cette phrase a sonné en moi comme une révélation tant elle invite à la refelxion.
Elle est tirée de la série « Once Upon A Time » et à été dite par le personnage Rumpelstiltskin.

On peut la comprendre de bien des manières et ne pas s’arrêter forcément au thème féerique de la phrase. Et elle est si vraie quand on y réfléchit…

Combien de fois avons-nous fait un vœux devant nos bougies d’anniversaire, en souhaitant au plus profond de notre être qu’il se réalise tout en sachant au fond de nous que ce n’était que des mots prononcés dans notre tête, aussitôt dits, aussitôt effacés ? Combien de personnes ont prié car elles n’avaient plus d’autre espoir qu’un miracle se produise alors qu’elles ne croient même pas à un pouvoir plus grand qu’eux ou en Dieu ? Et des exemples comme ceux-là, il y en a des dizaines, j’en suis sûre !

Connaissez-vous le pouvoir de l’intention ?  Elle rejoint la loi de l’attraction. Elle attire à nous ce que nous désirons le plus. Mais il ne suffit pas de le désirer, mais d’en avoir l’intention et d’envoyer autour de nous toutes nos pensées les plus positives. Beaucoup de personnes pratiquent cette philosophie. Vous désirez quelque chose ou vous souhaitez au plus profond de vous même qu’un projet aboutisse ou se réalise ? Ça, c’est l’intention. Elle se différencie du désir, souvent éphémère et impulsif. Par exemple, désirer vivre à New York et avoir l’intention de vivre à New York sont deux choses différentes. Le premier est passif, un rêve dans votre tête, le deuxième est actif, un projet que vous commencez à mettre en place, ne serait-ce que dans vos recherches.

Avec Romain, et pour Maxence, mon beau-fils atteint d’hyperactivité, nous souhaitions à tout prix avoir une maison avec jardin. Nous voulions un lieu où il pourrait jouer librement sans qu’on lui dise toujours de faire attention au bruit à cause des voisins, nous voulions un jardin pour qu’il se défoule même les jours où on ne pouvait pas sortir, nous voulions faire des barbecues, profiter du soleil et de l’air frais, ne plus nous sentir enfermés… Je voulais même retrouver mon chien, que mon ex-mari avait gardé. Et bien, en 1 an, tout s’est réalisé sans que nous nous en rendions vraiment compte. On avait juste l’intention d’avoir cette petite vie un jour. Elle est arrivée au bout d’un an, sans qu’on ne demande rien ni même que l’on enclenche de quelconques recherches. Nous restions simplement à l’affût des opportunités et de ce que la vie pouvait nous apporter, sans réellement en avoir conscience. Nous étions ouverts, c’est tout. Nous avons saisi les occasions qui s’offraient à nous et notre désir s’est réalisé. Et moi, en tant que croyante, je priais et remettais mes désirs entre les mains de Dieu.

Et si on changeait notre vision de la vie ? Si on essayait de croire au pouvoir des mots ? Au pouvoir de l’intention ? Aux pouvoirs de quelque-chose de plus grand que nous qui a ce pouvoir de « créer », de « réaliser » ce que l’on souhaite ou bien qui pourrait nous aider à atteindre nos objectifs ? Si on croyait que nos pensées peuvent être créatrices, que nos prières peuvent être entendues ? On risquerait quoi à simplement essayer de croire ? Hin ? Qu’est ce qu’on risque ? 😉🙂

PS : Si le sujet vous intéresse, il y a un livre à ce sujet du Dr Wayne W Dyer intitulé « Le pouvoir de l’intention, Apprendre à co-créer le monde à votre façon ». Personnellement, j’ai choisi de mettre ce pouvoir de l’intention et de co-créer mon monde avec Dieu. Mais chacun est libre de le co-créer avec qui il veut selon ses croyances 😊

Et vous, avec qui co-créez-vous votre monde ou avec qui aimeriez-vous le faire ?

Elo-Esperanza

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AVOIR UN CHIEN

Mon Loki… comme tu me manques.
A mon divorce, l’année dernière, mon ex-mari a gardé notre chien, Loki, un golden retriever croisé avec un épagneul breton, âgé de 5 ans. Je sais qu’il est bien avec lui, qu’il est heureux et qu’on s’occupe bien de lui, mais il me manque…. si vous saviez à quel point…
Je ne peux parler de lui sans avoir les larmes aux yeux, même 1 an après être partie « de la meute ».

J’ai toujours eu des chiens autour de moi. C’est d’ailleurs mon animal préféré (avec, depuis peu, les cervidés (cerfs, rennes…) que je trouve majestueusement magnifiques, en plus de dégager une certaine part de magie et de mystère que j’affectionne particulièrement – rien à voir avec les chiens, je sais…lol. Revenons à nos moutons…enfin, à nos chiens plutôt. Chez cet animal, j’aime leur fidélité et leur loyauté qui nous font ne jamais nous sentir seul.e. même quand on est persuadé du contraire. J’aime leur regard qui n’a rien a envier à la parole humaine. J’aime leur douceur qui apaise tant de maux et essuie tant de larmes. J’aime leur chaleur qui câline les froides soirées d’hiver et accompagne parfois notre vide (ou notre « vie de ») solitude…

J’ai eu Loki 2 ans après avoir quitté ma région du Sud-ouest pour la Région parisienne. J’ai toujours mal vécu d’avoir quitté mon « chez moi ». Encore aujourd’hui, 8 ans plus tard, je ne m’y fait toujours pas. C’est là où j’ai grandi, là où j’avais tous mes repères, tous mes amis, toute ma famille… Loki m’a aidé à vivre cette séparation et ce dépaysement plus en douceur. Ce manque d’amour et de présence de mes proches à été compensé par son amour et sa présence à lui. Et je ne vous parle même pas de l’aide précieuse qu’il a également représenté pour moi au moment de mon burn-out… (pour lire mon article à ce sujet c’est ici)

Avoir un chien, c’est accueillir un nouveau membre de la famille. Loki, c’était mon bébé, au sens propre du terme. Je le sais, peu de gens comprennent cela : « Un chien c’est pas un humain. C’est pas un enfant ! Il ne fait pas partie de la famille ». Je crois que seules les personnes a pouvoir comprendre cet amour sont celles qui ont déjà eu des animaux de compagnie dans leur vie. Moi, ma maison aurait pu prendre feu, je ne me serais jamais sauvée sans mon chien… Je fais partie des gens qui pleurent devant un film si le chien meurt ou à me révolter face aux actes de violences envers les animaux. Je ne suis pas pour autant végétarienne, mais je mange tout de même très peu de viande car je n’en aime pas vraiment le goût, surtout celui de la viande rouge(ou alors il faut qu’elle soit bien cuisinée dans un plat). Je ne suis pas Brigitte Bardot, mais presque lol. Bien entendu, je ressens également beaucoup d’empathie envers les humains. Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir ce qui m’empêche de regarder des émissions traitant sur les urgences des hôpitaux, les accidents de la route ou même les vidéos soit-disant drôles sur le net de personnes faisant des chutes. J’ai mal pour eux et ressens des frissons désagréables dans tout mon corps face à ce genre de scènes. La seule différence, c’est que je ressens exactement la même chose pour les animaux, au même titre que les humains. Cependant, je n’aime pas la toute-puissance que l’Homme s’octroie de droit partout où il passe en ne respectant pas la loi de la nature et la vie des animaux. Ces derniers ont autant le droit que nous de vivre et d’avoir leur habitat. Mais l’Homme ne sait que détruire et cela me dégoûte… Les animaux ne tue pas pour le plaisir mais pour se nourrir et survivre. On ne peut pas en dire autant des Hommes, soit-disant « doué de conscience ». Voilà pourquoi souvent, je préfère prendre la défense des animaux et de la nature plutôt que celle de l’Homme. 

Nous ne sommes pas de la même race, au sens propre du terme, et pourtant nous nous apportons mutuellement tant d’amour et apprenons tant de leçons de vie ensemble. Avoir un chien a été pour moi révélateur de tolérance et de respect envers toute forme de vie sur Terre, et je trouve que c’est extrêmement bénéfique et pédagogique pour un enfant de grandir entouré d’animaux pour ces raisons-là. Avoir un chien m’a appris à aimer et respecter la Vie avec un grand V. Avoir un chien m’a aussi appris qu’une maison propre et bien rangée à tout prix ne faisait pas partie de la check-list du bonheur ou du bien-être (Bonjour les jours de pluie et les promenades en forêt qui laissent leurs traces sur le sol, Adieu la serpillère que l’on a passé le matin-même lol). Non, avoir un chien m’a fait relativiser. Seul l’amour doit être sur cette liste… Le reste n’est que détails superficiels. Sincèrement, je préfère vivre du minimum, imparfaite et en jogging, la vaisselle pas faite, le linge qui s’entasse au milieu du bazar et les sols non aspirés mais entouré d’amour et avoir la sensation que je profite de la vie. Ce que je vis est plus important que l’image que je donne. L’apparat ne m’intéresse pas et mes besoins, je les confie avec amour et confiance aveugle à Dieu, qui pourvoit à tout, selon moi (article sur ma foi ici).

Aujourd’hui, je rêve de pouvoir de nouveau adopter une nouvelle petite merveille à quatre pattes. Mais en appartement, ce n’est pas facile…voire, impossible ! Cependant, je ne sais pas si je pourrais attendre d’avoir une maison ! HAHA ! ….si tant est que j’en ai une un jour, ce qui est loin d’être le cas pour l’instant. Parfois je me dis que tout peut s’arrêter demain et qu’il faut que je vive aujourd’hui. Me prendre un petit chien me tente de plus en plus. Ma sœur et sa famille ont accueilli un beagle il y a quelques mois et Romain et moi avons craqué pour cette race. Mais nous voulons avoir un bébé (comprenez un bébé « humain » cette fois lol), du coup, avoir les 2 plus ou moins en même temps, ce n’est pas l’idéal, on en a tout à fait conscience tous les deux (Plus lui que moi, à dire vrai…lol). Et après réflexion, je préfère attendre d’avoir ma maison avec jardin pour pouvoir m’offrir le chien que je veux vraiment : un golden-retriever.

Ce regard d’amour…
Loki, âgé de 4 mois. Il savait monter les escaliers mais ne savait pas les descendre. C’est la chienne de nos voisins qui, en venant à la maison, lui a montré comment faire.

En attendant, j’écris cet article comme pour me libérer de cette douleur que je ressens de ne plus vivre avec mon chien, mon Loki d’amour, dans mon quotidien. Ce manque de lui me fait tomber dans une forme de « boulimie » (rien de grave, ne vous inquiétez pas. C’est passager). Je n’ai pas faim, mais je mange quand même (et bien sûr, je n’ai pas envie de manger de la salade…si vous voyez ce que je veux dire). J’ai cette sensation de toujours avoir envie de manger, sans m’arrêter, tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure. Parfois, c’est comme des pulsions contre lesquelles je dois luter pour ne pas aller ouvrir le placard ou le frigo. Je sais que c’est ainsi que je compense son absence ainsi que mon désir d’enfant qui tarde à se réaliser (je vous renvoie à mon article sur la fausse-couche, ici). J’accuse aussi le contre-coup de mon burn-out et de mon divorce, il ne faut pas se leurer. Laisser derrière moi mon passé et accepter qu’aujourd’hui Loki a désormais d’autres maîtres que moi (mon ex-mari et sa nouvelle femme) n’est pas facile mais je me dois de clôturer ce chapitre de ma vie pour avancer.
Alors je l’écris.

Merci mon Loki d’avoir fait partie de ma vie et de m’avoir tant aidé à grandir. Tu seras a jamais dans mon cœur et tu auras cette place particulière et privilégiée d’avoir été « mon premier chien a moi ».

Loki, le 1er jour où on l’a eu. Il avait à peine 7 semaines… et était, visiblement, très fatigué ! lol

Je t’aimerai toujours mon « bébé d’amour »…  

Mise à Jour : Depuis le 13 avril 2021, Loki est revenu vivre avec moi. A ma grande surprise, mon ex-mari m’a demandé de le récupérer car lui et sa nouvelle femme ne pouvaient plus s’occuper de lui. Nous serons resté séparés l’un de l’autre un peu plus d’un an. Quelque peu perturbé les premiers jours, Loki s’est très rapidement adapté à sa nouvelle vie, à notre nouvelle maison avec jardin, à son nouveau papa et son grand frère Maxence…mais aussi et surtout à son petit frère, Hermès, un golden retriever croisé épagneul breton, comme lui, venu agrandir la famille en Juin 2021.

Elo-Esperanza

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ANALYSE DE L’ALBUM « LA VIE DE RÊVE »

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Il y a un peu plus de deux ans, le 8 Septembre 2018 exactement, une joie intense s’est emparée de tous les Visionnaires : Bigflo et Oli annonçaient la sortie d’un nouvel album ! Dans un premier temps annoncé comme une suite de « La Vraie Vie » sortie en Juin 2017, cet opus aurait dû, initialement, sortir quelques semaines après. Ce troisième album est finalement sortie un an et demi plus tard, le 23 Novembre 2018, sous le nom de « La Vie de Rêve ». En effet, face au succès – mérité mais fulgurant – de son grand frère « La Vraie Vie », cet album aura finalement eu le temps d’être travaillé et maturé par Bigflo et Oli, (entre deux concerts et 3 parties de FIFA). Au final, il sortira en tant que troisième album à part entière, faisant tout de même écho à son prédécesseur et les faisant fonctionner tout deux en « diptyque », comme aime le qualifier Bigflo.

Surprise ? Pas tant que ça… Les Visionnaires les plus à l’écoute se doutaient d’une suite à « La Vraie Vie » à cause d’un subtil indice présent à la fin du morceau « Dans mon lit » (que je vous laisserai aller découvrir par vous-même si ce n’est pas déjà fait). Mais « surprise » quand même tant cet album est une véritable pépite à écouter à laquelle, pour sûr, beaucoup ne s’attendaient pas ! Vous allez comprendre pourquoi…

Alors, vous allez me dire : Pourquoi une analyse de cet album 2 ans après sa parution ? Et bien tout simplement parce que j’ai écrit cet article il y a deux ans pour le Site de la « Team Visionnaire », ancien groupe fan de Bigflo et Oli,  et que j’avais envie de le ressortir pour le publier sur mon site tout en y apportant quelques subtilités acquises avec le temps. Enfin, les frères étant en pause pour une durée plus ou moins indéterminée, il va sans dire que réécouter et redécouvrir leurs sons apporte du baume à nos cœurs de Visionnaires.

« Nous Aussi 2 » : C’est le single promo du 3ème album faisant le bilan de leur carrière et répondant à un morceau de leur premier opus : « Nous Aussi ». Centré sur leur réussite, avec un texte en deçà de leurs capacités comparé au titre de « La Cour Des Grands », ce titre n’en reste pas moins un titre annonçant parfaitement le troisième album. Bien qu’il ait suscité pas mal de réactions mitigées chez certains visionnaires, surpris par un second degré plus agressif et moins subtil que dans « Nous Aussi 1 » ainsi qu’inquiets face à un style jugé trop « commercial », il semble tout de même en satisfaire d’autres. En effet, dynamique et impétueux, il colle parfaitement à l’euphorie de nombreux fans et autres amateurs de Bigflo et Oli dans l’attente de nouveaux sons et donne envie d’entendre la suite à tout le monde, pour confirmer ou infirmer leurs premières impressions. Avec 2 millions de vues en 24h, le clip réalise, à l’époque, le meilleur démarrage vidéo de Bigflo et Oli sur leur chaîne Youtube. On peut donc dire que la mission promo « lancement de l’album » est réussie. Affaire à suivre…

« Plus Tard » : Deuxième titre promo de l’album, contrastant complètement avec le premier par son côté plus posé et chanté ainsi que son message sincèrement touchant. Effectivement, ce morceau parle des croyances que l’on pouvait avoir lorsque l’on était petit et met en avant cette innocence et cette naïveté parfois toujours présente à l’âge adulte. Nous nous sommes tous reconnus dans une partie de la chanson, nous avons tous souri, si ce n’est pas, même, verser une petite larme en repensant à ces moments d’insouciance perdus en grandissant mais si réconfortants dans les moments où nos problèmes d’adultes nous pèsent. Et c’est certainement ce qui fait le succès de ce titre-radio destiné à attirer les auditeurs sur l’album. Cependant, les visionnaires les plus pointus et les plus fins connaisseurs de l’immense talent de Bigflo et Oli reconnaîtront, amicalement, qu’avec un sujet aussi puissant, nos deux toulousains sont tout de même capables d’écrire un texte beaucoup plus riche. Mais quand on connaît la suite de cet album, on ne peut pas vraiment leur en tenir rigueur. Vous allez voir…

« Demain » : C’est le premier titre du troisième album révélé officieusement. En effet, dévoilé début Juillet 2018, avant même l’annonce de la sortie d’un troisième album, ce titre est passé pour une simple (mais prodigieuse) collaboration entre Bigflo et Oli et Petit Biscuit. Production excellente se mêlant parfaitement au texte de Bigflo et Oli, ce titre nous invite à danser pour oublier nos problèmes tout en profitant du moment présent. Il est ainsi le candidat idéal à un tube de l’été en étant dansant et festif, et au vu du NRJ Music Awards reçu pour le clip de l’année quelques mois plus tard, nous pouvons en déduire que l’objectif de ce titre a été on ne peut plus atteint.

« Rentrez chez vous ! » : Ça y est, nous entrons dans le vif du sujet, le moment où le véritable album de Bigflo et Oli commence réellement et où leurs talents se dévoilent au grand jour ! Ce titre est certainement un des titres les plus poignants de Bigflo et Oli ! Il traite de l’immigration, sujet qui touche personnellement Flo et Oli, en prenant le contre-pied de celui-ci et en choisissant d’inverser les rôles : Dans cette histoire, les migrants sont les français devant fuir la France en guerre. Flo et Oli se mettent en scène et s’inspirent de l’actualité, des discours politiques et des témoignages entendus pour raconter une histoire fictive mais empreint de réalisme tant celle-ci est simple à s’imaginer dans notre tête. Leur talent d’interprète, qui plus est, rend cette tragédie encore plus touchante et contribue aux émotions suscitées par l’écoute de ce titre. Cela contribue à la sensibilité que provoque l’histoire racontée dans ce titre. On peut facilement imaginer les différentes scènes de celle-ci dans notre tête et ainsi se représenter très modérément les émotions des personnages. Ce n’est pas la première fois que Bigflo et Oli nous offrent de telles pépites ; nous avons déjà connu cela sur le premier album avec « Monsieur tout le monde » qui traite, à l’extrême, de la dépression et du suicide ou sur le second avec « Salope » qui évoque les fléaux de la prostitution. Nous les savons très doués pour ce genre de morceau en storytelling (Comprenez le fait de raconter une histoire sous la forme narrative) prenant aux tripes, très matures, sensé, reflétant l’humanité qu’ils veulent mettre en valeur ainsi que leur sensibilité. C’est aussi une manière, indirecte, de militer pour des sujets qui leur tiennent à cœur. Et on ne va pas se mentir : c’est pour cela qu’on les aime.

« Bienvenue chez moi » : Véritable hymne à la France, Bigflo et Oli nous font voyager aux quatre coins de l’hexagone à travers les clichés des différentes régions. Mais là où ce morceau se démarque, c’est que les deux frères toulousains rendent ces clichés positifs et en font des fiertés régionales qui contribuent à la beauté et aux richesses de notre pays, la France. C’est un choix plus que judicieux de l’avoir mis juste après « Rentrez chez vous ». En effet, cela accentue le message de ce dernier morceau en lui donnant encore plus de poids : après avoir eu le film fictif de ce que l’on pourrait vivre dans une France en guerre, nous voilà de retour dans notre réalité nous faisant réaliser la chance que nous avons de vivre paisiblement en France. Enfin, quel fan ou auditeur n’a pas ressenti une once de fierté en entendant le passage de la chanson sur sa ville ou sa Région ? Nous en avons tous été flatté. Cela amène de la positivité et de la légèreté après un titre au message on ne peut plus difficile à entendre. Très bon choix dans la tracklist !

« Maman » : C’est certainement le morceau le plus attendu de ce nouvel album ! En effet, après le succès de la chanson « Papa » dans l’album « La Vraie Vie », tout le monde voulait aussi un morceau pour la maman. Cependant, détrompez-vous si vous pensez ces deux titres identiques. Leur seul lien réside dans le fait qu’ils parlent tous les deux des parents de Bigflo et Oli. Certes, nous découvrons dans ce morceau la relation conflictuelle et maladroite qu’entretenaient Florian et Olivio avec leur maman ; mais nous pouvons également ressentir, à qui sait lire entre les lignes, beaucoup de douceur et d’amour. Effectivement, cela change des chansons traditionnelles sur les mamans, mais cela montre un autre versant des relations mère/enfant qui, à coup sûr, parlera énormément à ceux que les morceaux habituels laissaient indifférents voire…différents. Aussi, il faut relever la prise de risque que représente ce morceau. Après le succès de la chanson « Papa » qui en a ému plus d’un, tout le monde s’attendait à un morceau tout aussi émouvant. Mais il faut y voir ici un gage de sincérité de la part des frères qui ne souhaitent pas peindre l’histoire idyllique que tout le monde voulait. Bien au contraire. Ce morceau leur a aussi certainement permis de se libérer du poids de quelques sentiments peut-être trop durs à porter et à avouer, qui venaient entacher une relation tout de même bien trop précieuse. Ainsi, même s’il n’est pas aussi mielleux que les autres morceaux sur les mamans, ce morceau n’a néanmoins rien à envier à leur beauté !

« La seule » : C’est un hymne à leur passion pour la musique. Ils sont en featuring avec deux autres artistes peu connus du grand public et d’univers différents. Ce mélange des genres est également, en lui-même, une preuve de leur amour pour ce 4ème art. Pour ceux qui connaissent le regaeman français Nâaman, nous pouvons noter à quel point ça fait plaisir de l’entendre chanter en français avec sa voix suave et quelque peu mielleuse mais aussi de découvrir la richesse des magnifiques mots de Kacem Wapalek. Ce morceau est un véritable hommage au sens même du rap « Rythm and poetry » tant les mots de cette chanson sont réfléchis en plus d’être magnifiquement dits et rappés. C’est un titre qui allie modestie et talent, où les artistes rappent l’espoir, l’avenir et le rêve que la musique leur a procuré dans leur vie, ou leur procure encore aujourd’hui. Ils parlent tous de la musique comme un remède et un secours, la seule valeur sûre dans leur avenir parfois flou qu’ils savent toujours incertain. De plus, ce dernier fait également écho à «C’est pas du rap…» de leur premier album puisque Bigflo et Oli utilisent aussi dans ce titre une personnification de la musique en une figure féminine dont ils sont amoureux.

« Florian » : Le solo de Flo est également un des morceaux les plus attendus. En effet, dans « La Vraie Vie », seul Oli en avait un. Tout le monde se demandait bien pourquoi… Nous avons maintenant la réponse : parce-qu’une suite à l’album était prévue depuis le début ! Dans son morceau, Florian raconte son histoire avec une sincérité et une sensibilité des plus accrues. Nul ne peut contenir la compassion qu’il éprouve pour Flo en écoutant ce titre. On a envie de le prendre dans nos bras, de pleurer avec lui tout en le consolant, de lui faire un gros câlin collectif avant d’aller frapper tout ceux qui l’ont malmené dans sa vie ! (PS : La violence, c’est mal les amis…). Ce texte a été libérateur pour Flo, mais également pour beaucoup de visios qui ont été touchés par ses mots (et ses maux…) ou qui se sont reconnus à travers lui. Cependant, ce n’est pas le message que Flo voulait transmettre avec ce solo. Au contraire, ce titre est puissant d’une hargneuse fierté de s’en être sorti malgré les coups reçus et pousse ses auditeurs à se battre et à prendre confiance en eux pour faire de leurs faiblesses une force. Ce solo est porteur, constructif, et moteur, autant pour Bigflo que pour ses fans. Il est un bel exemple de vie. Rempli de maturité, Flo nous fait part de son côté « grand enfant » qui lui colle malgré lui à la peau mais qui, en même temps, fait partie intégrante de lui-même. Comme une carapace protectrice, il semble avoir caché son manque de confiance en lui derrière cette caractéristique qui le raccroche à son enfance, inhibant sa peur en l’avenir et ses failles. Fort de ces expériences, c’est la confiance en lui et l’acceptation de lui-même, montant crescendo au fil du morceau, autant dans sa voix que dans son texte, qui marque la fin de celui-ci, le rendant ainsi, aux yeux des fans, classique et indispensable !

« Les années sont passées et ont effacé mes blessures
Le succès prend ma confiance dans ses bras et la rassure
La petite graine a poussé, elle est sortie des orties
Les cicatrices c’est pour se rappeler qu’on s’en est sorti »

Photo prise par Odieux Boby

« Ferme les yeux » : Morceau écologique en featuring avec le groupe Tryo, mélangeant, comme dans le titre « La seule », deux univers musicaux différents. Le texte est composé d’énumérations écrites sous la forme d’antiphrases, dans le but de dénoncer l’impact de certaines de nos actions que nous avons tendance à trop souvent minimiser. En effet, ce morceau, à visée écologique et engagée, met en avant le comportement contradictoire, stupide et individualiste de l’Homme tentant de se donner bonne conscience dans ses actes tout en minimisant l’urgence du mal-être de la planète. Le but de ce morceau est bien évidemment de sensibiliser et de faire réfléchir et les artistes ont décidé de faire cela en utilisant l’euphémisme. Ce titre est le fruit d’une belle collaboration réfléchie, sensée et constructive.

« Rendez-vous là haut » : C’est un morceau sur le deuil vu de manière positive à la façon hispanique, faisant ainsi référence à leurs origines argentines. Flo et Oli parlent à la première personne, se mettant en scène, évoquant les ressentis d’une personne vivant un deuil, du moment où on lui annonce la mort de l’être cher jusqu’au moment où celle-ci est sur le point d’être acceptée. Leur ton est calme, posé et monotone, montrant tout de même la tristesse et le manque ressenti à la mort d’un proche. Mais la musique incluant des rythmes latinos, notamment sur le pont de Bigflo, rend ce moment chaleureux, où les proches du défunt se réjouissent d’avoir eu la chance de connaître la personne qui n’est plus là et heureux de savoir qu’un jour, ils la retrouveront de l’autre côté, d’une manière ou d’une autre. Un morceau au premier abord larmoyant, mais rempli de positivité, qui aidera peut-être les personnes vivant un deuil, en les enveloppant de sa douceur rythmique et de ses mots encourageants.

« Sur la Lune » : Un des morceaux qui, selon moi, est des plus positifs de l’album, et qui, par conséquent, en est mon morceau préféré. C’est une chanson qui nous pousse à croire en nos rêves : viser la lune pour retomber dans les étoiles en cas d’échec. Il est également motivant, traitant de la persévérance et du travail nécessaire pour les réaliser et se donner les moyens de réussir et d’y croire. Il admet aussi le doute et les difficultés que cela implique (« J’te mentirai ») tout en terminant tout de même par l’importance de garder espoir et de ne jamais baisser les bras, les yeux toujours fixés vers nos objectifs (« alors je la montre du doigt, et ça devient possible »). Il pousse à ne pas avoir peur de l’échec, à ne pas avoir peur tout court, afin de tenter ce que l’on a envie de tenter et faire les choses quand on en a envie. Cependant, il est aussi très réaliste et rempli d’une nuance non négligeable. En effet, il y a dans ce morceau cette idée de faire les choses tant qu’il est encore temps, tant qu’on le peut encore afin de ne pas avoir de regrets plus tard, mais il y aussi la mise en garde qu’il ne faut pas, pour autant, faire les choses n’importe comment. Effectivement, le premier couplet traite des choses à faire tant qu’il est encore temps et avant que d’autres étapes de notre vie soient déjà là et rendent les choses moins faciles à entreprendre. Mais le deuxième, lui, parle d’une personne ayant profité de sa vie et entrepris tout ce qu’il voulait entreprendre mais en oubliant aussi de profiter des gens qu’il aime et des personnes qui ont croisées son chemin. Profiter de la vie n’est pas seulement faire un maximum de choses et avoir une vie bien remplie, c’est aussi savoir apprécier ce qu’il y a autour de nous, ce que l’on est, ce que l’on a. Motivant, encourageant, réaliste et bienveillant, le tout sur une mélodie pleine de douceur, ce titre est parfait pour bien commencer une journée de manière motivée et énergique.

« C’est que du rap… » : Quatrième featuring de l’album, et pas des moindres puisque cette fois ci ce sont deux phénomènes du rap, dont Bigflo et Oli eux-même étaient fans, qui s’invitent sur leur album. Quoi de mieux comme preuve que leur rêve est bel et bien au sommet de leurs espérances et que leur « vie de rêve » est bien enclenchée que de faire un feat sur leur propre album avec des rappeurs pour lequel ils faisaient les premières parties il y a encore quelques années ? Tout est dans le titre : C’est un morceau rap, avec du rap, encore du rap, toujours du rap… et de l’égotrip, bien entendu ! L’une des choses que l’on ne peut pas nier en écoutant ce morceau, c’est la complicité entre les artistes qui émanent du début à la fin du titre. C’est un véritable « kiffe » entre potes, les fans de rap sont servis, les artistes se font plaisir, que demandez de plus ?

« Château de sable » : Magnifique chanson d’amour écrite avec le champ lexical de la mer. Mon cœur de littéraire est plus que servi avec un morceau si recherché, construit, mêlant aussi bien poésie et production envoûtante. Tout le long de la chanson est une métaphore filée, parfaitement rythmée et avec un vrai travail sur les sonorités. Bigflo et Oli nous font part, une nouvelle fois, de cette capacité qu’ils ont à nous embarquer dans des scénarios toujours plus profonds, en nous immergeant dans les vies de leurs personnages avec talent. Cette chanson est comme une bulle nous plongeant dans nos souvenirs, provocant une vague de sentiments et permettant à notre tristesse de venir s’échouer sur la plage. Le fond et la forme ne font qu’un. L’histoire qu’ils racontent contribue au message qu’ils veulent faire passer et les mots qu’ils utilisent illustrent parfaitement le tableau qui s’est dessiné dans notre tête au fil de la chanson. Mes félicitations Capitaine !

« Il est où ton frère » : Après les chansons « Papa » et « Maman », il en fallait bien une pour les frères afin de boucler la boucle. Flo et Oli s’écrivent une lettre durant leurs vacances respectives loin l’un de l’autre. Ils se livrent à cœur ouvert sur l’amour et l’immense respect qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. C’est un bel exemple d’amour fraternel rempli de sincérité et de pudeur. C’est ce qui rend ce titre extrêmement touchant. Il y a, de plus, un joli travail sur les sonorités et les figures de style avec par exemple ce passage du couplet de Flo :

« Et j’entends le bruit de la houle qui anime la mer
Il me rappelle celui de la foule quand on fait des concerts »

ou encore celui-ci dans le couplet d’Oli, qui, personnellement, est une de mes citations préférées des frères :

« Et parfois je m’inquiète, j’espère que t’es vraiment heureux
Tu nous dis pas grand chose alors je fouille au fond de tes yeux
T’es mon exemple à tes côtés j’apprends encore
Comment tu stockes autant de talent dans un si petit corps ? ».

Enfin, nous pouvons remarquer indirectement les traits de caractères différents des deux frères qui se ressentent à travers leur style d’écriture : Flo utilise « on » quand il parle de son frère, ce qui signifie qu’à ses yeux, il n’est rien sans lui dans le sens où il s’imagine toujours ensemble et fait peut-être écho à une citation d’Oli dans « Olivio » :

« Avec l’écriture on adorait s’évader, comme des jumeaux toujours ensemble, L’histoire de deux frères qui écrivent dans leurs chambres ».

Oli, quant à lui, utilise « Tu », signifiant également qu’il n’est rien sans son frère dans le sens de l’admiration, c’est lui qui lui a tout appris et il est fier d’être son petit frère.

Encore une fois, on retrouve beaucoup d’émotions dans ce morceau et si « Sur la lune » est mon morceau préféré de l’album, « Il est où ton frère » est celui qui m’émeut le plus. Écoutez-le et prenez une bonne dose d’amour dans vos oreilles.

« La vie de rêve » : Bilan de leur nouvelle vie suite au succès qu’ils ont rencontrés avec leur deuxième opus « La Vraie Vie » dont ce titre fait bien évidemment écho au titre éponyme de ce dernier. Bigflo et Oli bouclent une boucle avec ce titre. « La vraie vie » ouvre le deuxième album, « La vie de Rêve » ferme le troisième. Flo le dit lui-même, ils sont passés « de la Vraie Vie » à « La vie de rêve », dernière phrase du troisième album qui, depuis la sortie du deuxième, était prévu de fonctionner en diptyque avec lui. Ainsi, comme dans le morceau « La Vraie Vie », « la vie de rêve » présente un vrai travail de recherche sur le texte, les sonorités, la poésie. Leur ton est le même sur les deux morceaux et les références à leurs carrières et leurs précédents albums sont nombreuses. On retrouve les valeurs et les bases qui motivent Bigflo et Oli dans leurs textes, ce qui les rend différents, attachants, simples et authentiques…et ils en ont conscience : « Je dois être un exemple, j’ai pas peur de jouer mon rôle Parce qu’y’a beaucoup d’enfants qui écoutent du rap dans les écoles ». Leur maturité et leur simplicité, encore une fois, transperce ce morceau dans lequel ils se livrent, mêlant confiance, remerciements et respect. La boucle est bouclée, leur vie à complètement changée et ils en font le bilan sérieux et différent par rapport à celui qu’ils font dans « Nous Aussi 2 ». Là, il n’est plus question de faire les malins façon égotrip, leur but est atteint, ils ont réalisé leur rêve,« de la vraie vie, à la vie de rêve ».

Cet album marque donc la fin d’un cycle pour Bigflo et Oli. On pourrait donc se demander ce qu’ils pourraient bien faire maintenant ? Ils semblent avoir réalisé leur rêve, partageant même la scène et le studio avec les rappeurs qu’ils admiraient plus jeune, le succès est au rendez-vous et les salles sont pleines. C’était donc, effectivement, le moment de la prise de recul, de la pause pour Bigflo et Oli, afin de ne pas perdre pied face à la fulgurance de leur succès. En effet, tout au long de l’album, ils nous font part de l’envers du décor du monde de la célébrité et des sacrifices qu’ils ont du faire pour arriver là où ils sont aujourd’hui. Ils doivent donc prendre du recul pour mieux appréhender la suite, durer dans le temps, continuer sans s’user tout en restant fidèle à eux-même et proches des gens qu’ils aiment.

Flo et Oli se complètent, on peut le voir tout au long de ce troisième album. Il y a beaucoup de maturité et de prise de risque dans ce dernier album, mais il y a aussi une prise de recul nécessaire sur leur nouvelle vie qui marque une certaine évolution positive entre « La Vraie Vie » et « La Vie de Rêve ». Ainsi, leur premier album « La Cour des Grands » passe, avec le recul, pour un lancement où on peut imaginer Bigflo et Oli se dire : « On tente, on verra bien. ». Ensuite avec « La Vraie Vie », on pourrait les entendre dire « La machine est lancée. Maintenant il faut tenir bon et faire au mieux. » Enfin, sur ce troisième album, nous pourrions y voir une certaine maîtrise de ce qu’ils font avec une pensée telle que : « On maîtrise, on sait comment marche ce monde de la musique, on a compris. Maintenant, on sait qu’on est capable. A nous de garder le cap ! ». L’évolution entre les trois albums monte crescendo en lien avec leur confiance en eux et leur maturité. A chaque fois, ils nous impressionnent un peu plus et nous prouvent qu’ils ont encore des choses à nous donner. Dans ce dernier opus, ils sont confiants et savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils font et comment ils veulent le faire. Ils rappellent leurs convictions, leurs principes, comme pour assurer qu’ils n’ont pas changé et qu’ils veulent garder les mêmes objectifs depuis le début. Le succès est là, et ils nous montrent qu’ils ne s’y sont pas noyés. Vivement le nouveau cycle ! Mais pour cela, il va falloir faire preuve d’un peu de patience…

En attendant, si vous voulez écouter l’album pour vous faire votre propre idée vous le retrouverez sur Deezer ici, ou sur Spotify là. Encore mieux, si vous voulez vous le procurer, c’est par ici.

Vous pouvez aussi apprécier Bigflo et Oli sur scène en regardant leur Live à l’U-Aréna de Paris, le 26 octobre 2019 (j’y étais ! lol) en cliquant sur le lien ci-dessous. Ça nous rappellera la belle époque, celle où sortir en concert était encore autorisé…(« Pas essentiel »).

Elo-Esperanza

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QUAND LA FOI DONNE DU SENS

Il y a 1 mois, j’ai eu 29 ans. Et comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles, ces dernières années ont été assez éprouvantes pour moi. J’ai vécu un burn-out qui a duré 18 mois, un divorce qui n’a pas été facile et une fausse-couche dont je subis encore la douleur. Je me suis retrouvée seule, j’ai perdu tous mes amis et je n’ai pu compter que sur mon nouveau compagnon, mon chéri actuel, l’homme de ma véritable vie, Romain. Sans lui je ne sais pas si j’aurais osé vivre ma vie pleinement, être moi à 100%. Il me fallait un électrochoc pour que je me rende compte que je n’étais pas heureuse, que je ne donnais qu’une partie de moi-même aux autres et non moi dans mon entièreté, et c’est cette personne, Romain, que Dieu a choisi d’envoyer sur ma route pour m’ouvrir les yeux.

Beaucoup ne le verront pas de cette manière là. Ma rencontre avec Romain à créé de nombreux désaccords avec mon entourage amical proche, qui, en partie, était composé d’amis que j’avais rencontrés dans mon église. J’ai vu tous mes amis me tourner le dos, me retrouvant seule, sans même un message, au moment où j’avais le plus besoin de soutien. Je me suis retrouvée à faire un déménagement sans amis à qui demander de l’aide. Mes parents âgés de 60 ans ont dû faire 900km pour venir m’aider… Mais avec le recul, aujourd’hui, j’ai eu de nombreuses preuves que Romain a été mis sur mon chemin pour me mettre face à la Vérité et me forcer à l’assumer. Dis comme ça, on pourrait penser que cette rencontre – qui a provoqué mon divorce – est une expérience négative mais au contraire, si vous saviez à quel point elle a été positive pour moi ! Tellement libératrice ! J’ai compris mon mal-être qui sévissait depuis tant d’années, j’ai compris et appris de mes erreurs. Je sais désormais qui je suis et ce que je veux dans ma vie. Je suis beaucoup plus ouverte aux autres, beaucoup moins timide, j’ai pris confiance en moi, j’ose… Cette histoire de ma vie, qui fait part entière de l’histoire de ma foi que je vais vous raconter, est une preuve de plus, pour moi, que Dieu nous aime quoi qu’il arrive, quoi que l’on fasse, même si nous n’agissons pas toujours de la meilleure manière qui soit à ses yeux. Il nous rattrape toujours, tôt ou tard. Il agit toujours, avec toute Sa douceur et Son amour pour nous faire grandir, apprendre de nos actes, et nous pousser, tôt ou tard, à être vrai avec nous-même, avec les autres, et avec Lui. Il prend le temps de guérir nos blessures (celle de cette histoire ne sont pas toute fermées pour ma part). Il nous laisse vivre nos expériences, Il nous respecte en ce sens, Il est patient, et Il fait toute chose belle, en son temps…

C’est donc à l’aube de mes 29 ans que j’ai envie de vous parler de la femme que je suis maintenant et que j’ai décidé d’être. Comme je vous l’ai dit, Romain m’a ouvert les yeux. Mais avant lui c’est une autre rencontre qui a bouleversé ma vie et qui petit à petit à façonner celle que je suis aujourd’hui. Cette rencontre, quand je l’évoque, beaucoup me prennent pour une folle. Quand je l’évoque, je me rends compte, bien trop souvent, que le regard que les gens pose sur moi change, pas forcément de manière positive d’ailleurs.

Cette rencontre, c’est Dieu. 

Bien entendu, vous êtes libres de l’appeler comme vous le souhaitez. Moi, j’ai choisi de l’appeler « Dieu« .

Oui je suis croyante. Je crois en Dieu et je crois en Jésus. Cependant, même si cela peut paraître paradoxal, je ne fais partie d’aucune religion. En effet, j’émets une différence entre « avoir la foi » et faire partie d’une « religion ».

Une religion nous enferme dans des codes, la foi nous rend libre. La religion a été créée par les hommes, la foi vient de Dieu. Dans le dictionnaire, le mot « religion » a pour définition un « ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ses croyances. » La Foi, quant à elle, a pour synonyme le mot « confiance ». Avoir foi en quelqu’un c’est avoir confiance en cette personne. En d’autre termes, la religion implique une idée d’attitudes et d’actes à respecter afin d’avoir une âme pure ou bien d’être déclaré libre et juste aux yeux de Dieu (selon les croyances), alors que la foi, quant à elle, est basée sur la confiance que l’on porte à la toute puissance, la toute bonté et la toute perfection de Dieu, (ou de Allah, YHWH, Univers,Vie… ou même de la Force de Star Wars…bref, appelé cela comme vous le souhaiter selon vos croyance 😉)

Se conformer dans une religion nous rassure peut-être en concrétisant des actes d’une croyance abstraite, mais avoir la foi, selon moi, nous pousse à faire un travail de manière permanente sur soi-même. C’est une perpétuelle remise en question dans le but de toujours chercher à faire mieux pour soi et pour les autres. Et c’est en ça, pour moi, que je fais la différence entre « religion » et « foi ». Avoir la foi pour moi, est bien plus profond. Moi, j’ai foi en Dieu.

J’ai toujours cru en Dieu. Pour moi, depuis toute petite, Il est une Évidence. En disant cela, d’ailleurs, je pense souvent à la chanson de Roch Voisine, « Je l’ai vu », où il dit :

« S’il est vrai que nos vies sont entre ses mains. Dès que je pense à lui, je sens d’instinct, Un peu de sa force au fond de moi. Je n’attends rien de lui que je n’ai déjà. Qu’importe qu’on le prie ou qu’on y croit ou pas. Tant diront qu’il n’existe pas…Mais je l’ai vu ! » 

Ces quelques phrases résume Tout. Toute la base de ma foi que je ressens au fond de moi et dont j’en vois les fruits chaque jour dans ma vie.

Dieu est Tout pour moi et je veux qu’il soit au centre de ma vie. Quoi que je fasse, quoi que je dise, quoi que j’entreprenne, c’est avec Lui que je le fais et que je veux le faire. C’est Lui qui me guide, c’est Lui qui décide, je Lui fais entièrement confiance sur absolument tout et je Lui suis soumise pour cette raison. S’il agit, je sais que c’est pour mon bien, même si sur le moment, parfois, je ne le comprends pas. D’expérience, quand cela arrive, je me rends compte que Son choix a permis que d’autres choses positives, voire essentielles pour moi ou pour autrui, puissent exister. Et surtout, j’ai foi que c’est toujours pour que quelque-chose d’encore plus grand se produise plus tard, quand ce sera le bon moment. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes…

Aussi, je sais que le mot « soumise » peut faire peur aujourd’hui tant les gens prônent la liberté à tout va. Et pourtant s’ils savaient, bien au contraire, à quel point je suis plus libre que jamais ! Mais la foi est quelque chose de personnel. Les gens ne peuvent la comprendre que s’ils la vivent, que s’ils l’expérimentent. Aucun mot ne pourra expliquer cela. 

Je beau avoir la foi, je suis pourtant loin d’être parfaite. Je lis ma Bible, souvent, et je prie Dieu tous les jours. Dans mes prières, je commence toujours par Le remercier pour quelque chose. Parfois je le remercie simplement parce qu’il fait beau et que ça m’a mise de bonne humeur 😂 Ça peut paraitre stupide, mais avoir la foi m’a permis de toujours chercher du positif même dans une très mauvaise journée. Ainsi, ça m’aide vraiment à garder le moral. J’arrive vraiment, grâce à ma foi, à voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. J’ai le sentiment qu’une lumière, aussi faible soit elle, même dans le noir le plus complet, attirera toujours l’œil, quoi qu’il arrive. Et c’est ainsi que je vois Dieu.

Prier est devenu tellement une habitude que ça m’a ouvert aux autres. Aujourd’hui, je ne peux écouter quelqu’un me raconter quelque chose qui lui ait arrivé dans sa vie sans prier pour lui le soir venu. Et ce, que ce soit quelque chose de bon ou de mauvais. Car en effet je ne prie pas seulement quand ça ne va pas, mais aussi et surtout quand tout va bien, ne serait-ce que pour dire merci de tout ce qui m’arrive, tout simplement être reconnaissante de ce que j’ai. Ça m’a aidé à moins me plaindre par la même occasion.

Alors, bien entendu que parfois je râle, que je me mets en colère, que je critique… Je suis un être humain avant tout ! Mais ma remise en question est toujours plus rapide depuis que je vis ma foi au quotidien et surtout, elle est toujours présente, cette remise en question ! Et ce n’est pas un mal, au contraire ! Elle me pousse à demander pardon et à pardonner plus facilement par exemple. Elle favorise le dialogue avec autrui. Je vis ainsi des relations beaucoup plus apaisées et vraies. Et si mon cœur est plus apaisé, alors mon esprit l’est aussi. 

Cela ne signifie pas que je suis amie avec tout le monde, que je pardonne tout et n’importe quoi et que par conséquent on peut tout me faire car je ne dis jamais rien (je ne tendrai pas l’autre joue, non non non, lol). Je ne crois pas non plus que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Non, tout le monde n’est pas fait pour s’entendre. Si c’est le cas tant mieux, si ça ne l’est pas, ce n’est pas grave. Il y aura d’autres personnes avec qui on s’entendra mieux. Chacun fait sa vie de son côté. Ça ne signifie pas pour autant qu’on se veut du mal ni qu’on se déteste. La différence, c’est que ma foi m’aide plus facilement à faire la part des choses et à ne pas être bloquée par des choses futiles.

Quand on a la foi, la seule « loi » que l’on doit respecter c’est aimer. Et de cette seule loi découle inévitablement d’autres impératifs logiques : si tu aimes, alors tu ne trompes pas, tu ne mens pas, tu ne tapes pas, tu ne blesses pas, que ce soit physique ou verbale, tu fais tout pour faire plaisir aux autres et tu fais en sorte que l’autre soit bien. Et si l’autre aime également alors il fera également toutes ces choses pour toi. Rien ne devrait être plus simple… Mais je vous entends me dire : « La vie c’est pas Disney Élodie ! » Oui c’est vrai, la vie c’est pas Disney. Pourtant la vie, normalement, ça devrait être aussi simple que ça. 

Il y a encore tant d’autres questions sur le sujet qui me font dire que Dieu est une Évidence. Mais il me faudrait bien plus qu’un article pour en parler. C’est pourquoi, je vous invite à regarder cette vidéo ci-dessous qui ne dure que 5 minutes. Elle évoque un des sujets – peut-être un des plus existentiels – qui vous en donnera une idée.

ONE SCHOTT

« Mais, si Dieu existe pourquoi il y a tout ce mal et toute cette souffrance sur terre alors ?”

Pourquoi il laisse mourir ou souffrir des personnes innocentes ?”. Je vous répondrai que là n’est pas Dieu le problème mais les hommes. Je reste persuadé que Dieu avait tout mis en nous et dans la nature pour que nous puissions bien vivre ensemble. Il nous a ensuite donné la connaissance pour que nous puissions bien utiliser tous ces éléments. Mais l’Homme en a fait qu’à sa tête, à tout détruit, tout pollué. Ça a créé les maladies, les cancers, les malformations, les addictions… Dieu nous a laissé le libre arbitre, c’est à dire que, dans sa grande bonté et son immense amour pour nous, il nous a laissé la possibilité de faire des choix, et notamment un choix bien particulier : celui de croire ou de ne pas croire en Lui. Nous avions la connaissance du Bien et du Mal, à nous de savoir ce que nous voulions choisir. Et c’est ce simple choix qui fait toute la différence dans tous nos actes. L’Homme a fait des choix. Chaque choix, bons ou mauvais, à une ou plusieurs conséquence(s), bonne(s) ou moins bonne(s) selon notre point de vue. Malheureusement, ces conséquences se comptent aussi, parfois, en victimes collatérales. 
Dieu n’y est pour rien dans tout ça. Je peux vous l’assurer. Il pourrait, d’un simple battement de cils, tout arrêter, nous faire plier le genou face à Lui et nous asservir comme des esclaves pour être sûr et certain que l’on fera ce qu’Il voudra. Mais Il nous aime tellement qu’il nous laisse faire nos propres choix, apprenant de nos erreurs, afin d’en ressortir grandi. Il ne veut pas à sa botte des pantins de bois, mais des enfants l’aimant et le suivant d’un amour et d’une volonté sincère. Il veut aussi des hommes qui évoluent au fil du temps, et pour évoluer, il faut expérimenter, apprendre, et comprendre. Recommencer, aussi, parfois. Ainsi, je ne pense pas que ce soit à Dieu de revoir sa façon de diriger le Monde mais plutôt aux hommes de revoir leurs choix dans leur façon de vivre. 

J’ai voulu donner du sens à ma vie, à mes actes, en faisant le choix de vivre pleinement ma foi au quotidien. Je vois trop souvent des personnes qui continuent de se marier à l’église et d’y baptiser leur enfant alors qu’ils ne croient pas en Dieu et ne vont jamais à la messe. Ils font ça pour la forme, pour la tradition, pour faire plaisir à la famille. Ils ne se rendent même pas compte que tout cela n’est que temps et argent perdus pour rien. C’est comme s’ils n’étaient pas au courant qu’il n’y avait pas besoin de raison pour se réunir en famille ni de passer par l’église pour être mariés (En France). Les enfants sont baptisés mais ils n’iront jamais au catéchisme et n’entendront jamais parlé de Dieu ou de Jésus, pour la plupart. Je me demande souvent pourquoi les gens dépensent autant (dans tous les sens du terme) pour des choses qui ne signifient rien pour eux.

Lors du baptême de ma filleule en août dernier j’ai dit ceci : 

« Alice, aujourd’hui, est un jour heureux et si important. Tu te fais baptiser. Tu es encore trop petite pour comprendre ce que cela signifie et l’importance que ce jour peut avoir sur ta vie, mais c’est la raison pour laquelle, moi, Élodie, j’ai accepté d’être ta marraine. Bien entendu, en tant que tatie, je t’aurais tout de même accompagnée toute ta vie et entourée d’amour, comme je le fais déjà pour tes sœurs, tes cousins et tes cousines. Mais en tant que marraine, ma mission est encore plus particulière. Depuis petite, Dieu est comme une évidence pour moi et depuis quelques années le Seigneur règne officiellement au centre de ma vie. Et en tant que marraine je ferai de mon mieux pour t’apprendre Son Histoire et te raconter qui Il est et ce qu’Il a fait pour toi. Je te laisserai découvrir à quel point le Seigneur est le meilleur des Guides, le plus doux des consolateurs, le plus fidèle des amis et le plus attentionné des confidents… Mais je t’apprendrai aussi qu’avec Lui, tu auras toujours le droit à l’erreur, et surtout, le choix de mener ta propre vie comme tu l’entends. Car, avec Lui, quoiqu’il arrive, quoique tu fasses, quoique tu dises et à n’importe quel moment de ta vie, Sa main ne sera jamais loin de toi prête à te relever, te pardonner et t’aimer… toujours. J’essaierai, au mieux, de mettre en pratique ce verset de la Bible qui dit dans Éphésiens : « Puisque vous êtes les enfants bien-aimés de Dieu, suivez l’exemple de votre Père. Que votre vie soit dirigée par l’amour, de même que Christ nous a aimés et a livré lui-même sa vie à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice dont le parfum plaît à Dieu. » Aimer, Alice, c’est le maître mot de la Vie ma chérie. Ta Marraine. »

En écrivant ses mots pour ma filleule, j’ai voulu donner du sens au rôle que mon frère me faisait d’être la marraine de sa fille. Car être marraine, quand le baptême à lieu a l’église, n’est pas seulement faire des cadeaux à longueur de temps et ne signifie pas que l’on est plus importante que les autres personnes aux yeux de l’enfant. Non, être marraine quand on se fait baptiser à l’église, ça signifie accompagner l’enfant à connaître Dieu et Jésus. Bien entendu, aujourd’hui, beaucoup l’ont oublié, personne ne le fait. Des gens sont parrain et marraine alors qu’ils ne croient même pas en Dieu. Est-ce ça, donner du sens à sa vie ? Rien n’est cohérent… Sinon, pourquoi le baptême civil a été mis en place alors ? De plus, bien souvent, ce sont ces mêmes personnes qui ne croient pas en Dieu qui vont tout de même Lui mettre tous les malheurs du monde sur le dos… Comment être en phase avec nous-même si nos actes ne le sont pas ?

Je ne cherche pas à juger les gens, bien au contraire. Je ne cherche pas non plus à évangéliser qui que ce soit. Chacun est libre de ses croyances et je le respecte. Je vous explique simplement pourquoi je cherche à mettre du sens dans ma vie. Je ne veux pas être le petit mouton qui suit bien sagement tout le monde. Je veux agir en sachant pourquoi je fais tel ou tel choix et en comprenant ce que cela implique.

Je viens de vous faire part de l’élément le plus personnel qui soit en ce qui me concerne : Ma foi

Comme je vous l’ai dit plus haut, je suis loin d’être parfaite. Il y a certains sujets sur lesquelles je pêche encore, surtout aux yeux des croyants. Le sujet du mariage par exemple. J’ai été mariée et j’ai divorcée. Aujourd’hui je vis en concubinage. Pour beaucoup, cela ne reflète pas la volonté de Dieu. En quelque sorte, je peux le comprendre. J’en ai conscience et j’en parle avec Dieu très régulièrement dans mes prières. Mais comme je l’ai dit, je suis un être humain, j’ai mes faiblesses et mes défauts. Il y a certaines choses pour lesquelles je n’arrive pas à mettre ma vie en règle parfaitement aux yeux de Dieu. Mais qui sont ces gens pour juger de la relation que j’entretiens avec Dieu pour autant ? Qui est capable de me dire qu’à cause de ça tout ce que je vis est faux ? Qui est capable de me prouver qu’il est parfait dans sa vie en tout point dans ses actes, ses paroles, et ses pensées, depuis toujours, sans jamais faillir ? Je crois que nous aurions bien des surprises à découvrir certaines vérités…Je me suis mariée par volonté et par soumission pour Dieu. Malheureusement, je n’avais pas construit mon couple sur de bonnes bases. Nous étions très jeunes et nous avons commis une erreur, celle de continuer à avancer seul alors que nous étions deux. On s’est perdus… La suite, vous la connaissez. Je ne regrette rien aujourd’hui, je suis plus heureuse que jamais et cette expérience m’a beaucoup appris et m’a énormément rapproché de Dieu. Je crois même que c’est l’expérience qui m’a le plus fait avancer dans ma vie. Elle fait partie intégrante de mon témoignage de foi et de mon parcours de chrétienne. Alors même si aux yeux des puristes qui « croivent sachoir » tout n’est pas parfait dans ma vie, je continue à louer Dieu, à le prier, à l’aimer, et à mettre tout en œuvre dans ma vie pour faire de même avec autrui. Et croyez-moi, Il m’a prouvé plus d’une fois dans ma vie actuelle qu’Il était là, à mes côtés, quoi qu’il arrive.

Only God Can Judge Me

Elo-Espéranza

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LA FAUSSE-COUCHE

C’est le cauchemar de toute femme en désir d’enfant : la fausse-couche. En France, chaque année, on estime à 20 000 le nombre de fausses-couches, soit 15% des grossesses. Chez 1% des femmes, ces fausses-couches se répètent, sans qu’une cause soit toujours retrouvée. Un dysfonctionnement de l’endomètre, la couche superficielle de l’utérus où se niche l’embryon, pourrait alors être parfois en cause. Les fausses-couches précoces (soit moins de 14 semaines d’aménorrhée) du premier trimestre sont si fréquentes qu’une femme sur quatre y sera con­frontée dans sa vie. (Article du Figaro en cliquant ici). Elles se manifestent par des saignements inhabituels, souvent abondants, et des douleurs dans le bas du ventre (appelées douleurs pelviennes) semblables à des douleurs de règles.

Pour cette année 2020, je fais partie des femmes de ces statistiques… 

C’était en Juillet. A 1 semaine de mes vacances, j’apprends une nouvelle que je n’attendais plus. Je suis enceinte. Enfin ! Cette petite croix bleue tant rêvée sur ce foutu bâton en plastique est enfin là, sous mes yeux ! Je n’y crois pas…Je n’y crois pas tant on m’avait annoncé, 7 ans auparavant, qu’il me serait difficile de concevoir un enfant naturellement. Atteinte du syndrome des ovaires dystrophiques (SOPK), 70% des femmes rencontrent des difficultés pour concevoir un enfant. Mais là, ça y est, le miracle s’est produit, c’est donc possible car JE SUIS ENCEINTE ! 

Avec mon ex-mari, nous avions essayé de concevoir un enfant pendant 5 ans, sans succès. Après plusieurs examens, il a été révélé que lui aussi avait des soucis pour concevoir. On avait donc pas beaucoup de chance de notre côté. Nous avions contacté un centre de PMA (Procréation Médicalement Assistée), sous les conseils de mon gynécologue, pour nous aider à réaliser notre rêve. Je me souviens que j’avais été surprise non seulement par le temps d’attente pour avoir un rendez-vous mais aussi par le nombre incroyable de personne dans la salle d’attente le jour J. Il y avait donc tant de gens en difficultés pour avoir un enfant ! Nous sommes donc si nombreux ! Et si jeune pour la plupart ! … Y en avait-il autant avant, à l’époque de nos parents ou de nos grands-parents ? On ne m’enlèvera pas de la tête l’idée que notre génération « mal-bouffe », avec pesticides et alimentation industrielle remplie de perturbateurs endocriniens n’y sont pas pour rien dans tout ça.

A notre divorce, après avoir rencontré Romain, j’ai repris la pilule. Face aux effets secondaires et à la peur que ce processus chimique aggrave mon cas, face, aussi, à notre envie, d’avoir un enfant ensemble, Romain et moi avons décidé que j’arrête ma contraception au bout de 4 mois. 2 mois après cet arrêt, j’étais enceinte. 

Quelle joie je ressentais à ce moment-là !

Cela n’a pas été surprenant pour Romain. Mon compagnon a déjà un fils de 9 ans, il peut donc concevoir. Mais moi…moi je ne savais pas si je le pouvais. Et cette petite croix bleue m’a prouvé que j’étais apte à porter la vie. Après tant d’années de combat pour être mère, à en arriver à un point où la peur me broyait le ventre à l’idée de faire un test de grossesse qui s’avérera une énième fois négatif, à pleurer, aussi, les premiers jours de mes règles tant la déception était grande… Tout ceci est enfin terminé ! Mon rêve se réalise. Je suis enfin enceinte !

Dans ma tête, ça fuse ! Ça ne peut pas en être autrement. J’attends depuis trop longtemps. C’est la première fois que je suis enceinte. Je commence déjà à regarder mon ventre dans la glace, je réfléchis à une manière fun de l’annoncer à notre famille, je m’imagine portant mon bébé dans mes bras, je caresse déjà mon ventre…

Mais la joie fut de courte durée. 10 jours après l’annonce de ce miracle, alors que la prise de sang a bel et bien confirmé ma grossesse, je perds du sang. Et là, même si vous savez que cela peut être normal en début de grossesse, moi, je savais au fond de moi que ce n’était pas normal. Je ne sais pas si on peut dire que c’est l’instinct maternel, mais je savais déjà que ça ne sentait pas bon du tout… 
Je me suis effondrée. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’en tremblais même. Mon rêve était en train de s’évaporer sous mes yeux, sans que je ne puisse rien faire pour le retenir. Pourquoi ? Pourquoi le sort s’acharne-t-il sur moi comme ça ? Pourquoi on m’empêche tant de devenir mère au point d’être sadique en me faisant une fausse joie comme celle-ci ?

Je me souviendrais toujours de la tête de Romain quand je lui ai annoncé que je perdais du sang… Il a tout fait pour me rassurer, ne pas me montrer son inquiétude et sa peine, mais son non-verbal avait parlé pour lui. Les pères sont souvent mis de côté dans ces épreuves. Il est vrai qu’ils sont moins concernés, ne vivent pas cette perte au plus profond de leur chair, au plus profond de leur corps… Tout cela reste abstrait pour eux, contrairement à nous, les femmes, qui donnons non seulement un petit bout de notre corps dans cette épreuve, mais également un bout de notre âme. Cependant, il ne faut pas minimiser leur peine pour autant. Ils le désirent tout autant que nous, cet enfant.

Quand c’est arrivé, nous étions en vacances en Suisse. Heureusement que j’avais la carte européenne de santé, sinon j’aurais dû avancer 1500€ aux urgences pour être prise en charge. On peut critiquer le système français, mais on est bien content de pouvoir se faire soigner gratuitement quand même.Bref… Je vous passerai les détails des multiples examens, des échographies, des prises de sang tous les 2 jours, puis toutes les semaines (entre temps je suis rentrée en France) pendant 1 mois jusqu’à ce que le taux d’hormones de grossesse disparaissent complètement de votre corps… Que votre rêve disparaisse complètement de la réalité. 


Vous vous posez 10 000 questions après une fausse-couche. C’est humain. J’ai même envie de dire : « c’est féminin ». Nous, les filles, on ne peut pas s’empêcher de se poser des questions tout le temps et sur tout. Alors après un événement comme celui-ci, c’est encore pire, car la culpabilité s’en mêle : « Qu’est ce que j’ai fait pour que le bébé ne s’accroche pas ? J’ai mangé un truc qu’il ne fallait pas ? J’ai reçu un coup ? C’est peut-être d’avoir dormi sous la tente ? Ou alors c’est la voiture…trop de trajets ? Ou alors c’est moi, c’est mon corps qui est mal foutu… » Les médecins ont beau me rassurer en me disant de ne pas culpabiliser, que je n’y suis pour rien, que si la fausse-couche a eu lieu c’est que l’embryon n’était pas viable. « Au contraire Madame, si vous avez fait une fausse-couche, c’est que votre corps fait bien son travail. Il a décelé une anomalie qui rendait votre bébé non viable, et il l’a expulsé. » Une fausse-couche, c’est dur à vivre, mais c’est signe que tout fonctionne. Mais ce n’est quand-même pas ce que l’on a envie d’entendre sur le moment. Et quand la culpabilité a tracé le chemin, c’est la colère qui l’emprunte : « Et puis, pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi les autres, elles y arrivent, elles, à faire des bébés ? Pourquoi les meufs qui tombent enceinte à 16 ans, elles ne font pas de fausses couches ? Pourquoi celles qui avortent, elles font pas de fausses couches non plus, puisqu’elles en veulent pas de leurs bébés ? Ce serait tellement plus logique. Pourquoi elles me donnent pas leurs bébés ? Moi je vais les porter. Je vais les aimer. Sans problème et avec plaisir. J’attends que ça ! » Mais je sais qu’elles-aussi, elles souffrent. Un avortement n’est pas facile à vivre non plus et beaucoup de femmes agissent sans en avoir réellement envie. Une personne dans cette situation m’a dit un jour, les larmes aux yeux : « Si tu savais comme je ferais tout pour te le donner ce bébé, si je pouvais… »

La vie nous semble si injuste dans ces moments-là…  Et en tant que croyante, si vous saviez à quel point j’ai crié à Dieu toute mon incompréhension face à Son injustice ! Si vous saviez la colère que j’avais après Lui…  Et je ne me gênais pas pour le Lui dire dans mes prières… Mais Il était là. Car Dieu ne laisse rien arriver au hasard. Il compatissait à ma douleur. Je crois qu’à travers cette grossesse, il a tout simplement voulu me rassurer et me montrer que je peux tomber enceinte, qu’Il fallait simplement que je lui fasse confiance et que je fasse preuve de patience…encore. Après tout, je n’ai que 29 ans. C’est jeune et pas si jeune en même temps. Quand on est une femme, notre horloge biologique nous rappelle souvent qu’elle n’est pas éternelle…

 Je ne parlerai pas des personnes qui se permettront de nous dire que nous n’étions pas vraiment enceintes, que ce n’était pas encore un bébé, qu’il n’était pas vraiment vivant. Ceux et celles qui se permettent de juger notre peine en nous disant qu’elle est démesurée car nous n’avions pas encore senti le bébé bouger dans notre ventre. « Pense à celles qui ont perdu un bébé a terme… » Bien sûr que j’y pense. Bien sûr qu’il y a toujours pire que nous ailleurs …. Dois-je faire taire ma souffrance pour autant ? Dois-je me persuader qu’elle n’existe pas, que tout ça c’est dans ma tête, que j’exagère comme une enfant gâtée ? Je pense sincèrement que ces personnes qui se permettent de juger et de dire cela n’ont jamais vécu de fausses-couches et ne se rendent pas compte du combat que l’on mène depuis des années pour avoir un enfant.

A ma grande surprise, ma douleur est passée assez rapidement. Enfin, en apparence. Car à l’intérieur, je me suis rendu compte que je me voilais la face. Je disais à tout le monde que je vivais bien ma fausse-couche. Mais en réalité, encore aujourd’hui, trois mois après, je suis toujours à fleur de peau et j’y pense tout le temps. Je réalise que je suis encore affectée par cette épreuve que maintenant, lundi 26 octobre, après avoir eu mes règles alors que j’avais 3 jours de retard (ça ne m’arrive jamais) et que j’avais un nouvel espoir de bébé qui naissait dans ma tête… A nouveau, je me sens incapable de concevoir, de devenir mère. A nouveau, je retrouve les mêmes sentiments que ceux ressentis au moment de ma fausse-couche. A nouveau, je jalouse toutes celles qui peuvent concevoir, qui sont enceintes ou qui viennent d’avoir un bébé. Dans la seconde qui suit, je culpabilise d’avoir ce genre de pensées… Dans ces moments-là, on devient contradictoire, partagée entre compassion, joie pour autrui et douleur de soi. Autant de sentiments difficiles à gérer pour mon corps et mon âme encore en souffrance. Hier soir, j’ai encore fondue en larmes.

« T’y penses trop. Lâche prise. » Me dit Romain . Mais comment ne pas y penser ? Que l’on m’explique comment une femme qui souhaite avoir un enfant, qui désire depuis toujours être mère, puisse ne pas penser à tomber enceinte à chaque rapport sexuel, à chaque fois qu’elle a ses règles ou à chaque fois qu’elle est en période d’ovulation ? Que l’on me donne le secret pour ne pas y penser une seule seconde durant ces moments-là. Car ça m’est impossible pour moi. Et si je retombe enceinte, comment ne pas avoir peur que l’histoire se répète ? Comment faire preuve de patience pendant les 3 premiers mois, soit, avant de sortir de la fameuse « zone à risque de fausse-couche » ? Et si, à part ça, il y a d’autres problèmes qui se rajoutent ? Et si… Et si… Et si…

Je ne souhaite cette épreuve à aucune femme en désir d’enfant…. La reconstruction n’est pas simple. Elle laisse des traces plus ou moins profondes selon notre passé. Les miennes sont encore à vif… Je les panse doucement.

Courage à vous toutes et tous (les papas aussi !) qui vivez ça ou bien qui l’avez vécu. Courage à vous toutes et tous qui vous battez pour avoir un enfant. Le chemin de la parentalité ne s’arrête pas à quelques minutes de câlins pour certains… il est parfois beaucoup plus long et surtout, bien moins glamour !

 On est ensemble. On garde espoir.

Je prie pour nous et me réjouis du jour où on s’annoncera, toutes, LA bonne nouvelle… 

Elo-Espéranza

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SENS CACHÉ DE « CHÂTEAU DE SABLE »

Avant de commencer, je voudrais préciser que cet article est basé uniquement sur une hypothèse elle-même motivée par mon propre ressenti personnel. En aucun cas je ne prétends qu’il y a forcément un sens caché à cette chanson et encore moins que, si sens caché il y a, mon avis est véridique. De plus, pour ceux qui ne connaissent pas plus que ça le répertoire de Bigflo et Oli et qui se demande pourquoi on cherche des sens cachés aux chansons, c’est parce que dans l’album « La Vraie Vie », il y en a un avec le morceau « Trop Tard », et qu’on sait, en tant que fans, que les frères aiment jouer avec les mots dans leurs textes. Ainsi, l’hypothèse d’un sens caché dans le titre « Château de sable » est très vite devenue virale chez les Visionnaires. Mais pourquoi ce morceau plus qu’un autre ? Parce-que le thème de l’amour dans le répertoire des frères est très rare pour qu’on le souligne et qu’il n’apparait que dans ces deux chansons (« Promesses » n’était pas encore sorti au moment de cette rumeur). Mais aussi et surtout parce-que c’est l’une des seules chansons à être entièrement construite avec une métaphore filée, soit, en suivant exactement le même procédé que « Trop tard » (et son fameux sens caché). Cependant, Bigflo et Oli ayant toujours évoqué ce morceau comme étant un titre traitant seulement d’une histoire d’amour tragique, mon article n’est qu’une interprétation que j’ai simplement eu envie de partager avec vous, juste pour le plaisir. En d’autres mots : J’me suis fait un p’tit kiffe quoi…

Avant de commencer la lecture de cet article, je vous conseille d’avoir écouté au préalable le morceau « Château de sable ». Le lien en vidéo est ci-dessus.

Donc, même si Bigflo et Oli ont annoncé qu’il n’y avait pas de sens caché sur l’album « La Vie de Rêve » (Alors qu’il y en a un dans l’album « La Vraie Vie » avec le titre « Trop tard »), les hypothèses à ce sujet vont bon train chez les visios, fans des deux frères, et plus particulièrement sur la chanson « Château de sable ». En tant que vraie littéraire amoureuse des mots, je ne peux écouter une chanson sans analyser les paroles. C’est donc tout naturellement que mon imagination n’a pu s’empêcher de chercher midi à quatorze heures en écoutant « Château de sable » et de penser cela : Et si « Château de sable » parlait, en fait, de l’Homme qui est en train de détruire la planète Terre ? Ainsi, l’homme de l’histoire représenterait les Hommes en général, et la femme-sirène représenterait la Terre. Explications !

Le champ lexical de la mer, présent tout au long de la chanson, pourrait s’expliquer par le fait que l’on surnomme la Terre « La Planète Bleu ». En effet, elle est recouverte à 75% d’eau. De ce fait, lorsque l’on parle du déclin de la Terre, on utilise souvent des expressions utilisant des métaphores maritimes comparant notre planète à un bateau : « On est tous dans le même bateau » ou bien « Le bateau est en train de couler ». Ces images évoquent toutes que le bateau – métaphoriquement, la Terre – finira par sombrer et être englouti par les eaux. Cela expliquerait donc « La mer est grande et elle l’emportera ». Il est vrai, la Terre reprend toujours ses droits sur l’Homme. L’Homme ne contrôle pas la nature et ne peut survivre sans ce que lui donne la Terre. Ainsi, cette dernière gagnera toujours le combat contre lui et « l’emportera », en parlant, donc, de l’Homme. On pourrait également voir cela dans la phrase : « la voilà qui attend le ras de marée », imaginant la Terre préparant sa vengeance dans le but de reprendre, un jour, ses droits, d’où le ras de marée qui va tout emporter sur son passage…même L’Homme.

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Photo de Odieuxboby

Ensuite, nous retrouvons régulièrement dans la chanson des références qui pourraient faire penser à la souffrance endurée par la Terre à cause des Hommes. Par exemple, Bigflo et Oli disent d’elle qu’ « elle était reine un jour la voilà en galère ». Cela fait peut-être référence à une époque où les Hommes savaient utiliser les bienfaits de la nature pour vivre ou survivre, sans la détruire. Une époque où les produits chimiques, les déforestations, le plastique ou encore la pollution n’existaient pas et où les Hommes respectaient leur environnement. Nous pouvons également voir, dans cette phrase, le moment où la Terre était seulement source d’évolution, le seul endroit du système solaire où tous les éléments essentiels ont pu être uniquement réunis pour permettre le « règne » de la Vie. Il fut un temps, en effet, où la Terre était la richesse de l’Homme. C’est l’endroit parfait et unique qui a permis la réunification des éléments essentiels à la naissance de la vie, et aujourd’hui elle est en galère car l’Homme la pollue et la détruit.

De plus, les frères parlent de « nouvelle naufragère », faisant une nouvelle fois référence à un naufrage, soit à un accident de navire, renvoyant ainsi au bateau qui coule expliqué dans les paragraphes précédents. Nous pourrions également expliquer l’utilisation de l’adjectif « nouvelle » par le fait que l’Homme entraîne la Terre dans sa chute, faisant d’elle sa propre victime. En effet, par son comportement dévastateur, l’Homme entretient sa propre destruction, certes, mais il condamne aussi et surtout la Terre faisant, d’elle aussi, une victime de son propre naufrage. Mais ce n’est pas tout. La phrase « Faut la voir qui pagaie toute seule, elle se méfie même de son équipage » fait de nouveau allusion au bateau avec le mot « équipage » et donc à l’expression « La Terre est un bateau qui coule ». La Terre se méfie de cet « équipage » – qui pourrait représenter l’Homme – car il est en train de la tuer ; équipage qu’elle a fait naître, en qui elle avait confiance et qu’elle aimait profondément presque comme une mère, au point de le nourrir et de prendre soin de lui, d’où le jeu de mot avec « mer » et l’utilisation du thème  maritime masqué en histoire d’amour passionnelle pour parler de ce sujet.  

« Une naufragère de plus, des épaves par dizaines » fait aussi référence à la Terre naufragère et les épaves peuvent être assimilées aux déchets. Nous pouvons également noter que le mot « équipage » évoque une idée de pluralité et non pas de singularité. Cela peut paraître surprenant dans une histoire d’amour et peut-être vu comme un indice sur le véritable sens de la chanson. Pourquoi se méfier de tout un équipage, donc de plusieurs personnes, et pas seulement d’un seul homme, l’homme aimé ? Qu’est-ce que cette pluralité vient faire dans cette histoire d’amour ? De plus, le mot « équipage » renvoie à un ensemble de personne appartenant à un même bateau et dont le rôle est de s’assurer de la bonne marche du navire… Autrement dit, à lui seul, ce mot pourrait expliquer cette théorie.

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Et ce ne sont pas les seules raisons qui pourraient laisser penser que cette hypothèse pourrait éventuellement tenir la route. En effet, dans toutes ces expressions expliquées plus haut, il y a une notion de fatalité amenant l’idée que le drame est déjà en train de se produire, autrement dit, que le temps nous est compté. Et Bigflo et Oli, dans leur morceau, y font référence. Quand ils disent : « Bercée par le bruit du vent, le temps et la vitesse. », ils parlent du « temps » que nous devons utiliser précieusement, le plus rapidement et efficacement possible avant qu’il ne soit trop tard pour sauver notre planète (s’il n’est pas déjà trop tard). La nature nous le fait savoir avec les catastrophes naturelles (« le vent ») et ces dernières sont de plus en plus fréquentes (« La vitesse »).

Aussi, avec la phrase : « Il paraît trop grand, un bateau sans capitaine » nous avons de nouveau une référence au bateau, cette fois-ci « sans capitaine », qui laisserait penser qu’il est en roue libre, et où l’équipage – donc l’Homme – fait un peu tout et n’importe quoi sans cadre ni cohérence. De plus, le « Il parait trop grand » pourrait se faire comprendre par « Il semble y avoir trop de travail à faire pour arranger les choses… ». Effectivement, ils évoquent « un tas de bouteilles à la mer », symbolisant peut-être les Hommes qui essayent quand même de sauver la planète. Des bouteilles à la mer… comme si leurs actions étaient réelles mais perdues, vaines et désespérées. De plus, le vers « Les étoiles n’entendent pas ses vœux » peut rappeler le fait que l’on n’a pas d’autre planète. C’est peut-être donc une façon de dire que face aux étoiles (symboliquement : l’Univers), la Terre n’est pas importante. Nous ne sommes rien et si la Terre meurt, cela n’aura aucun impact sur l’Univers.

L’Homme, quant à lui, « ne voulait plus jouer le rôle de l’homme merveilleux ». Est-ce un jeu de mots, un indice du véritable sens en précisant que L’Homme n’est plus merveilleux mais qu’il l’était il y a quelques temps, à l’époque, quand il y avait pas encore de pesticides ni de pollution, etc ? Peut-être… En effet, la phrase : « Elle se revoit écrire leurs noms dans le sable, prédiction d’une histoire éphémère » montre que Bigflo et Oli ne parlent plus de « Il » au singulier mais de « ils » au pluriel puisqu’ils disent « leur ». Ils parlent aussi de « Nous » dans « Ce qu’elle nous avait jamais dit… » et cette fois-ci Bigflo et Oli s’incluent dans l’histoire. Ce sont des hommes eux aussi. Dans l’hypothèse où cette théorie est vraie, ils s’incluent dans l’histoire car ils font partie du bateau et sont donc, eux-aussi, touchés par ce naufrage. Enfin, l’allusion au fait que la fille de l’histoire, ici la Terre, ne sait pas nager pourrait s’expliquer par le fait que les Hommes, dont Bigflo et Oli reconnaissent faire partie en disant « nous », se sont rendus compte trop tard qu’ils étaient en train de détruire la Terre… Les Hommes ont agi durant des années en pensant que les ressources de la nature étaient inépuisables, que la planète donnerait toujours tout en abondance, naturellement, et ce sont rendu compte trop tard qu’ils se trompaient. Cette planète, pourtant recouverte d’eau, en fait, « ne savait pas nager » et est en train de mourir noyée.

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Enfin, le refrain aussi peut être significatif dans cette interprétation : « Elle avait tout pour plaire, elle est tombée sous le charme » peut évoquer la Terre qui était parfaite pour que l’Homme et Elle puissent vivre ensemble dans des conditions idéales. Nous pouvons aussi voir toute une symbolique dans la phrase suivante : « Il est reparti comme la mer, elle s’est écroulée comme un château de sable ». Ici, dans cette théorie, l’Homme est représenté par la mer et la Terre par le sable. Nous pouvons y comprendre que l’Homme a trahi la Terre en agissant mal, et que cette dernière est en train de s’écrouler « Comme un château de sable »… fragile et impuissante, car, en effet, le sable ne peut rien contre la mer. Une vague, et le château de sable n’existe plus. De plus, le fait d’utiliser l’image du château de sable n’est pas anodin dans cette théorie. En effet, ce n’est pas à de simples grains de sable que les frères comparent la Terre mais à un « château de sable » qui n’est autre qu’une construction de l’Homme et qui peut donc symboliquement représenter toutes les actions de l’Homme qui ont façonnées la Terre, la rendant fragile. Effectivement, là où l’action d’une vague sur des milliards de grains de sable naturellement éparpillés au hasard n’a aucune conséquence sur le sable en lui-même, ces mêmes grains de sable rassembler en une construction non-naturelle, donc humaine, rend toute de suite cet élément extrêmement vulnérable et donc potentiellement destructible… Et là est tout le sujet de ce morceau…

Je ne sais pas si cette théorie est vraie. Certainement pas puisque Bigflo et Oli n’ont jamais dit qu’il y avait un sens caché dans leur 3ème album. Mais une chose est sûre, c’est que ce sujet m’a hanté dés les premières écoutes de cette chanson au moment de la sortie de « La Vie de Rêve ». C’est mon côté littéraire et analytique sûrement…Certains pourraient penser que tout ceci est farfelu ou bien tiré par les cheveux, mais ce serait peut-être sans compter sur l’imagination débordante des artistes et leur esprit souvent torturé. Et entre nous, nous savons tous que ce genre de prouesses de sens caché est tout à fait à la portée de Bigflo et Oli. Ils nous l’ont prouvé avec le titre « Trop tard » (d’ailleurs n’hésitez pas à me dire en commentaire si vous voulez aussi que j’analyse le sens caché de ce morceau dans un prochain article – sens caché avéré par les auteurs cette fois-ci).

Maintenant, libre à nous d’entendre et de comprendre ce que nous voulons dans les musiques que nous écoutons. Si vous voulez entendre une histoire d’amour, entendez une histoire d’amour. Si vous voulez entendre un titre écologique, entendez un titre écologique. Il y a tellement de choses qui entrent en jeu : notre vécu, nos ressentis, notre humeur… Et c’est aussi ça l’esprit de la musique : nous évader toujours plus loin, librement. Alors ne réfléchissons pas et évadons-nous…

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Élo-Esperanza

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QUAND LA FOI DONNE DU SENS

Il y a 1 mois, j’ai eu 29 ans. Et comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles, ces dernières années ont été assez éprouvantes pour moi. J’ai vécu un burn-out qui a duré 18 mois, un divorce qui n’a pas été facile et une fausse-couche dont je subis encore la douleur. Je me suis retrouvée seule, j’ai perdu tous mes amis et je n’ai pu compter que sur mon nouveau compagnon, mon chéri actuel, l’homme de ma véritable vie, Romain. Sans lui je ne sais pas si j’aurais osé vivre ma vie pleinement, être moi à 100%. Il me fallait un électrochoc pour que je me rende compte que je n’étais pas heureuse, que je ne donnais qu’une partie de moi-même aux autres et non moi dans mon entièreté, et c’est cette personne, Romain, que Dieu a choisi d’envoyer sur ma route pour m’ouvrir les yeux.

Beaucoup ne le verront pas de cette manière là. Ma rencontre avec Romain à créé de nombreux désaccords avec mon entourage amical proche, qui, en partie, était composé d’amis que j’avais rencontrés dans mon église. J’ai vu tous mes amis me tourner le dos, me retrouvant seule, sans même un message, au moment où j’avais le plus besoin de soutien. Je me suis retrouvée à faire un déménagement sans amis à qui demander de l’aide. Mes parents âgés de 60 ans ont dû faire 900km pour venir m’aider… Mais avec le recul, aujourd’hui, j’ai eu de nombreuses preuves que Romain a été mis sur mon chemin pour me mettre face à la Vérité et me forcer à l’assumer. Dis comme ça, on pourrait penser que cette rencontre – qui a provoqué mon divorce – est une expérience négative mais au contraire, si vous saviez à quel point elle a été positive pour moi ! Tellement libératrice ! J’ai compris mon mal-être qui sévissait depuis tant d’années, j’ai compris et appris de mes erreurs. Je sais désormais qui je suis et ce que je veux dans ma vie. Je suis beaucoup plus ouverte aux autres, beaucoup moins timide, j’ai pris confiance en moi, j’ose… Cette histoire de ma vie, qui fait part entière de l’histoire de ma foi que je vais vous raconter, est une preuve de plus, pour moi, que Dieu nous aime quoi qu’il arrive, quoi que l’on fasse, même si nous n’agissons pas toujours de la meilleure manière qui soit à ses yeux. Il nous rattrape toujours, tôt ou tard. Il agit toujours, avec toute Sa douceur et Son amour pour nous faire grandir, apprendre de nos actes, et nous pousser, tôt ou tard, à être vrai avec nous-même, avec les autres, et avec Lui. Il prend le temps de guérir nos blessures (celle de cette histoire ne sont pas toute fermées pour ma part). Il nous laisse vivre nos expériences, Il nous respecte en ce sens, Il est patient, et Il fait toute chose belle, en son temps…

C’est donc à l’aube de mes 29 ans que j’ai envie de vous parler de la femme que je suis maintenant et que j’ai décidé d’être. Comme je vous l’ai dit, Romain m’a ouvert les yeux. Mais avant lui c’est une autre rencontre qui a bouleversé ma vie et qui petit à petit à façonner celle que je suis aujourd’hui. Cette rencontre, quand je l’évoque, beaucoup me prennent pour une folle. Quand je l’évoque, je me rends compte, bien trop souvent, que le regard que les gens pose sur moi change, pas forcément de manière positive d’ailleurs.

Cette rencontre, c’est Dieu. 

Bien entendu, vous êtes libres de l’appeler comme vous le souhaitez. Moi, j’ai choisi de l’appeler « Dieu« .

Oui je suis croyante. Je crois en Dieu et je crois en Jésus. Cependant, même si cela peut paraître paradoxal, je ne fais partie d’aucune religion. En effet, j’émets une différence entre « avoir la foi » et faire partie d’une « religion ».

Une religion nous enferme dans des codes, la foi nous rend libre. La religion a été créée par les hommes, la foi vient de Dieu. Dans le dictionnaire, le mot « religion » a pour définition un « ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ses croyances. » La Foi, quant à elle, a pour synonyme le mot « confiance ». Avoir foi en quelqu’un c’est avoir confiance en cette personne. En d’autre termes, la religion implique une idée d’attitudes et d’actes à respecter afin d’avoir une âme pure ou bien d’être déclaré libre et juste aux yeux de Dieu (selon les croyances), alors que la foi, quant à elle, est basée sur la confiance que l’on porte à la toute puissance, la toute bonté et la toute perfection de Dieu, (ou de Allah, YHWH, Univers,Vie… ou même de la Force de Star Wars…bref, appelé cela comme vous le souhaiter selon vos croyance 😉)

Se conformer dans une religion nous rassure peut-être en concrétisant des actes d’une croyance abstraite, mais avoir la foi, selon moi, nous pousse à faire un travail de manière permanente sur soi-même. C’est une perpétuelle remise en question dans le but de toujours chercher à faire mieux pour soi et pour les autres. Et c’est en ça, pour moi, que je fais la différence entre « religion » et « foi ». Avoir la foi pour moi, est bien plus profond. Moi, j’ai foi en Dieu.

J’ai toujours cru en Dieu. Pour moi, depuis toute petite, Il est une Évidence. En disant cela, d’ailleurs, je pense souvent à la chanson de Roch Voisine, « Je l’ai vu », où il dit :

« S’il est vrai que nos vies sont entre ses mains. Dès que je pense à lui, je sens d’instinct, Un peu de sa force au fond de moi. Je n’attends rien de lui que je n’ai déjà. Qu’importe qu’on le prie ou qu’on y croit ou pas. Tant diront qu’il n’existe pas…Mais je l’ai vu ! » 

Ces quelques phrases résume Tout. Toute la base de ma foi que je ressens au fond de moi et dont j’en vois les fruits chaque jour dans ma vie.

Dieu est Tout pour moi et je veux qu’il soit au centre de ma vie. Quoi que je fasse, quoi que je dise, quoi que j’entreprenne, c’est avec Lui que je le fais et que je veux le faire. C’est Lui qui me guide, c’est Lui qui décide, je Lui fais entièrement confiance sur absolument tout et je Lui suis soumise pour cette raison. S’il agit, je sais que c’est pour mon bien, même si sur le moment, parfois, je ne le comprends pas. D’expérience, quand cela arrive, je me rends compte que Son choix a permis que d’autres choses positives, voire essentielles pour moi ou pour autrui, puissent exister. Et surtout, j’ai foi que c’est toujours pour que quelque-chose d’encore plus grand se produise plus tard, quand ce sera le bon moment. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes…

Aussi, je sais que le mot « soumise » peut faire peur aujourd’hui tant les gens prônent la liberté à tout va. Et pourtant s’ils savaient, bien au contraire, à quel point je suis plus libre que jamais ! Mais la foi est quelque chose de personnel. Les gens ne peuvent la comprendre que s’ils la vivent, que s’ils l’expérimentent. Aucun mot ne pourra expliquer cela. 

Je beau avoir la foi, je suis pourtant loin d’être parfaite. Je lis ma Bible, souvent, et je prie Dieu tous les jours. Dans mes prières, je commence toujours par Le remercier pour quelque chose. Parfois je le remercie simplement parce qu’il fait beau et que ça m’a mise de bonne humeur 😂 Ça peut paraitre stupide, mais avoir la foi m’a permis de toujours chercher du positif même dans une très mauvaise journée. Ainsi, ça m’aide vraiment à garder le moral. J’arrive vraiment, grâce à ma foi, à voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. J’ai le sentiment qu’une lumière, aussi faible soit elle, même dans le noir le plus complet, attirera toujours l’œil, quoi qu’il arrive. Et c’est ainsi que je vois Dieu.

Prier est devenu tellement une habitude que ça m’a ouvert aux autres. Aujourd’hui, je ne peux écouter quelqu’un me raconter quelque chose qui lui ait arrivé dans sa vie sans prier pour lui le soir venu. Et ce, que ce soit quelque chose de bon ou de mauvais. Car en effet je ne prie pas seulement quand ça ne va pas, mais aussi et surtout quand tout va bien, ne serait-ce que pour dire merci de tout ce qui m’arrive, tout simplement être reconnaissante de ce que j’ai. Ça m’a aidé à moins me plaindre par la même occasion.

Alors, bien entendu que parfois je râle, que je me mets en colère, que je critique… Je suis un être humain avant tout ! Mais ma remise en question est toujours plus rapide depuis que je vis ma foi au quotidien et surtout, elle est toujours présente, cette remise en question ! Et ce n’est pas un mal, au contraire ! Elle me pousse à demander pardon et à pardonner plus facilement par exemple. Elle favorise le dialogue avec autrui. Je vis ainsi des relations beaucoup plus apaisées et vraies. Et si mon cœur est plus apaisé, alors mon esprit l’est aussi. 

Cela ne signifie pas que je suis amie avec tout le monde, que je pardonne tout et n’importe quoi et que par conséquent on peut tout me faire car je ne dis jamais rien (je ne tendrai pas l’autre joue, non non non, lol). Je ne crois pas non plus que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Non, tout le monde n’est pas fait pour s’entendre. Si c’est le cas tant mieux, si ça ne l’est pas, ce n’est pas grave. Il y aura d’autres personnes avec qui on s’entendra mieux. Chacun fait sa vie de son côté. Ça ne signifie pas pour autant qu’on se veut du mal ni qu’on se déteste. La différence, c’est que ma foi m’aide plus facilement à faire la part des choses et à ne pas être bloquée par des choses futiles.

Quand on a la foi, la seule « loi » que l’on doit respecter c’est aimer. Et de cette seule loi découle inévitablement d’autres impératifs logiques : si tu aimes, alors tu ne trompes pas, tu ne mens pas, tu ne tapes pas, tu ne blesses pas, que ce soit physique ou verbale, tu fais tout pour faire plaisir aux autres et tu fais en sorte que l’autre soit bien. Et si l’autre aime également alors il fera également toutes ces choses pour toi. Rien ne devrait être plus simple… Mais je vous entends me dire : « La vie c’est pas Disney Élodie ! » Oui c’est vrai, la vie c’est pas Disney. Pourtant la vie, normalement, ça devrait être aussi simple que ça. 

Il y a encore tant d’autres questions sur le sujet qui me font dire que Dieu est une Évidence. Mais il me faudrait bien plus qu’un article pour en parler. C’est pourquoi, je vous invite à regarder cette vidéo ci-dessous qui ne dure que 5 minutes. Elle évoque un des sujets – peut-être un des plus existentiels – qui vous en donnera une idée.

ONE SCHOTT

« Mais, si Dieu existe pourquoi il y a tout ce mal et toute cette souffrance sur terre alors ?”

Pourquoi il laisse mourir ou souffrir des personnes innocentes ?”. Je vous répondrai que là n’est pas Dieu le problème mais les hommes. Je reste persuadé que Dieu avait tout mis en nous et dans la nature pour que nous puissions bien vivre ensemble. Il nous a ensuite donné la connaissance pour que nous puissions bien utiliser tous ces éléments. Mais l’Homme en a fait qu’à sa tête, à tout détruit, tout pollué. Ça a créé les maladies, les cancers, les malformations, les addictions… Dieu nous a laissé le libre arbitre, c’est à dire que, dans sa grande bonté et son immense amour pour nous, il nous a laissé la possibilité de faire des choix, et notamment un choix bien particulier : celui de croire ou de ne pas croire en Lui. Nous avions la connaissance du Bien et du Mal, à nous de savoir ce que nous voulions choisir. Et c’est ce simple choix qui fait toute la différence dans tous nos actes. L’Homme a fait des choix. Chaque choix, bons ou mauvais, à une ou plusieurs conséquence(s), bonne(s) ou moins bonne(s) selon notre point de vue. Malheureusement, ces conséquences se comptent aussi, parfois, en victimes collatérales. 
Dieu n’y est pour rien dans tout ça. Je peux vous l’assurer. Il pourrait, d’un simple battement de cils, tout arrêter, nous faire plier le genou face à Lui et nous asservir comme des esclaves pour être sûr et certain que l’on fera ce qu’Il voudra. Mais Il nous aime tellement qu’il nous laisse faire nos propres choix, apprenant de nos erreurs, afin d’en ressortir grandi. Il ne veut pas à sa botte des pantins de bois, mais des enfants l’aimant et le suivant d’un amour et d’une volonté sincère. Il veut aussi des hommes qui évoluent au fil du temps, et pour évoluer, il faut expérimenter, apprendre, et comprendre. Recommencer, aussi, parfois. Ainsi, je ne pense pas que ce soit à Dieu de revoir sa façon de diriger le Monde mais plutôt aux hommes de revoir leurs choix dans leur façon de vivre. 

J’ai voulu donner du sens à ma vie, à mes actes, en faisant le choix de vivre pleinement ma foi au quotidien. Je vois trop souvent des personnes qui continuent de se marier à l’église et d’y baptiser leur enfant alors qu’ils ne croient pas en Dieu et ne vont jamais à la messe. Ils font ça pour la forme, pour la tradition, pour faire plaisir à la famille. Ils ne se rendent même pas compte que tout cela n’est que temps et argent perdus pour rien. C’est comme s’ils n’étaient pas au courant qu’il n’y avait pas besoin de raison pour se réunir en famille ni de passer par l’église pour être mariés (En France). Les enfants sont baptisés mais ils n’iront jamais au catéchisme et n’entendront jamais parlé de Dieu ou de Jésus, pour la plupart. Je me demande souvent pourquoi les gens dépensent autant (dans tous les sens du terme) pour des choses qui ne signifient rien pour eux.

Lors du baptême de ma filleule en août dernier j’ai dit ceci : 

« Alice, aujourd’hui, est un jour heureux et si important. Tu te fais baptiser. Tu es encore trop petite pour comprendre ce que cela signifie et l’importance que ce jour peut avoir sur ta vie, mais c’est la raison pour laquelle, moi, Élodie, j’ai accepté d’être ta marraine. Bien entendu, en tant que tatie, je t’aurais tout de même accompagnée toute ta vie et entourée d’amour, comme je le fais déjà pour tes sœurs, tes cousins et tes cousines. Mais en tant que marraine, ma mission est encore plus particulière. Depuis petite, Dieu est comme une évidence pour moi et depuis quelques années le Seigneur règne officiellement au centre de ma vie. Et en tant que marraine je ferai de mon mieux pour t’apprendre Son Histoire et te raconter qui Il est et ce qu’Il a fait pour toi. Je te laisserai découvrir à quel point le Seigneur est le meilleur des Guides, le plus doux des consolateurs, le plus fidèle des amis et le plus attentionné des confidents… Mais je t’apprendrai aussi qu’avec Lui, tu auras toujours le droit à l’erreur, et surtout, le choix de mener ta propre vie comme tu l’entends. Car, avec Lui, quoiqu’il arrive, quoique tu fasses, quoique tu dises et à n’importe quel moment de ta vie, Sa main ne sera jamais loin de toi prête à te relever, te pardonner et t’aimer… toujours. J’essaierai, au mieux, de mettre en pratique ce verset de la Bible qui dit dans Éphésiens : « Puisque vous êtes les enfants bien-aimés de Dieu, suivez l’exemple de votre Père. Que votre vie soit dirigée par l’amour, de même que Christ nous a aimés et a livré lui-même sa vie à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice dont le parfum plaît à Dieu. » Aimer, Alice, c’est le maître mot de la Vie ma chérie. Ta Marraine. »

En écrivant ses mots pour ma filleule, j’ai voulu donner du sens au rôle que mon frère me faisait d’être la marraine de sa fille. Car être marraine, quand le baptême à lieu a l’église, n’est pas seulement faire des cadeaux à longueur de temps et ne signifie pas que l’on est plus importante que les autres personnes aux yeux de l’enfant. Non, être marraine quand on se fait baptiser à l’église, ça signifie accompagner l’enfant à connaître Dieu et Jésus. Bien entendu, aujourd’hui, beaucoup l’ont oublié, personne ne le fait. Des gens sont parrain et marraine alors qu’ils ne croient même pas en Dieu. Est-ce ça, donner du sens à sa vie ? Rien n’est cohérent… Sinon, pourquoi le baptême civil a été mis en place alors ? De plus, bien souvent, ce sont ces mêmes personnes qui ne croient pas en Dieu qui vont tout de même Lui mettre tous les malheurs du monde sur le dos… Comment être en phase avec nous-même si nos actes ne le sont pas ?

Je ne cherche pas à juger les gens, bien au contraire. Je ne cherche pas non plus à évangéliser qui que ce soit. Chacun est libre de ses croyances et je le respecte. Je vous explique simplement pourquoi je cherche à mettre du sens dans ma vie. Je ne veux pas être le petit mouton qui suit bien sagement tout le monde. Je veux agir en sachant pourquoi je fais tel ou tel choix et en comprenant ce que cela implique.

Je viens de vous faire part de l’élément le plus personnel qui soit en ce qui me concerne : Ma foi

Comme je vous l’ai dit plus haut, je suis loin d’être parfaite. Il y a certains sujets sur lesquelles je pêche encore, surtout aux yeux des croyants. Le sujet du mariage par exemple. J’ai été mariée et j’ai divorcée. Aujourd’hui je vis en concubinage. Pour beaucoup, cela ne reflète pas la volonté de Dieu. En quelque sorte, je peux le comprendre. J’en ai conscience et j’en parle avec Dieu très régulièrement dans mes prières. Mais comme je l’ai dit, je suis un être humain, j’ai mes faiblesses et mes défauts. Il y a certaines choses pour lesquelles je n’arrive pas à mettre ma vie en règle parfaitement aux yeux de Dieu. Mais qui sont ces gens pour juger de la relation que j’entretiens avec Dieu pour autant ? Qui est capable de me dire qu’à cause de ça tout ce que je vis est faux ? Qui est capable de me prouver qu’il est parfait dans sa vie en tout point dans ses actes, ses paroles, et ses pensées, depuis toujours, sans jamais faillir ? Je crois que nous aurions bien des surprises à découvrir certaines vérités…Je me suis mariée par volonté et par soumission pour Dieu. Malheureusement, je n’avais pas construit mon couple sur de bonnes bases. Nous étions très jeunes et nous avons commis une erreur, celle de continuer à avancer seul alors que nous étions deux. On s’est perdus… La suite, vous la connaissez. Je ne regrette rien aujourd’hui, je suis plus heureuse que jamais et cette expérience m’a beaucoup appris et m’a énormément rapproché de Dieu. Je crois même que c’est l’expérience qui m’a le plus fait avancer dans ma vie. Elle fait partie intégrante de mon témoignage de foi et de mon parcours de chrétienne. Alors même si aux yeux des puristes qui « croivent sachoir » tout n’est pas parfait dans ma vie, je continue à louer Dieu, à le prier, à l’aimer, et à mettre tout en œuvre dans ma vie pour faire de même avec autrui. Et croyez-moi, Il m’a prouvé plus d’une fois dans ma vie actuelle qu’Il était là, à mes côtés, quoi qu’il arrive.

Only God Can Judge Me

Elo-Espéranza

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LA FAUSSE-COUCHE

C’est le cauchemar de toute femme en désir d’enfant : la fausse-couche. En France, chaque année, on estime à 20 000 le nombre de fausses-couches, soit 15% des grossesses. Chez 1% des femmes, ces fausses-couches se répètent, sans qu’une cause soit toujours retrouvée. Un dysfonctionnement de l’endomètre, la couche superficielle de l’utérus où se niche l’embryon, pourrait alors être parfois en cause. Les fausses-couches précoces (soit moins de 14 semaines d’aménorrhée) du premier trimestre sont si fréquentes qu’une femme sur quatre y sera con­frontée dans sa vie. (Article du Figaro en cliquant ici). Elles se manifestent par des saignements inhabituels, souvent abondants, et des douleurs dans le bas du ventre (appelées douleurs pelviennes) semblables à des douleurs de règles.

Pour cette année 2020, je fais partie des femmes de ces statistiques… 

C’était en Juillet. A 1 semaine de mes vacances, j’apprends une nouvelle que je n’attendais plus. Je suis enceinte. Enfin ! Cette petite croix bleue tant rêvée sur ce foutu bâton en plastique est enfin là, sous mes yeux ! Je n’y crois pas…Je n’y crois pas tant on m’avait annoncé, 7 ans auparavant, qu’il me serait difficile de concevoir un enfant naturellement. Atteinte du syndrome des ovaires dystrophiques (SOPK), 70% des femmes rencontrent des difficultés pour concevoir un enfant. Mais là, ça y est, le miracle s’est produit, c’est donc possible car JE SUIS ENCEINTE ! 

Avec mon ex-mari, nous avions essayé de concevoir un enfant pendant 5 ans, sans succès. Après plusieurs examens, il a été révélé que lui aussi avait des soucis pour concevoir. On avait donc pas beaucoup de chance de notre côté. Nous avions contacté un centre de PMA (Procréation Médicalement Assistée), sous les conseils de mon gynécologue, pour nous aider à réaliser notre rêve. Je me souviens que j’avais été surprise non seulement par le temps d’attente pour avoir un rendez-vous mais aussi par le nombre incroyable de personne dans la salle d’attente le jour J. Il y avait donc tant de gens en difficultés pour avoir un enfant ! Nous sommes donc si nombreux ! Et si jeune pour la plupart ! … Y en avait-il autant avant, à l’époque de nos parents ou de nos grands-parents ? On ne m’enlèvera pas de la tête l’idée que notre génération « mal-bouffe », avec pesticides et alimentation industrielle remplie de perturbateurs endocriniens n’y sont pas pour rien dans tout ça.

A notre divorce, après avoir rencontré Romain, j’ai repris la pilule. Face aux effets secondaires et à la peur que ce processus chimique aggrave mon cas, face, aussi, à notre envie, d’avoir un enfant ensemble, Romain et moi avons décidé que j’arrête ma contraception au bout de 4 mois. 2 mois après cet arrêt, j’étais enceinte.